Affichage des articles dont le libellé est ramadan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ramadan. Afficher tous les articles

3 août 2012

Ramadan : le maire de Gennevilliers fait marche arrière

La mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) a annoncé mardi qu'elle renonçait à obliger ses moniteurs de colonie de vacances à déjeuner, après la polémique qui a suivi la suspension de quatre agents qui suivaient le jeûne du ramadan. Dans un communiqué, elle explique qu'elle renonce à "imposer l'application de l'article incriminé du contrat de travail", sur lequel elle fondait sa décision. La municipalité, qui invoquait la sécurité des enfants, précise qu'elle ajoutera "des moyens pour renforcer la visite régulière de ses centres de vacances".
Abdallah Zekri, chargé de mission au Conseil français du culte musulman (CFCM), avait vu dans la suspension des moniteurs un problème de discrimination, précisant qu'il se réservait le droit de porter plainte. Les animateurs ont été suspendus après la visite le 20 juillet, premier jour du ramadan, d'un responsable des centres de vacances lors d'un séjour sportif à Port-d'Albret, dans les Landes. Ce dernier a estimé que "le défaut d'alimentation et d'hydratation pouvait conduire ces agents à ne plus être en pleine possession des moyens requis pour assurer le bon déroulement et la sécurité des activités du séjour, ainsi que la sécurité physique des enfants dont ils avaient la charge".

"Un acte discriminatoire" (avocat)

Le maire communiste, Jacques Bourgoin, avait souligné que le contrat de travail des animateurs prévoyait qu'ils devaient se restaurer et s'hydrater pendant la journée. Cette mesure a été prise à la suite "d'un accident où deux enfants avaient été blessés il y a deux ans", précisait-il dans un communiqué. Elle est valable uniquement sur les séjours longs, qui demandent dans la durée une attention aux enfants 24 heures sur 24, et ne s'applique sur aucun autre contrat de la ville comme les centres de loisirs ou l'animation sportive.
Les quatre moniteurs ont dû quitter la colonie le lendemain de la visite du responsable des centres, mais sans préjudice financier, selon la municipalité. "C'est un acte discriminatoire, la liberté religieuse fait partie du paysage français, c'est une liberté fondamentale et elle doit être respectée", a réagi Abdallah Zekri sur BFMTV. L'avocat des moniteurs suspendus avait indiqué lundi que ces derniers réfléchissaient à une action devant les prud'hommes, la clause imposée dans leur contrat par la municipalité étant, selon eux, illégale.
Le Front des banlieues indépendant (FBI), qui dénonce "un acte islamophobe", a appelé dans un communiqué à un rassemblement samedi en début d'après-midi devant la mairie de Gennevilliers. Le Front national exhortait au contraire les élus de Gennevilliers à résister aux pressions, estimant qu'il s'agit d'une "sage décision" prise dans l'intérêt des enfants. Il dénonce dans un communiqué des "réactions communautaristes qui font fi des principes de sécurité et de laïcité".

Source :  AFP

19 juil. 2012

Ramadan 2012 : le premier jour de Ramadan c'est vendredi 20 Juillet en France

 

Le  CFCM (conseil français du culte musulman) vient d'annoncer dans un communiqué que le premier jour du mois sacré de Ramadan pour l’an 1433 de l’Hégire correspondra au vendredi 20 juillet 2012.
Que ce mois béni vous apporte la santé, la joie , la foi et la prospérité.   Qu'Allah agrée votre jeûne et renforce votre foi . 


7 juil. 2012

COMMUNIQUE UOIF -selon les données astronomiques, le 1er jour de ce mois sacré RAMADAN sera le 20 juillet 2012.


Faisant suite à leur communiqué commun du 29 Mai 2012, les représentants de l’UOIF et de la Grande Mosquée de Paris se sont réunis ce jour en présence de théologiens et d’imams.
Ils ont étudié la question de la méthodologie de détermination du début du prochain mois lunaire, Ramadhan de l’année hégirienne 1433.
Il a été convenu que, selon les données astronomiques, le 1er jour de ce mois sacré sera de toute probabilité le 20 juillet 2012.
A cette occasion, la réunion traditionnelle de la Nuit du Doute aura lieu le 19 juillet à 19 heures, à la Grande Mosquée de Paris.
La Grande Mosquée de Paris et l’Union des Organisations Islamiques de France ont ouvert une discussion sur leur rapprochement concernant l’unification du calendrier des prières.
Cette volonté commune se traduira par l’organisation d’un colloque scientifique à la rentrée.
D’autre part, il a été proposé, afin de continuer le processus de réforme de la représentation du culte musulman, de mettre en place une commission « Ad hoc » regroupant l’ensemble des composantes de l’Islam de France. L’objectif de cette commission sera de mener une réflexion profonde sur les modalités de mise en place d’une future représentation du culte musulman répondant ainsi à l’attente de la communauté musulmane.


Grande Mosquée de Paris
Dr Dalil Boubakeur
 Union des Organisations Islamiques de France
 Amar LASFAR

8 sept. 2011

Fontenay : une animatrice interdite de Ramadan accuse

Une animatrice de colonie employée par la ville de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) a saisi le Défenseur des droits, affirmant avoir été contrainte de cesser le jeûne du Ramadan pendant un séjour organisé par la municipalité qui réfute toute « discrimination », a-t-on appris mercredi.
« Le dossier a été reçu et se trouve (…) en cours de traitement« , a indiqué à l’AFP un porte-parole du Défenseur des droits, qui inclut notamment la Halde, confirmant partiellement une information du Parisien.
Animatrice en centre de vacances, la plaignante aurait été « forcée de rompre le jeûne » alors qu’elle encadrait des jeunes dans une colonie début août dans le sud de la France, a précisé une porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) qui accompagne la jeune femme dans sa démarche. « Il y aurait eu de la part de la mairie des instructions interdisant la pratique religieuse pendant les colonies quand on est animateur », a ajouté cette porte-parole.
Dans un récent communiqué, le CCIF avait affirmé que les cuisiniers de cette colonie auraient « été chargés de contrôler l’application de cette mesure en espionnant les animateurs » qui auraient étaient menacés de licenciement immédiat s’ils ne se conformaient pas à cette consigne.
A la mairie, place forte du PCF, on rejette toute discrimination. « Toute l’histoire de la ville prouve le contraire. On embauche chaque année plus de 300 animateurs de colonies et je peux vous dire qu’il y a toutes les couleurs possibles et imaginables« , a assuré à l’AFP Jean-Jacques Joucla, directeur de cabinet du maire.
Sans s’exprimer sur ce cas précis, Jean-Jacques Joucla note toutefois qu’il peut y avoir parfois des « contradictions » entre certaines pratiques religieuses et le bon déroulement d’une colonie de vacances.  »Il faut que les colonies se passent dans les meilleures conditions possibles et que les animateurs soient capables de participer à tous les temps de l’enfant, une marche en montagne comme le temps de l’alimentation », a-t-il argumenté.  »La pratique religieuse ne doit pas être prédominante par rapport au bon déroulement du centre de vacances« , estime le directeur de cabinet.

