Affichage des articles dont le libellé est allemagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est allemagne. Afficher tous les articles

16 juin 2011

L’Allemagne plébiscite sa mosquée écologique

Des mosquées qui se mettent au vert, l’initiative ne manque pas de sel à l’heure où l’écologie est devenue un sésame européen, et pourrait être une réponse éco-responsable fédératrice à l’hostilité viscérale des détracteurs de lieux de culte musulmans.

Sur les pas de la mosquée écolo française de Villeneuve-d’Ascq (région lilloise), « Tawba », au chauffage géothermique, et la mosquée aux panneaux solaires à Buyukeceli, village turc, la petite ville allemande Norderstedt peaufine l’édification d’une mosquée avant-gardiste, flanquée d’une éolienne.

Si l’apparition de minarets aux côtés des clochers traditionnels pollue le champ de vision de certains, la construction d’une éolienne au-dessus de deux minarets hauts de 20 mètres, lesquels seront équipés d’un rotor avec deux pales chacun pour transformer la puissance du vent en électricité, permettant de couvrir un tiers de la consommation de cette mosquée de 1 300m², risque de leur en mettre plein les yeux, à défaut de changer leur regard…

L’idée novatrice de l’architecte turc Selcuk Ünyilmaz a été plébiscitée par les autorités locales, d’autant plus qu’elle va dans le sens du bon vent, celui de la préférence allemande pour les énergies renouvelables, au détriment du nucléaire.

Un appel aux dons en Allemangne et à l’échelle européenne va être lancé par l’association en charge de ce grand chantier, car la préservation de l’environnement a un coût, et en l’occurrence très élevé : 2,5 million d’euros que les 200 musulmans de Norderstedt ne pourront jamais rassembler. Des mosquées qui se fondent harmonieusement dans le paysage urbain tout en respectant l’environnement, la nouvelle tendance a conquis les écolos, mais aussi deux métropoles phares, Cambridge et Dubaï avec le projet « Ray of light ».


Source : www.oumma.com

30 mars 2011

La presse musulmane féminine décolle en Allemagne


Le lancement de nouveaux magazines de modes féminins destinés aux musulmanes renouvelle le genre. Des revues comme « Imra’ah » affichent désormais des femmes voilées en une et des sujets comme l’épilation féminine font leur apparition.


Des magazines féminins pour musulmanes commencent à voir le jour en Allemagne. Entre clichés et tabous, ces revues veulent apporter leur contribution au virulent débat sur l’intégration qui secoue le pays depuis des mois. Loin des « Elle », « Brigitte » et « Jolie » et de leurs mannequins à boucles blondes, « Imra’ah » (« Femme » en arabe) présente en une des femmes qui portent le voile.

Une représentation négative

Le magazine, lancé à l’été 2010, se présente comme le premier féminin allemand pour musulmanes. « La presse féminine est abondante en Allemagne mais quand on est une musulmane pratiquante, on n’est représenté dans aucune de ces publications », explique la fondatrice du journal, Sandra Adeoye. « Dans nos pages mode, les femmes n’ont pas les épaules dénudées, ne portent pas de mini-robes ou de jupes courtes », détaille-t-elle. Les robes des mannequins sont élégantes et longues, ornées parfois de strass. Les 3,8 à 4,3 millions de musulmans que compte l’Allemagne - soit entre 4,6 % et 5,2 % de la population - sont encore largement sous-représentés dans le monde politique ou économique. « Je suis une musulmane convertie, quand j’ai commencé à m’intéresser à ma religion, je me suis aperçue à quel point l’islam est présenté de manière négative dans les médias occidentaux », souligne Sandra Adeoye, fille d’une Allemande et d’un Nigérian. « Elles ne sont évoquées que lorsqu’elles sont victimes de violences domestiques ou quand elles sont contraintes de porter le voile », renchérit la directrice de publication de « Gazelle », Sineb El Masrar. Ce magazine, lancé en 2006, s’adresse plus généralement aux immigrées dans leur grande diversité et tente de privilégier une approche intellectuelle. La revue, publiée jusqu’ici seulement deux fois par an, a par exemple consacré un long article aux couples binationaux : « Moi, la musulmane et mon conjoint allemand » avec les témoignages d’une Turque et d’une Iranienne mariées à des Allemands.

Les Allemandes n’ont pas de problèmes d’épilation

D’autres périodiques, notamment sur l’internet, tentent de voir le jour, comme Cube-mag qui veut « renforcer l’identité des jeunes musulmans. » Dans les rubriques plus classiques telles que la mode ou les cosmétiques, ces médias féminins veulent aussi imposer leur différence. « On trouve dans les magazines allemands des recettes avec du porc ce qui évidemment pose problème pour une musulmane », détaille Sandra Adeoye. Et Sineb El Masrar de rire : « Prenez le problème de l’épilation. Les Allemandes n’ont pas du tout cet immense problème de pilosité qu’ont les femmes des pays du Sud! »


Source : http://fr.zaman.com.tr/

1 déc. 2010

Islam: Les Allemands plus inquiets que d'autres Européens (étude)

Deux Allemands sur cinq s'estiment menacés par l'Islam, plus que les Français, les Néerlandais, les Danois ou les Portugais, selon une étude dont l'hebdomadaire Die Zeit publie des extraits mercredi.

