Le jeûne du mois de ramadan constitue le quatrième des cinq piliers de l'islam. Cette année, le ramadan a débuté le 1er août et se clôturera le 29 du mois. « On ne mange pas, on ne doit pas boire du lever au coucher du soleil », rappelle Amadou, ouvrier sur le chantier du palais des sports. « Si c'est dur ? Oui et non. C'est une habitude et puis cette année, il ne fait pas très chaud… C'est moins dur. »
Certes mais si l'envie ou le besoin de boire un verre d'eau ou de manger une datte se fait trop pressante ? Voire vital. « Si j'ai vraiment soif ou faim, je bois, je mange un peu pour tenir le coup. Et puis, ici, nous sommes plusieurs à faire ramadan. On se soutient. C'est plus facile. »
Bien avec soi, bien avec Dieu
Autre fidèle, Yazid, chauffeur de taxi originaire de Petit-Couronne. « J'organise ma journée en fonction de la rupture du jeûne. Je me lève à 4 h 15, je mange beaucoup et je bois un litre d'eau même si je dois me forcer. Ensuite je travaille. »
Le trentenaire n'en oublie pas pour autant la dimension spirituelle du ramadan. « C'est une période de réflexion. On est plus attentif, plus scrupuleux. Etre bien avec soi, c'est être bien avec Dieu. On se retrouve, on est plus proche de soi. »
Quelle différence entre le début et la fin du ramadan ? « Je me sens encore plus musulman au fur et à mesure que le temps avance. Normalement, il ne doit pas y avoir d'entorse au jeûne. sauf si tu mets ta vie en danger, naturellement. Les femmes enceintes, les malades ne sont pas contraints d'observer rigoureusement le ramadan. »
Quant aux plaisirs charnels, Yazid est clair. « Pas de rapports entre l'aube et le crépuscule. » Au plaisir des sens, Yazid préfère avancer et réfléchir au sens du plaisi
Source : www.paris-normandie.fr
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