Source : AFP

2 sept. 2011

L’Aïd 2011 met à jour l’incohérence des musulmans

Les musulmans dans la plupart des pays du monde ont connu une fin de Ramadan particulièrement mouvementée et confuse. En effet, les décisions concernant la date de l’Aïd ont été surprenantes à plus d’un titre. Comme je vais l’expliquer dans cette analyse, l’erreur incombe aussi bien à une majorité de fouqahas qu’ à une minorité d’astronomes.
Revenons d’abord aux faits. Dans la moitié nord du monde musulman, la lune s’est couchée (le lundi 29 août) avant le soleil. Il en a été de même dans toute l’Europe, le gros de l’Asie, et du Canada. Dans la partie sud du monde musulman, le reste de l’Asie et l’Australie, ainsi que la partie de l’Afrique au nord de l’équateur et les Etats-Unis, la lune s’est couchée après le soleil, mais avec un délai trop court (moins de 20 minutes) pour permettre une observation, aussi bien à l’œil nu qu’au télescope. C’est seulement dans la partie sud de l’Afrique que le croissant pouvait être vu, et uniquement au télescope. Quant en Amérique du Sud le croissant pouvait être observé soit à l’œil nu, soit au télescope.
Donc, pour résumer, les fouqahas avaient trois choix possibles (logiquement) :
1) se baser sur la présence du croissant dans le ciel dans n’importe quelle région du monde – mais sans possibilité d’observation – le lundi 29 août, et décréter l’Aid pour le mardi 30 août. Dans ce cas, il s’agit de l’adoption d’un critère de calendrier purement astronomique (ce que font la Turquie et la Malaisie, par exemple) ;
2) insister sur une observation locale et accepter que le croissant ne pouvait être vu le lundi 29, donc l’Aïd ne pouvait être fixé que le Mercredi 31 août. C’est ce qu’a conclu Le Sultanat Oman, qui a annoncé une semaine auparavant qu’il n’y aurait aucune campagne d’observations le 29, que le Ramadan durerait 30 jours et que l’Aïd serait célébré donc le 31 ;
3) accepter la possibilité d’une observation au télescope au sud de l’Afrique ou à l’œil nu au sud du continent américain le lundi 29, et décréter l’Aïd pour le Mardi 30. Encore que cette seconde option supposait qu’on n’attende pas la confirmation d’une observation (compte tenu du décalage horaire), et qu’on ne se base que sur la possibilité d’une observation. C’est cette dernière solution qui a été retenue par le Conseil Européen de Fatwa et de Recherche, même s’il n’a pas explicitement reconnu ce dernier point concernant la possibilité éventuelle (uniquement) d’observation.
Seulement voilà, pour nous musulmans, les choses se déroulent rarement selon des choix logiques et cohérents. D’abord, il y a eu un petit nombre de personnes se présentant comme « astronomes » qui ont commencé par « bruiter le signal » en déclarant à la presse ici et là que le croissant pouvait être vu le lundi 29, y compris dans certaines régions du monde musulman. (Les vrais experts sont connus et peuvent être consultés sur cette question, mais malheureusement la presse (où Oumma fait figure de grande exception) éprouve quelques difficultés à y voir clair.)
Nous avons reçu ensuite des communications privées nous informant que la Cour Suprême d’Arabie Saoudite (qui décide de l’acceptation ou non des témoignages d’observation soumis par les uns et les autres, et qui est composée de 9 fouqahas de haut niveau) allait accepter toute « observation » du croissant qui se ferait en un lieu où la lune se coucherait après le soleil, même avec un délai d’1 minute. (Pour rappel, le record mondial d’observation à l’œil nu est de 29 minutes, et celui effectué à l’aide d’instruments optiques de 20 minutes).
Bien sûr, quand on fait fi de la science – et bien que toutes les données aient été communiquées à la Cour Suprême saoudienne et à toutes les instances officielles du monde musulman par voie directe ou par le biais de de presse – on ne peut produire que des décisions désastreuses.
J’étais en direct sur le plateau d’Al-Jazeera lorsque les premiers échos sont arrivés selon lesquels 3 saoudiens avaient « vu » le croissant dans une région au nord de Riyad où la lune s’est couchée 30 secondes ( !) après le soleil. Pendant que la Cour Suprême délibérait, nous autres astronomes avons tout de suite averti tout le monde des implications socio-religio-scientifiques de l’acceptation d’un tel témoignage. Le vice-président de l’association astronomique de Djeddah, s’exprimant en direct de Taif, a affirmé que si un tel témoignage venait à être validé, « il faudrait tout simplement fermer les universités et les observatoires en Arabie Saoudite » (puisque leur science était tout simplement rejetée).
Le témoignage a bel et bien été accepté, et l’Aïd a été décrété le mardi 30 août. Une douzaine de pays se sont ensuite immédiatement alignés sur cette date.
En Libye, où jusqu’à cette année on suivait le principe du calendrier (un peu bizarre mais du moins ordonné), on a d’abord appelé les fidèles à observer le croissant le 29, mais en milieu de soirée un communiqué a été envoyé, déclarant qu’aucun témoignage n’a été avancé… et que cela était conforme aux données astronomiques… puisque le croissant ne pouvait être vu ! L’ Aïd a donc été fixé au 31août.
En Algérie, le pire a été atteint. Le comité chargé de la décision des dates des célébrations religieuses a effectué une annonce en milieu de soirée dans laquelle il mentionne que le croissant « a été vu » dans 2 wilayas (départements) où la lune s’était couchée avant le soleil ( !) et deux autres où le délai était de 6 ou 7 minutes ! Là aussi, l’Etat devrait fermer les universités et les observatoires, puisqu’il ne reconnait pas leur science…
En France enfin, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a annoncé l’Aïd pour le mardi 30 août par un communiqué lapidaire qui n’expliquait en rien le principe adopté. Principe qui aurait pu être logique et acceptable (les options 1 et 3 ci-dessus), surtout s’il avait été expliqué à l’avance ; laissant ainsi de nombreux musulmans dans la confusion.
Mais je note avec la plus grande satisfaction que le CFCM vient d’annoncer que « Les dates du Ramadan et de l’Aïd El Fitr seraient désormais fixées à l’avance » (voir l’article d’Oumma le 1er Septembre), en mettant en place un calendrier islamique produit par un groupe d’experts. Une solution que je n’ai cessée de préconiser (voir mes articles sur Oumma il y a prés de 4 ans : Partie 1 et Partie 2).
C’est aussi la solution adoptée par l’Islamic Society of North America depuis plus de 5 ans maintenant, sur la base d’un remarquable travail de jurisprudence islamique (Fiqh) de la part de son Conseil du Fiqh. Je voudrais signaler à l’occasion le livre important du Dr. Zulfiqar Ali Shah, qui préside ce Conseil du Fiqh de l’ISNA, sur le sujet : The Astronomical Calculations and Ramadan : A Fiqhi Discourse (2009). Sans oublier, la Turquie qui depuis des années a adopté le principe du calendrier. Ce pays n’est confronté à aucune confusion ou chaos à la veille de toute célébration religieuse islamique. Les Turcs régissent leurs vies (religieuses et temporelles, qui ne peuvent qu’être intimement liées) d’une manière moderne.

Source : www.oumma.com

29 août 2011

Fin du ramadan 2011 avec Aid El Fitr

Le ramadan 2011 a débuté le 1er août officiellement cette année et la fin du ramadan 2011 est proche. La fin du ramadan 2011 sera marquée par une grande fête appelée Aid El Fitr qui marque la rupture du jeûne. Au cours de cette fête musulmane, la famille, les amis, les voisins sont conviés à se réunir pour prier et partager un plantureux repas composé de tajine, couscous et pâtisseries orientales à profusion.

La date fixée pour Aid El Fitr 2011 est le 30 août, il vous reste une journée pour préparer votre repas et inviter vos amis. A l’occasion de l’Aid El Fitr, la coutume veut que le musulman porte des vêtements neufs, les enfants reçoivent des cadeaux. Le jour de l’Aid El Fitr, les musulmans ne jeûnent plus et doivent offrir aux plus démunis l’aumône de la rupture du jeûne (Zakat El Fitr).

Bonne fête à tous les musulmans qui ont pratiqués le ramadan 2011.


Source : www.juris-news.com

Le projet islamique d’observation du croissant confirme qu’il sera impossible d’observer le croissant lunaire le lundi 29 août 2011

Le projet islamique d’observation du croissant ( Islamic Crescents Observation Project) qui est une référence reconnue à l’échelle internationale en matière d’observation du croissant lunaire, confirme qu’il sera impossible d’observer le croissant le lundi 29 août 2011 dans tous les pays arabes. Il en sera de même en France et en Europe.

Ces données scientifiques sont également confirmées dans un communiqué par l’Association Sirius d’Astronomie, présidée par le Professeur Jamal Mimouni, Vice-Président également de l’Union Arabe d’Astronomie et des Sciences de l’Espace : "La situation est similaire pour les autres pays arabes pour lequel une observation tant à l’œil nu que télescopique est vaine. Aussi le mois de Ramadhan devrait compter 30 jours et l’Aïd devrait être célébré le Mercredi 31 Août.".

Quant à ceux qui seraient tentés d’observer le croissant lunaire ce lundi 29 août, l’Association Sirius affirme "L’avis de nombre d’astronomes et de fuqaha est qu’il n’est pas sage de le faire vu que le résultat est connu d’avance avec cependant la possibilité bien réelle que certaines personnes prétendront avoir vu le croissant, ce qui ne manquera pas de créer un problème au niveau des instances en charge d’entériner les rapport d’observation.

Aussi suggérons nous vivement au Comité National des Croissants Lunaires d’adopter cette règle, notamment qu’il ne soit pas demandé aux fidèles de tenter d’observer le croissant lorsque le 29 du Ramadhan la Lune se couche avant le Soleil, ce qui est le cas cette année.

Notons que ceci est d’ailleurs une recommandation express du dernier Congrès International organisé aux Emirats en Mai 2010 sur le sujet par l’ICOP et qui a réuni des experts tant en jurisprudence (Fiqh) qu’en astronomie.

Nous enregistrons avec satisfaction que le Sultanat d’Oman, vu cette impossibilité manifeste d’observer un croisant invisible, a pris la décision courageuse et sans précédent semble t-il de décréter d’emblée le 31 Août comme jour de l’Aïd."

Avec toutes ces données scientifiques, on voit mal comment le CFCM pourrait fixer la date de l’Aid El Fitr au mardi 30 août. ( Dieu est le plus savant)

Source : www.oumma.com


26 août 2011

Ramadan et productivité

Par Bader Lejmi -

Le Ramadan est LA pratique religieuse la plus populaire parmi les musulmans en plus d’être un des cinq piliers de l’Islam. C’est donc LA pratique par excellence qui permet de distinguer et d’identifier avec le plus de certitude le ou la musulmane attaché à sa religion sans beaucoup d’efforts. Lorsqu’on s’attaque au Ramadan en prétextant qu’il rend improductif, c’est en réalité, à l’Islam qu’on s’attaque. L’Islam moins le Ramadan n’est rien de moins qu’un fantasme taillé sur mesure par les islamophobes. Si le Ramadan est un pilier de l’Islam, alors la ramadanophobie est un pilier de l’islamophobie ! Nous connaissons tous les dénigrements du Ramadan. Mais il en est un qui est à la fois plus subtil et pernicieux que les autres. Celui prétendant que le Ramadan rend improductif. Et s’il est aussi pernicieux, c’est parce qu’il a été repris par des musulmans contre d’autres musulmans et qu’il est l’excuse qui semble la plus solide pour ne pas jeûner.

Le Ramadan revu et innové par Habib Bourguiba


En 1960, Habib Bourguiba, premier dictateur de la jeûne République Tunisienne, avait bu un verre de jus d’orange à la télévision durant le jeûne du mois de Ramadan. Il avait commandé une fatwa rendant licite de ne pas jeûner pendant le mois de Ramadan. Fatwa que l’imam de la République, Cheikh Tahar Ben Achour, a refusé de cautionner. Bourguiba est allé beaucoup plus loin, il a poussé l’absurdité jusqu’à décréter qu’il s’agissait là d’un Jihad du développement visant à contrer le retard économique. Ce sous-développement viendrait de l’archaïsme de l’islam qu’il faudrait moderniser ! Le mois de jeûne du Ramadan est un coupable tout trouvé. Il nous rendrait faibles, improductifs pendant la journée et nous appauvrirait…

Pour contredire ce raisonnement absurde, nous ne chercherons pas à prouver le contraire, c’està- dire que le Ramadan augmente la productivité. Voilà quelques exemples qui vont tout de même dans ce sens : le fait que l’on préfère travailler pendant le jeûne plutôt que de ne rien faire, que l’on ne prenne ni pause déjeûner, ni pause café, ni pause clope et que l’on ne soit pas assoupi par la lourdeur du déjeûner. Cependant, prouver le contraire est une démarche de justification qui laisse intact le présupposé islamophobe selon lequel le Ramadan doit être productif pour être légitime. Nous tâcherons au contraire de nous en prendre à la racine de l’islamophobie. D’abord il nous faut comprendre la peur spécifique que produit le Ramadan : la ramadanophobie. Ensuite en quoi la ramadanophobie est une merveilleuse illustration de l’islamophobie. Enfin pourquoi la meilleure manière de lutter contre l’islamophobie durant ce mois de Ramadan est encore de vivre intensément ce mois de jeûne, de prières et de savoir.

La ramadanophobie, un des 5 piliers de l’islamophobie

Le terme « ramadanophobie » est un barbarisme. Non, un barbarisme n’est pas un mot inventé par un barbare, bien qu’en l’occurrence il s’agisse d’un Musulman… Dans le dico, barbarisme c’est un néologisme involontaire et s’il est involontaire, c’est parce que j’aurais préféré ne pas l’inventer ! Ce barbarisme ne désigne pas la haine ou la peur envers Tariq Ramadan – encore qu’elle me semble au moins aussi importante en France que la peur du Ramadan. Ce barbarisme désigne la très civilisée phobie du mois de jeûne de Ramadan.

Le Ramadan empêcherait de travailler correctement. La faim, la soif nous en empêcherait. L’idée sous-jacente est que l’humain a des besoins naturels primordiaux, selon bien connue la pyramide de Maslow, qu’il doit impérativement assouvir pour réaliser une activité. Or nous jeûneurs, l’avons tous expérimenté, le Ramadan nous prouve justement que les sensations de faim, de soif sont tout à fait subjectives. Si boire de l’eau est bien un besoin, il y a boire et boire… Ce mois béni nous apprend que la soif ou la faim est en grande partie psychologique et ne correspond que peu à un réel besoin naturel. Sans compter que les festins que nous nommons impudiquement shour et ftour, les journées où nous jeûnons à l’ombre d’un climatiseur ne méritent probablement pas le nom béni de jeûne du Ramadan. Surtout si on les compare avec les conditions dans lesquelles on jeûnait pendant le mois de Ramadan du temps du prophète Mohammed ibn Abdallah, salallahi wa alyhi wa salaam (Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et de ses compagnons, radi Allah anhou (qu’Allah les agrée). Ainsi, le jeûne nous permet de nous rendre compte que ces désirs de faim, de soif etc. sont un conditionnement social, culturel et moral. La société moderne de consommation s’acharne à transformer en besoin tout désir pouvant être comblé par une offre commerciale. Le désir de se rapprocher de Dieu qui n’a encore que peu de débouchés commerciaux en France est ainsi mal vu. Derrière la peur du Ramadan, se tapit une soumission totale à ce conditionnement.

L’autre grande peur des ramadanophobes est que s’il est possible de travailler et de jeûner, alors c’est que les pauses déjeûner, café et bien d’autres ne sont pas nécessaires et pourraient nous être retirées ! Les collègues de travail, les camarades de cours, qui s’inquiètent de votre santé durant le Ramadan me font penser à ceux qui s’inquiètent pour vous lorsque vous allez travailler alors que vous êtes enrhumé. Ce qu’ils se disent sans oser vous l’avouer c’est que si vous allez travailler bien que malade, eux aussi devraient le faire, il devient alors impératif de vous encourager à prendre un congé maladie pour le moindre petit rhume et ça dans l’espoir de conserver leur droit effectif à prendre un congé maladie sans se faire mal voir de sa hiérarchie ! L’implicite de cette réflexion c’est que nous n’aurions des droits que parce qu’ils nous rendraient plus productifs. Cette ramadanophobie se base sur une certaine forme de lâcheté, au lieu de se battre pour ses droits, on préfère rogner ceux de ses voisins pour préserver les siens !

La productivité contre le Ramadan, une preuve de l’islamophobie


Contrairement à nous qui vivons dans des pays d’opulence, la plus grande partie de l’humanité fournissant la majorité du travail dans le monde éprouve tous les jours la faim et la soif. Pourtant on considère cette majorité comme moins productive que la minorité de citoyens des pays occidentaux, alors que non seulement elle travaille plus en durée, mais elle produit aussi plus ! Alors… comment est-ce possible ? En ces temps de crise, un peu d’analyse économique et politique ne nous fera pas de mal…

La productivité ce n’est pas la quantité de travail produite. Ce n’est même pas la quantité de travail produite pendant un laps de temps donné. La productivité du travail c’est la somme de la valeur ajoutée du travail produit sur le temps passé à le produire. La distinction est très importante entre quantité et valeur. 1 kg de pommes ne valent pas 1 kg de fraises. Votre productivité dépend donc de la valeur de ce que vous produisez.

La productivité est si importante dans nos sociétés qu’elle permet de justifier à peu près tout et n’importe quoi. Forte, elle justifie d’une augmentation de salaire à une promotion. Faible, elle justifie d’un licenciement jusqu’à l’abandon pur et simple du Ramadan, pilier de l’Islam ! Cette importance tient au fait que notre valeur pour le Système se résume le plus souvent à la valeur de ce que nous lui apportons. Mais il est des gens pour qui ce qu’ils sont détermine la valeur de ce qu’ils font. Il leur suffit d’être « quelqu’un » pour que faire « quelque chose » ait de la valeur. Ils choisissent de faire ce qui est le plus valorisé, et valorisent ce qu’ils choisissent de faire par leur seule présence *(1). Nous valons ce que nous faisons tandis qu’eux valorisent ce qu’ils font ! N’est-ce pas la preuve que c’est avant tout le statut social qui détermine la valeur de ce que l’on fait et donc notre productivité ? Si vous n’êtes pas convaincu, disons le autrement : le fait que nous soyons réduits à dépendre de notre productivité est la preuve de notre oppression.

« Quand on aperçoit dans son immédiateté le contexte colonial, il est patent que ce qui morcelle le monde c’est d’abord le fait d’appartenir ou non à telle espèce, à telle race. Aux colonie s, l’infrastructure économique est également une superstructure. La cause est conséquence : on est riche parce que blanc, on est blanc parce que riche. C’est pourquoi les analyses marxistes doivent être toujours légèrement distendues chaque fois qu’on aborde le problème colonial » – Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1961

C’est pourquoi lorsqu’ils disent qu’un musulman pratiquant le Ramadan est moins productif, ils n’ont pas tout à fait tort. Si nous sommes moins productifs, ce n’est pas de la faute du Ramadan mais du statut de l’Islam : sa valeur pour le Système. Or les pays, peuples et communautés d’Islam sont colonisés, postcolonisés ou néocolonisés. C’est ce statut de Colonisé qui fait que la valeur de ce que les musulmans produisent est considérée inférieure et non pas le fait de suivre sa religion en pratiquant le Ramadan.

Qu’est-ce que tu me racontes là ? L’Islam n’est pas colonisé, il n’y a pas de colons en Islam ! Si l’Islam n’est pas une colonie de peuplement, les musulmans sont dominés par l’Occident. Nous le sommes économiquement, mais aussi religieusement, culturellement et politiquement. Pire que dominés, nous sommes aliénés, c’est-à-dire que nous considérons que ce qui vient d’Occident a nécessairement plus de valeur. Et même quand nous rejetons l’aliénation, que nous nous affirmons, nous restons tout de même dépendants. Par exemple le prix de ce que nous leur achetons et de ce que nous leur vendons est fixé par les marchés occidentaux. Un lieu aussi emblématique que Mekka en est une belle illustration. Les avions que nous utilisons pour aller au Hajj, la technologie et l’infrastructure derrière le Hajj ce n’est pas nous qui les produisons, nous l’importons de chez les non-musulmans. Nous sommes dépendants de l’Occident au coeur même de cet autre pilier de l’Islam qu’est le Hajj. Et puis, nous ne sommes pas souverains, c’est-à-dire que nous ne sommes pas maître de notre destin*(2), nous devons obéir aux directives venues d’Occident, autrement connu sous le nom de « communauté internationale » ou de « valeurs universelles ». Et nous devons sans cesse nous justifier de tout ce que nous pensons ou faisons en tant que Musulmans ou au nom de l’Islam. Sinon on nous réprime au nom de la laïcité ou du sécularisme pour toutes les fois où nous osons exister dans la sphère publique, politique, en tant que Musulmans et Musulmanes. Ce sont ces domination, aliénation, dépendance, contrôle et répression qui font que l’on peut dire que les nations, peuples, communautés et civilisations d’Islam sont colonisées.

C’est d’ailleurs islamophobe que de juger le Ramadan en fonction de la productivité. Conditionner la liberté de culte à quoi que ce soit, ici le travail, est typique de l’islamophobie. Les pratiques des autres religions occidentales, les religions judéochrétiennes*(3), ne subissent pas ce contrôle et cette répression. Noël, une fête où l’on offre des cadeaux souvent inutiles à des enfants qui n’en feront rien de productif n’est-elle pas complètement improductive ? Enfin, de qui la productivité sert-elle les intérêts si ce n’est des patrons ? Et ces patrons, s’ils sont musulmans décomplexés, ne mettraient-ils pas le respect du Ramadan avant la productivité ? Et, puisque la productivité est utilisée contre le Ramadan cela prouve donc que soit que les Musulmans ne sont pas leurs propres patrons – et donc pas souverains – ou soit que les patrons Musulmans sont aliénés… La subordination du Ramadan à la productivité est donc un bel exemple de notre statut de colonisé en tant que Musulmans, y compris en France hexagonale.

Vivre le Ramadan, Vaincre l’islamophobie


La productivité est, on l’a vu, une notion tout sauf neutre. Conditionner le Ramadan à la productivité fait du Musulman un serviteur du Système. Or n’est-ce pas absurde puisque Musulman signifie précisément soumis à Allah sans association aucune ! Or nous voilà soumis à un autre que Lui, ce qui est fort ennuyeux… Dans ce genre de situation d’oppression, la sunnah du prophète (saws) nous indique que « celui qui d’entre vous aperçoit une chose répréhensible qu’il la redresse de la main; s’il ne peut pas, de sa langue; s’il ne peut pas, de son coeur; cette dernière attitude constituant le degré le plus faible de la foi »*(4). Pour défendre le Ramadan, nous avons donc trois outils : le coeur, la langue et la main. Si vous avez commencé la lecture cet article c’est que la foi et la lumière contenues dans votre coeur suffisent à emporter votre conviction subhanAllah. Après avoir lu les deux premières parties et d’après l’expérience qui est celui du jeûneur dans l’un des leaders mondiaux de l’islamophobie : la France*(5), du côté de la langue vous devez être costaud. Il ne reste donc plus que la main, c’est-à-dire l’action. Pour ça, je vous propose tout simplement d’être productif.

Quoi comment ça ? Tu nous a bassinés depuis le début de cet article pour dire combien la productivité c’était islamophobe, tu te contredis tout le temps ! Doucement, il y a productivité et productivité. Ce que je vous propose c’est d’être un Musulman productif, c’est à dire d’être productif dans votre soumission exclusive à Allah. Et comme on l’a vu être productif c’est une question de valeur au regard du Système. Quand on se soumet à Allah, le système, le dîn, c’est l’Islam. Pour accroître votre productivité durant le Ramadan, ce mois de jeûne, de prière,de générosité, de pardon et du Coran il suffit donc de suivre les préceptes de l’Islam selon nos savants.

Profitons en pour méditer sur les raisons d’être de l’islamophobie sans réduire notre identité de Musulman à cette lutte contre l’islamophobie. La plus grande des luttes étant celle contre l’ego (Jihad An-nafs). Avec un coeur raffermi par la foi, une langue bien pendue et deux mains promptes à se prosterner, je pense que nous finirons un Ramadan des plus productifs inchaAllah.

—–

*(1) Comme quand les bobos envahissent nos quartiers et que les prix de l’immobilier flambent. Des boutiques « super sympas » aux prix exorbitants s’installent. Nous sommes alors forcés de plier bagages alors qu’eux, au contraire, sont attirés par la hausse du prix de l’immobilier et le nombre croissant de boutiques « super sympas ». Le quartier prenant de la valeur, il attire des gens de valeur qui à leur tour feront croître sa valeur ! Ce qui est valable pour le prix au m² dans l’immobilier est aussi vrai pour la productivité du travail.
*(2) « L’humain a par devant lui et derrière lui des Anges qui se relaient et qui veillent sur lui par ordre d’Allah. En vérité, Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les ceux qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes. Et lorsqu’Allah veut infliger un mal à un peuple, nul ne peut le repousser: ils n’ont en dehors de Lui aucun protecteur. » Essai de traduction du verset 11 de la sourate 3 du Coran
*(3) Christianisme Romain et Réformé ainsi que le Judaïsme Sioniste
*(4) Rapporté par Abû Sa’id al Kudri, rahi Allah anhou
*(5) Je mets Israël, l’Etat sioniste, en deuxième position sur cette liste. Faut dire, le hijab est autorisé à l’école. Mis à part ça, c’est tout de même un régime sacrément détestable.

Source : http://www.al-har.fr/blog/2011/08/21/ramadan-et-productivite/

La nuit du Destin 2011 ( Laylatoul-Qadr )

La nuit entre
le vendredi 26 aout 2011
et le samedi 27 aout 2011


Au Nom d’Allah, Clément et Miséricordieux, et que la prière de Dieu soit sur la meilleure de ses créatures, notre Maître Mouhammad SAW.

Littéralement « Nuit de La Puissance » ou du « Destin », c’est une nuit durant laquelle le Coran est descendu dans sa totalité de la table gardée au ciel du monde puis dans l ’âme du Prophète. Le Coran, à l’instar des autres livres, fut révélé pendant le mois de Ramadhan, pour la première fois, une nuit de l’an 610 de l’ère chrétienne. Cette période est considérée comme particulièrement sacrée car c’est là que l’Archange Gabriel ( Gibril ) que la Paix d’Allah soit sur Lui, s’est adressé pour la première fois au Prophète Mouhammad.

Vingt- cinquième dans l’ordre chronologique, la sourate 97 est composée de cinq versets, d’inspiration mecquoise. Elle décrit cette nuit valant « plus de mille mois...La paix accompagne cette nuit jusqu’à l’aurore. » L’on rapporte que Aïcha, qu’Allah l’agrée, expliquait que « Laylatoul Qadr » était l’âme du Prophète.

La nuit de Al-Qadr est la plus sainte nuit de l’année selon les paroles de Dieu Tout Puissant :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
1. Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr.
2. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ?
3. La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.
4. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur
pour tout ordre.
5. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. »

Sens des versets de la Sourate Al-Qadr (97)

C’est-à-dire, la prière, la récitation du Coran et le dhikr ( souvenir d’Allah) exécutés dans cette nuit sont meilleurs que ceux exécutés dans mille mois dépourvus de la nuit de Al-Qadr.

Il est préférable de chercher la nuit de Al-Qadr dans les dix derniers jours impairs de Ramadhan car le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix de Dieu) s’appliquait à adorer Dieu dans les dix derniers jours impairs de Ramadhan pour quérir cette nuit. Il priait la nuit et réveillait sa famille -pour prier avec lui- et s’abstenait de tout rapport sexuel.

Quant à la fixation exacte de sa date, les Oulamas ( savants, théologiens en islam ) ont des opinions divergentes :

Certains pensent que c’est la nuit du 21, d’autres que c’est la nuit du vingt-trois et d’autres encore que c’est la nuit du vingt-cinq Ramadhan.

Quelques-uns sont allés jusqu’à considérer que c’est celle du vingt-neuf, et d’autres ont dit qu’elle change de date dans les nuits impaires pendant les dix derniers jours. Mais la plupart d’entre eux jugent que c’est la nuit de vingt-sept ( elle débute donc le soir de la 26ème journée de jeûne).

En effet, Ahmad, qu’Allah l’agrée, a rapporté selon une authentique chaîne de transmission d’après Ibn ’Omar (que Dieu les agrée) : que le Messager de Dieu SAW a dit : « celui qui veut la chercher, qu’il l’attende dans la nuit du vingt-sept ».

Muslim, Ahmad et Abu Dâwûd ont aussi rapporté un hadith authentifié par Tirmidhy d’après ’Ubay bin Ka’b qui a dit : « je jure par Dieu qu’il n’existe pas d’autre dieu que Lui, qu’elle est à Ramadhan, et que je jure par Dieu encore, je connais quelle nuit est-elle, c’est la nuit où le Prophète (sur lui la bénédiction et la paix de Dieu) nous a ordonné de prier, c’est la nuit du vingt - sept, son signe est le soleil qui apparaît le matin blanc, sans rayons. »

Que faire, que dire lors de cette nuit ?

Nous devons prier et invoquer Allah. En effet, Bukhari et Mouslim ont rapporté d’après Abu Hourayra que le prophète (à lui la bénédiction et la paix de Dieu) a dit :

« celui qui prie toute la nuit de Al-Qadr par foi et piété, Dieu pardonnera ses péchés précédents »

Ahmad et Ibn Majah ont rapporté un hadith authentifié par Tirmidhi d’après ’Aïcha (que Dieu l’agrée) : « j’ai dit : ô Messager de Dieu, si je connais quelle nuit sera la nuit de Al-Qadr que dois-je dire ? » Il a dit : « dis : ô Dieu, Tu pardonnes et Tu aimes le pardon alors pardonnes- moi ». (Allahouma Innaka ’Afoun Touhibboul ’Afwa Fa’fou’anni)

Et Seul Allah est Le plus Savant !

Source : « Fiqh As-Sunna » de Sayed Sabiq

« Le dictionnaire encyclopédique de l’Islam » de Cyril Glassé, Bordas 1991

Responsable associatif, animateur d’un groupe de dialogue islamo - chrétien, concepteur et coordinateur de divers projets sociaux, sportifs, économiques, culturels et cultuels.
Source : http://oumma.com/article.php3?id_article=149

Communiqué du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche : annonce du début du mois de Chawal 1432 : Date de l'AID 2011


Louange à Dieu, Maître de l’univers. Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur celui que Dieu a envoyé comme miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui ont emprunté fidèlement sa voie jusqu’au Jour du Jugement dernier…

Le secrétariat général du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche profite de ces jours bénis afin d’inviter l’ensemble des musulmans à se tenir fermement liés à Dieu en un rang unique, tous rassemblés et à méditer la parole divine :

« Attachez-vous tous fermement au pacte de Dieu et ne vous divisez pas. Rappelez-vous les bienfaits que Dieu vous a accordés lorsque, d’ennemis que vous étiez, Il a rétabli l’union entre vos cœurs et a fait de vous des frères, par un effet de Sa grâce ; de même que vous étiez sur le bord d’un abîme de Feu et Il vous en a sauvés » [sourate 3 v.103].

En espérant que l’avènement de la fête de rupture du jeûne soit l’occasion pour les musulmans de revenir sur leurs manquements en s’unifiant et en abandonnant les causes de leur désunion. Et ce, afin que Dieu améliore leur sort vers ce qui Le satisfait. Dieu Le Très-Haut ne dit-Il pas dans la sourate [le tonnerre verset 11] :

« Dieu ne change rien en un peuple jusqu’à ce que ce peuple se charge lui- même de changer ».

Le secrétariat souhaite également confirmer la décision adoptée par le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche lors de sa dix-neuvième session à propos de la détermination du début des mois de Ramadan et de Chawwal, stipulant ce qui suit :

I. Les données astronomiques extrêmement précises confirment que la naissance de la nouvelle lune du mois de Chawwal 1432h/2011 aura lieu, lundi 29/08 à 03h04min GMT correspondant à 06h04min heure locale à la Mecque.

II. Les données astronomiques concernant la possibilité d’observer visuellement la lune selon les règles établies et adoptées par le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche, dans sa dix-neuvième session ordinaire à Istanbul du 8 au 12 Rajab 1430h correspondant à la période allant du 30 juin au 3 juillet 2009, prouvent que l’observation visuelle sera possible à l’œil nu dans le sud de l’Amérique latine. De même cette observation sera effective par l’utilisation de télescopes au Nord de l’Amérique latine. En revanche la vision du croissant s’avère difficile dans deux régions : au sud de l’Amérique du Nord et au sud de l’Afrique du Sud.

III. Dans la ville de Santiago, par exemple, le soleil se couchera à 18h22 alors que la lune disparaîtra à 19h18, 56 minutes après le coucher du soleil. La position de la lune sera alors à plus de 10° au-dessus de l’horizon.

Le jour de l’observation visuelle, la lune disparaîtra après le coucher du soleil, elle demeurera 3 minutes à la Mecque, 2 minutes à Médine, une seule minute à Riyad, 9 minutes à Khartoum, 2 minutes à Marrakech, 18 minutes au Lagos, 13 minutes à Nouakchott, 5 minutes à Kualalampour, 15 minutes à Dakar, 8 minutes à Jakarta, 2 minutes à Washington, 3 minutes à Assouan, 2 minutes à Kharja, une seule minute à Cana. La nouvelle lune se sera ainsi fixée de façon effective. Et de la même façon dans nombre de villes correspondantes.

IV. Suite à ces informations et comme l’a confirmé le Conseil International de la Jurisprudence lors de son 3ème congrès en 1986 dans sa 18ème résolution : La différence des lieux d’apparition n’est pas à prendre en compte car le hadith annonce d’une façon générale :

« Jeûnez à la vision et rompez le jeûne à sa vision. »

Ainsi le commencement du mois de Chawwal 1432h équivalent au jour sacré de l’Aïd de rupture du jeûne sera par la permission de Dieu exalté soit-Il, mardi 30 août 2011.

Le Conseil tient à rappeler aux musulmans la nécessité de se montrer unis et d’unifier nos paroles car nous sommes tous liés par le [verset 46 de la sourate Le butin] :

« Obéissez à Dieu et à son Prophète ; ne vous querellez pas sinon vous fléchiriez et votre chance de succès s’éloignerait. Soyez patients. Dieu est avec ceux qui sont patients."

Que Dieu agrée nos bonnes œuvres et louange à Lui, Seigneur des mondes.

Le Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche

Le secrétariat général-Dublin

22 Ramadan 1432h / 22 août 2011

25 août 2011

Les fidèles de la mosquée Abou Bakr ont rompu le jeûne dans la convivialité

Quarante personnes étaient présentes mardi soir pour rompre le jeûne du ramadan à l'invitation des fidèles de la mosquée Abou Bakr, dans les locaux d'Hommelet sport cultures (HSC). Des fidèles d'autres mosquées de Roubaix, des membres de l'association Roubaix Espérance et des représentants de la ville étaient également présents lors de ce moment d'ouverture et de partage.

PAR QUENTIN LAURENT

roubaix@lavoixdunord.fr PHOTOS « LA VOIX »

20h58. Le soleil vient de se coucher sur Roubaix. C'est l'heure du « ftour », la rupture du jeûne, pour les musulmans pratiquant le ramadan. « On mange quelque chose de pas trop lourd comme des dattes et on boit un peu de lait car après on a la prière », glisse Nordine Khabzaoui, vice-président de la mosquée Abou Bakr du quartier du Pile. Dans la petite salle d'HSC, le muezzin chante pour appeler les fidèles à la prière. Les hommes se déchaussent et prennent place sur les tapis installés entre les tables. L'imam dirige la prière. « En un mois de ramadan, nous devons avoir récité le Coran dans son intégralité, explique Nordine Khabzaoui. Il est divisé en 60 parties, nous récitons donc deux parties par jour. » Après la prière, il est temps de passer à table pour tous les convives. En entrée, chorba et pain. Cette soupe typique peut voir sa recette et ses ingrédients varier selon les origines du cuisinier ou de la cuisinière . « Il existe une centaine de recettes différentes du nord au sud de l'Algérie », affirme le vice-président de la mosquée Abou Bakr.

On passe ensuite au mets principal. Des plats de tajines d'agneau aux abricots et de poulet au citron et olives vertes sont posés sur les tables. Il n'y a pas de menu à respecter pour les repas de rupture de jeûne. « Certains accompagnent la chorba de plats locaux traditionnels, voire du terroir », indique Nordine Khabzaoui.

Le « ftour » est un moment très important pour les musulmans pratiquant le ramadan. « C'est une manière de célébrer la journée de jeûne que l'on vient de passer », précise Mohammed Wahbi, vice-président de la mosquée Arrahma, du quartier des Trois Ponts. « Traditionnellement, on le partage en famille ou avec des amis », ajoute Ibrahim Alci, de l'association cultuelle et culturelle des Turcs du Nord.

Ce soir, la rupture du jeûne est un peu spéciale. Cela fait maintenant quatre ans que la mosquée Abou Bakr organise une soirée telle que celle-ci. « Nous voulons partager un bon repas dans un esprit qui est celui du ramadan, caractérisé par l'échange, la fraternité et la solidarité.

», témoigne Nordine Khabzaoui. Pierre Dubois, premier adjoint au maire confirme : « C'est un moment de convivialité et de partage. » En début de semaine prochaine (le jour précis reste à fixer), les musulmans célébreront la fête de l'Aïd El-Fitr, marquant la fin du ramadan. •


Source : www.lavoixdunord.fr

19 août 2011

Le ramadan n'était qu'un prétexte

Les deux frères d'un adolescent de 17 ans l'avaient passé à tabac lundi, soi-disant pour avoir brisé le jeûne.

L'adolescent de 17 ans séquestré et violenté par ses deux grands frères lundi, à Miramas, dans les Bouches-du Rhône, n'a apparemment pas subi ce sort pour avoir rompu le jeûne du ramadan, contrairement à ce qu'il avait déclaré lors de l'intervention de la police.

Les enquêteurs ont indiqué mercredi qu'il s'agissait plus probablement des conséquences d'une affaire de braquage. Le passage à tabac serait une sanction pour le récent comportement de l'adolescent, une longue série d'écarts de conduite sur fond de drogue et de mauvaises fréquentations, inacceptables aux yeux des deux grands frères.

L'un des grands frères suspecté d'un braquage

Selon les informations d'Europe 1, l'un des deux frères ne serait lui-même pas exempt de tout reproche. Il serait accusé d'avoir cambriolé une bijouterie à Istres, une commune voisine, le jour de l'agression de son frère. Des dizaines de montres avaient alors été volées, puis retrouvées dans la voiture du suspect.

Ce jeune homme a depuis été mis en examen dans ce dossier, puis écroué en compagnie d'un complice présumé.


Source : www.europe1.fr

11 août 2011

Iftar solidaire : le Secours Islamique France cuisine sur un parking de Saint-Denis

Le Ramadan est avant tout un mois de solidarité. Un principe appliqué par le Secours Islamique France (SIF) depuis plusieurs années. Pour le mois sacré, il met en place un programme « spécial Ramadan », avec pour vocation de lutter contre l’exclusion des plus démunis.

Ainsi, deux restaurants solidaires se mettent en place, un à Saint-Denis (93), l’autre à Massy (91). A cela, il faut ajouter les repas d’iftar dans les foyers de travailleurs immigrés et les colis Ramadan, distribués dans les prisons françaises.

Au menu : dattes et convivialité

« Le bouche à oreille fonctionne bien, nous avons de plus en plus de bénéficiaires tous les soirs », explique Djilali Benaboura, responsable des missions sociales France au SIF. Jusqu’à 320 personnes, en une soirée, ont déjà participé au repas de rupture du jeûne offert par le SIF. Un chiffre au-dessus des prévisions de l’ONG, que le responsable explique peut-être par « une plus grande précarité ».

Ce repas est aussi l’occasion d’un moment convivial. Une jeune mère vient ici avec ses deux enfants pour « voir ses amies » et « partager un bon moment ». Et en prime, « c’est bon ! », s’enthousiasment certains bénéficiaires.

Chorba, salade, poulet avec du riz ou des légumes, fruits, gâteaux et dattes... Ici, la cuisine est assurée par le duo Amina et Malika. Ces « mamans » généreuses sont sur place dès 10 heures du matin pour cuisiner le repas du soir. Malika est une cuisinière professionnelle et elle aime mettre ses compétences aux services d’une bonne cause. « Les plats sont bons, car elle rajoute un ingrédient spécial : la barakah)i, plaisante une bénévole, i[quand c’est fait avec le cœur, la nourriture a toujours meilleur goût. »

Les bénévoles du SIF distribuent les repas.
Les bénévoles du SIF distribuent les repas.

Une logistique importante

Et pour distribuer ces plats, une trentaine de bénévoles se relaient, tous les soirs. Certains se sont inscrits au SIF spécialement pour le programme Ramadan. « Je suis disponible pendant les vacances scolaires, explique une bénévole, alors le SIF m’a appelée pour le Ramadan. » « Les conditions de vie des bénéficiaires sont difficiles, cela nous rappelle la chance que l’on a », continue cet autre bénévole.

La bonne humeur règne dans le restaurant du SIF, même s’il n’a pas échappé à quelques remous. « Au début, certains bénéficiaires musulmans ne comprenaient pas pourquoi ils devaient faire la queue avec des non-musulmans, commente Farid, l’agent de sécurité du restaurant, mais on leur explique que le lieu est ouvert à tous sans distinction. Après tout, le Secours catholique offre bien des repas aux musulmans ! »

Pendant plus d’une heure, ce lundi 7 août, de 21 heures à 22 heures, plus de 250 personnes se seront restaurées sous la tente du SIF. Certains comptent déjà parmi les habitués et c’est avec un petit sourire, café à la main, qu’ils disent au revoir à Farid et à demain !

Source : www.saphirnews.com

10 août 2011

Le ramadan en travaillant

Le jeûne du mois de ramadan constitue le quatrième des cinq piliers de l'islam. Cette année, le ramadan a débuté le 1er août et se clôturera le 29 du mois. « On ne mange pas, on ne doit pas boire du lever au coucher du soleil », rappelle Amadou, ouvrier sur le chantier du palais des sports. « Si c'est dur ? Oui et non. C'est une habitude et puis cette année, il ne fait pas très chaud… C'est moins dur. »
Certes mais si l'envie ou le besoin de boire un verre d'eau ou de manger une datte se fait trop pressante ? Voire vital. « Si j'ai vraiment soif ou faim, je bois, je mange un peu pour tenir le coup. Et puis, ici, nous sommes plusieurs à faire ramadan. On se soutient. C'est plus facile. »

Bien avec soi, bien avec Dieu
Autre fidèle, Yazid, chauffeur de taxi originaire de Petit-Couronne. « J'organise ma journée en fonction de la rupture du jeûne. Je me lève à 4 h 15, je mange beaucoup et je bois un litre d'eau même si je dois me forcer. Ensuite je travaille. »
Le trentenaire n'en oublie pas pour autant la dimension spirituelle du ramadan. « C'est une période de réflexion. On est plus attentif, plus scrupuleux. Etre bien avec soi, c'est être bien avec Dieu. On se retrouve, on est plus proche de soi. »
Quelle différence entre le début et la fin du ramadan ? « Je me sens encore plus musulman au fur et à mesure que le temps avance. Normalement, il ne doit pas y avoir d'entorse au jeûne. sauf si tu mets ta vie en danger, naturellement. Les femmes enceintes, les malades ne sont pas contraints d'observer rigoureusement le ramadan. »
Quant aux plaisirs charnels, Yazid est clair. « Pas de rapports entre l'aube et le crépuscule. » Au plaisir des sens, Yazid préfère avancer et réfléchir au sens du plaisi

Source : www.paris-normandie.fr

Les musulmans du Dunkerquois entament le ramadan « sur la même longueur d'ondes »

Officiellement, depuis deux ans, les représentants des mosquées de l'agglomération se réunissent sous la bannière du conseil de l'Islam, qui interroge le Conseil français du culte musulman, pour harmoniser localement la pratique du jeûne

Le ramadan a officiellement débuté le 1er août dans toutes les mosquées de l'agglomération dunkerquoise. Que les différentes communautés du secteur soient d'accord sur les dates de début et de fin du mois de partage, ce n'est certes pas la première fois que cela arrive.

Mais ce qui novateur, c'est qu'elles se regroupent pour cela sous l'égide du conseil de l'Islam, l'entité locale représentant les mosquées du Dunkerquois et présidée par Karim Sahraoui, pour en fixer les modalités.
« Cela s'est déjà fait l'année dernière », confirme le vice-président du conseil de l'Islam, Sahin Altinisik avant d'appuyer sur la nécessité de dialogue entre les différentes communautés qui structurent le culte musulman à Dunkerque : « A la base, il n'existe pas de calendrier différent pour le ramadan. Seulement, si chacune des communautés se rattache à son pays d'origine, cela fait des histoires... Il est en effet dit qu'il faut voir le croissant de lune pour commencer le ramadan. En fonction de leur pays d'origine, certains le voient, d'autres pas... Mais nous, on est en France, et pour éviter la polémique, nous avons décidé d'interroger une instance reconnue, le CFCM (Conseil français du culte musulman), pour nous mettre d'accord. » Pour le reste, les dirigeants de chaque mosquée s'organisent comme ils le souhaitent et fixent par exemple à leur convenance les jours lors desquels sont organisés les repas collectifs, donnés pour rompre le jeûne et favoriser le partage et les échanges entre fidèles.

Des dons pour la Corne de l'Afrique
Du conseil de l'Islam est également partie l'initiative d'organiser une collecte de dons à destination de la Somalie, de l'Éthiopie et du Kenya, ces pays de la Corne de l'Afrique frappés par la famine. « Le mois de ramadan, c'est le mois de partage... On ne peut pas rester peinards chez soi alors que nos frères et des enfants meurent de faim... Dans chaque mosquée, les imams ont lancé un appel à la solidarité. Ce ne sera peut-être pas grand chose au regard de la gravité de la situation, mais nous aurons fait en fonction de nos moyens », poursuit Sahin Altinisik.
Le ramadan prendra fin le 29 août, avec la fête de l'Aïd al Fitr.
En attendant, sur la question du ramadan, « tous les musulmans sont sur la même longueur d'onde, de Grande-Synthe à Dunkerque », se félicite le vice-président du conseil de l'Islam.

Source : www.lepharedunkerquois.fr

Ramadhan selon Malek Bennabi

Le mois du Ramadhan est un battement du temps, sa systole ou sa diastole' comme l'on voudra, mais le battement qui marque dans l'année le rappel cyclique du sacré.

La vie est sacrée. Elle doit l'être constamment pour donner un sens à l'épopée de l'homme sur la terre, pour tendre son âme comme une voile où soufflent les vents qui font les grandes tempêtes de l'histoire.

Dès que la vie perd ce caractère, les vents cessent de souffler, la voile se distend sur une mer paresseuse où rien de grand ne peut plus advenir.

Il faut relancer les vents, il faut de nouveau tendre la voile distendue. De même la Djahilia païenne avait à sa manière le sens du sacré qu'elle rappelait chaque année en observant les trois mois de la «non-profanation»: les mois qui commençaient par celui que l'Islam allait consacrer au jeûne sous le nom de Ramadban.

La civilisation actuelle tend sciemment, systématiquement, à désacraliser la vie, à semer la profanation dans le monde sous prétexte de libération, de désaliénation des esprits. Nous savons le prix que payent les pays les plus civilisés pour cette désacra­lisation. La technologie actuelle chante à la gloire de la déesse Matière le chant barbare qui désacralise le monde en prétendant en donner une interprétation objective.

En sorte que Ramadhan, en cette fin du XXème siècle est d'abord comme une invitation discrète de huit cent millions de musulmans au reste de l'humanité à remonter la pente sur laquelle elle s'est engagée avec la technologie, à se reprendre, à s'arracher à cette fureur de profanation qui met en danger même l'environnement biophysique dans lequel s'est produit le germe de vie.

Et par cela, l'invitation devient un rappel indirect du sacré sur toute la terre, un moment de régénération de la conscience originelle de l'humanité avant qu'elle n'ait été souillée par toutes les philosophies nihilistes.

Mais avant tout, le Ramadhan c'est le mois de régénération du Musulman lui-même, de sa régénération au double sens du mot.

Physiquement d'abord parce qu'il recueillera l'effet bénéfique de cette double révolution de son système glandulaire, le premier jour du jeun et le premier jour de l'Aïd- Mais sur ce point laissons la parole aux médecins.

Enfin, moralement parce qu'il revivra dans l'abstinence des et le recueillement des mosquées, le moment grandiose de Ghar Hira, à l'instant où avait jailli le premier verset du Coran.

Que sais-je sde l'Islam /numéro 5 octobre 1971

Source : www.assala-dz.net

3 août 2011

Ramadan en France: 10% de jeûneurs en plus

La France fait-elle face à un «regain de religiosité» de sa population musulmane?

A l’heure où cette dernière vient d’entamer, à travers le monde, le mois sacré du ramadan, une enquête de l’Institut français d’opinion publique (Ifop, PDF) rapporte que la pratique de l’islam est en nette progression en France, notamment chez les jeunes.

Dans cette étude, commandée par le quotidien français catholique La Croix et publiée le 1er août 2011, on observe que cette année, 71% de la population musulmane suit avec rigueur le mois de jeûne. Comparativement, ils étaient 60% en 1989.

Par ailleurs, la fréquentation hebdomadaire des mosquées a sensiblement augmenté. 25% des musulmans déclarent se rendre à la mosquée pour la prière du vendredi alors qu’ils n’étaient que 16% il y a 15 ans. L’étude oppose également l’assiduité des musulmans sur leur lieu de culte avec celle des catholiques: 95% de ces derniers ne vont pas à l’église, tandis que 25% des musulmans se rendent au moins une fois par semaine à la mosquée.

Une hausse de la pratique de l'islam sur le territoire français qui s’exprime aussi en dehors du mois de jeûne, à travers la consommation. Dans son étude, l'Ifop note que 49% de la population musulmane achète d’avantage de produits halal qu'il y a quelques années.

Cette recrudescence de la pratique religieuse est, toujours selon l'enquête de l'Ifop, particulièrement significative chez les jeunes générations. Une constatation qui peut s’expliquer démographiquement: près de deux tiers des musulmans de France ont entre 18 et 34 ans (62%), tandis que cette tranche d’âge ne représente que 29% de l'ensemble de la population française.

Dans une interview accordée au site Atlantico, le directeur adjoint du département Opinion et Stratégies d’entreprise de l'Ifop Jerôme Fourquet analyse les raisons de ce regain dans la pratique du culte musulman en France:

«Plusieurs causes peuvent expliquer cette tendance [...] Il existe d'abord un cycle d'intérêt nouveau. On peut aussi penser à une certaine forme d'affirmation identitaire face au modèle dominant, et d'insatisfaction face au modèle d'intégration proposé, ou encore une volonté de s'affirmer en marquant sa différence. Il est d'ailleurs intéressant de constater que l'assiduité à la prière du vendredi a d'abord et avant tout progressé chez les jeunes générations», a-t-il déclaré.

Une analyse fondée sur un sondage qui reste néanmoins à prendre avec précaution. La France interdit en effet de poser la question de la religion lors de recensements effectués par les organismes publics, et la question du nombre exact de musulmans sur le territoire restera toujours sans réponse.


Source : www.slateafrique.com

2 août 2011

Ramadan à Paris : tous les musulmans auront-ils un lieu pour prier ?


Premier août, premières chaleurs, premier jour de ramadan. La Mosquée de Paris, en dehors des heures de prières, est encore vide : quelques visiteurs et, à l'ombre, deux imams. Ils sont en pleine discussion et expriment leur enthousiasme. "On est nord-africains, on est venu en France et on pratique tant que possible comme chez nous", déclare M. Rais, professeur de civilisation musulmane. Les deux imams sont venus d'Algérie pour pallier la demande spéciale d'imams tarawih pour le ramadan.

Chaque soir, la Mosquée de Paris "triple", voire "quadruple", le nombre de ses fidèles. Près de 2 000 personnes viendraient, selon le responsable de communication. Les musulmans viennent prier lors de la veillée religieuse qui suit la rupture du jeûne. Celle-ci obéit à un rituel particulier qui consiste en une récitation psalmodiée du Coran, le tarawih.

Prier par terre

La Mosquée de Paris ne manque pas de place, ni de moyens pour accueillir la foule de musulmans supplémentaire. Les fidèles s'investissent également en apportant leur propre tapis. Car la capacité de la salle de prière est vite saturée pendant cette période. Ceux qui ne trouvent pas de place dans l'une des deux salles de prières sont libres de s'installer dans les patios et cours vacantes de la mosquée. Quelques minutes plus tôt, un imam de Gentilly affirmait : "on pourrait même prier sur la Lune."

A l'autre bout de Paris, dans le quartier de la Goutte d'Or, ni cour, ni patio mais un garage reconverti en mosquée. C'est le lieu de culte de Khalid Ibn Walid : si petit que les fidèles installent leurs tapis sur le trottoir. En pleine après-midi, chacun vient comme il peut. Certains apportent leur tapis, d'autres se contentent de tapis de salons reconvertis en tapis de prière.

"Grand nettoyage spirituel"

Le culte achevé, les hommes se retrouvent et se saluent. Il n'y a pas de femmes. Toujours faute de place, celles qui veulent prier en communauté iront au Bourget ou à Montreuil.

Il est 15 heures et le soleil cogne. Mais peu importe. Ils sont tous ravis de voir débuter le ramadan. Pour les musulmans, ce mois de jeûne est l'occasion de se retrouver en famille mais aussi d'effectuer un "grand nettoyage spirituel". Ahmed, conseiller d'éducation en Algérie est venu en France pour comparer les pratiques des musulmans français avec celles des Algériens. Il s'étonne de voir les pratiquants manquer de place au point de s'installer dans la rue pour prier. Selon lui, pratiquer les rites du ramadan en France est difficile : "la rue est pleine de tentation, les gens y mangent à n'importe quelle heure de la journée". Un autre ajoute : "certains d'entre nous prennent les tenues vestimentaires des Parisiennes pour des provocations."

Abstinence ou abondance

Ils en profitent pour rappeler les principes fondamentaux du ramadan. Le Siyam (le jeûne) représente l'abstinence de tous les interdits : mensonge, transactions trompeuses, mauvaises habitudes etc. "Le jeûne est une éducation de l'âme, une purification par l'alimentation", explique Nasser, un fidèle d'une vingtaine d'années. Malgré son jeune âge, il reconnaît que cet esprit a tendance à disparaître au profit d'une vision consumériste : "Ils essaient de faire du ramadan une fête axée sur la nourriture. Il ne faut pas croire ce qu'on voit à la télé. L'abondance de nourriture n'est pas l'objectif de la rupture du jeûne. On ne fait pas que manger pendant le ramadan."

Après sa prière M'Barek se joint à la conversation. Il revient tout juste de Casablanca (Maroc). "A l'étranger c'est devenu un phénomène de consommation. J'ai vu apparaître 3 à 4 jours avant le début du ramadan dans les rues de Casa des affiches promotionnelles pour des repas de rupture du jeûne. Avec des prix conséquents allant jusqu'à 300 dirham (près de 27 euros) "

Les musulmans de France échappent peut-être à la tendance. Si un commerçant de la rue Marx-Dormoy nous affirme qu'il multiplie ses commandes par dix lors du ramadan, il maintient que fruits et légumes secs (nécessaires à la rupture du jeûne) sont les plus consommé.


Source : www.metrofrance.com

Hospitalités partagées

L’ouverture de la Grande mosquée de Strasbourg, hier, au premier jour du ramadan, est une date importante pour toute l’Alsace, indépendamment des croyances de chacun.

Depuis 1976, les lieux dédiés à l’islam se sont multipliés dans la région, mais c’étaient des oratoires reconvertis : on transformait en salles de prière d’anciens commerces ou d’anciens ateliers. La mosquée de Strasbourg marque les esprits parce qu’elle a dès l’origine été conçue pour le culte ; c’est une mosquée de plein exercice et non une salle polyvalente à connotation religieuse.

Sa construction a engendré de longs débats où les controverses architecturales cachaient mal les calculs politiques. Mais si Strasbourg veut être pleinement une ville ouverte sur le monde, elle doit en mesurer toutes les obligations. Il est normal que les musulmans de Strasbourg puissent prier dans une mosquée dédiée. L’islam républicain n’a pas à se cacher et a droit de cité.

Il faut à ce propos saluer la démarche d’accueil engagée depuis plus de trente ans par les dirigeants des cultes concordataires. Évêques, pasteurs et grands rabbins ont travaillé à la paix commune, refusant de marginaliser l’islam au prétexte qu’il est le dernier arrivé et ne relève pas du fameux Concordat de 1801.

Une étape intellectuelle est franchie. Les religions, du moins dans les endroits privilégiés de la planète, modifient leur manière d’être. Elles ont tout à gagner à ne pas se laisser instrumentaliser, à ne pas se laisser réduire au rang de marqueurs identitaires. Une idée, encore trop timide, mérite de grandir : elle consiste à ouvrir des chemins parallèles où les religions avanceront de concert au lieu de batailler pour tenter de savoir laquelle est la plus pure.

Mais il faut être lucide. Le processus intégrateur qui a permis l’ouverture de la mosquée de Strasbourg est très fragile quand on l’examine à l’échelle du monde. Les nostalgiques des croisades, ces dangers publics, n’ont pas dit leur dernier mot.

Chacun doit y mettre du sien afin de ne plus reproduire à l’infini les sanglantes concurrences dogmatiques de jadis. Ce doit être un but collectif et partagé. C’est pourquoi, de même que les musulmans d’Europe défendent les constructions de mosquées en Europe, on aimerait que tous leurs représentants militent ardemment auprès des autorités religieuses d’Égypte, d’Algérie, d’Irak ou du Pakistan pour les convaincre de trois choses : qu’il n’est ni honteux ni menaçant d’être chrétien sur une terre majoritairement musulmane, que les églises chrétiennes n’ont pas à s’y cacher et que les assassinats de non-musulmans commis au nom de l’islam sont des crimes qu’il faut non seulement déplorer verbalement mais aussi combattre efficacement.

L’islam a le sens de l’hospitalité. Il ne doit pas l’oublier.


Source : www.dna.fr

1 août 2011

Ramadan : 10 recommandations pour réduire les risques liés à la santé

Alors que le ramadan débute lundi 1er août pour s'achever le 30 août prochain, les usagers pratiquant le jeûne de l'aube au coucher du soleil sont invités à respecter quelques recommandations pour réduire au maximum les risques liés à la santé. Les journées étant plus longues et plus chaudes en cette saison estivale, chacun doit, avant tout, impérativement s'hydrater et s'alimenter correctement au cours de la période de rupture du jeûne. Voici 10 conseils à mettre en pratique pour passer un bon ramadan.

- L'hydratation doit être le mot d'ordre de cette période de ramadan. Dès la rupture du jeûne, les usagers doivent boire en grande quantité. Chacun ne doit également pas oublier de s'hydrater juste avant la reprise du jeûne.
- Du côté de l'alimentation, il vaut mieux privilégier une alimentation saine lors de la rupture du jeûne et ne pas se jeter sur les pâtisseries et sucreries qui, même en grande quantité, ne combleront pas la faim et perturberont l'organisme.
- La rupture du jeûne ne doit pas être synonyme de repas trop copieux. Non seulement un repas abondant perturberait l'organisme, mais en plus cela pourrait favoriser les troubles du sommeil.
- Avant de repartir pour une journée de jeûne, il est recommandé de consommer des fruits pour l'apport en vitamines et surtout des sucres lents tels que de la semoule et des céréales pour tenir tout au long de la journée. A ce titre, il est important de bien manger avant le lever du soleil.
- Même si le jeûne s'étend du lever au coucher du soleil, les usagers doivent essayer de faire trois repas au cours de la journée : le premier avant le lever du jour, le second à la rupture du jeûne et le troisième quelques heures (compter 2 ou 3 heures) après.
- Si cela est possible, une sieste peut s'imposer en début d'après-midi. La période estivale invite même davantage les usagers à s'initier à cette pratique afin de leur permettre de reprendre des forces pour le reste de la journée.
- Le mois d'août risque d'être chaud. Il est ainsi conseillé d'éviter le soleil et la chaleur durant le mois du ramadan. Chacun doit privilégier les pièces fraîches à l'intérieur et l'ombre à l'extérieur pour ne pas s'affaiblir trop rapidement.
- Même si la période du ramadan n'a aucune conséquence majeure sur la santé des usagers, il est important de réduire au maximum les efforts physiques. Les sportifs doivent notamment faire très attention à ne pas se surpasser durant le mois du ramadan.
- Les patients atteints de diabète sont invités à suivre régulièrement leur taux de glycémie, à s'hydrater en abondance et à fuir les sucreries pour réduire les risques sanitaires liés à cette période de jeûne.
- Les personnes fragiles souhaitant faire le ramadan, à savoir les femmes enceintes, les personnes âgées ou encore les patients atteints d'hypertension ou d'asthme, sont appelées à consulter leur médecin traitant dès le moindre signe anormal. Pour une plus grande sécurité, il est recommandé de se rendre chez son médecin avant et après le ramadan.

Source : www.laprovence.com