"Par rapport à la France, aux Pays-Bas, au Danemark, prédomine en Allemagne une compréhension rigide et intolérante des religions étrangères", explique le responsable de cette étude universitaire, le sociologue Detlef Pollack.

La plupart des Allemands ne voient quasiment aucun aspect positif dans l'islam, a-t-il précisé dans un entretien au magazine à paraître jeudi.

Seuls 28,4% des Allemands de l'ouest et 19,5% des Allemands de l'est estiment que les musulmans doivent avoir le droit de construire des mosquées et des minarets en Allemagne, selon cette étude réalisée auprès de 1.000 personnes dans chacune des deux parties de l'Allemagne, en France, au Danemark, aux Pays-Bas et au Portugal.

Ils sont en revanche 55,4% des Danois, 65,6% des Français, 67,1% des Néerlandais et 73,5% des Portugais à estimer que les musulmans doivent y être autorisés.

Les Suisses ont approuvé en 2009 à 57,5% une réforme de la Constitution helvétique interdisant la construction de nouveaux minarets, soulevant un tollé dans le monde.

Quelque 72,6% des Allemands de l'ouest et 70,5% des Allemands de l'est associent à l'islam le mot fanatisme, contre 69,2% des Danois, 40,9% des Français, 73,7% des Néerlandais et 54,3% des Portugais.

"L'islam est vu de manière très critique dans tous les pays européens", estime M. Pollack. "Tous mettent en avant le potentiel conflictuel" de l'islam, selon lui. "Mais les autres pays peuvent également voir des aspects positifs dans l'islam".

L'Allemagne a connu ces derniers mois un débat violent sur l'intégration des étrangers, en particulier des musulmans. Le président fédéral, Christian Wulff, avait notamment suscité un âpre débat en affirmant que l'islam appartenait désormais à l'Allemagne.


Source: AFP

21 oct. 2010

Le débat sur l'islam et l'immigration fait rage à Berlin

Le débat sur l'islam en Allemagne menace de déraper alors que les responsables politiques se relaient pour critiquer le déficit d'intégration des musulmans étrangers.


Le pays, qui compte quatre millions de musulmans, est en effervescence depuis la sortie d'un livre d'un ancien membre du directoire de la Bundesbank, Thilo Sarrazin, qui considère que l'immigration sape les fondements de la société allemande.

Tentant de désamorcer un débat de plus en plus houleux, le président Christian Wulff a assuré début octobre que l'islam avait sa place dans le pays. Il a invité les Allemands à plus de respect et de solidarité envers les étrangers.

Mais ces propos ont suscité de vives répliques, des responsables insistant sur les racines judéo-chrétiennes du pays et appelant à mettre un terme à l'intégration de nouveaux immigrés issus de cultures différentes.

De nombreux responsables politiques et des médias mettent dans le même panier quatre millions d'habitants - turcs, arabes, afghans - détenant pour la plupart la citoyenneté allemande en leur attribuant des problèmes que la plupart n'ont pas.

"Les discours sur les musulmans en Allemagne ont tendance à prendre une forme de plus en plus hystérique", écrit Andreas Petzold, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Stern. "Il est lassant de voir cette avalanche de débats qui, au final, se concentrent sur l'islam."

RESSENTIMENT

Une étude publiée la semaine dernière montre une montée des opinions antidémocratiques et racistes. Selon un sondage de la fondation Friedrich Ebert, proche du Parti social-démocrate (SPD), 58% des sondés estiment qu'il faut restreindre le droit des musulmans à pratiquer leur religion. Ils sont 55% à admettre "ne pas aimer les Arabes" contre 44% en 2003.

Dans son livre "L'Allemagne se détruit", Thilo Sarrazin écrit que les musulmans minent la société allemande, refusent de s'intégrer et vivent aux crochets de l'Etat. Sous la pression, ce responsable social-démocrate a dû démissionner de la Bundesbank mais continue de bénéficier d'un large soutien dans les sondages.

Le ministre-président de Bavière, allié d'Angela Merkel, Horst Seehofer, a renchéri en déclarant qu'il n'y avait plus de place en Allemagne pour de nouveaux immigrés issus de cultures différentes.

Soulignant des cas d'intimidation de jeunes écoliers allemands commis par des jeunes issus de l'immigration, la ministre des Affaires familiales, Kristina Schröder, a mis en garde contre une montée des sentiments anti-allemands.

La chancelière Angela Merkel a pour sa part assuré que la charia ne remplacerait pas la loi allemande, ce que personne n'envisage, et a estimé que les politiques visant à créer une société multiculturelle avaient échoué.

RÉACTION TARDIVE

L'Allemagne n'a jamais tenté de mettre en place une société multiculturelle et a longtemps nié être un pays d'immigration alors que les immigrés représentent un cinquième de sa population.

Les problèmes qui touchent les communautés défavorisées d'immigrés - délinquance, drogue, échec scolaire - sont indéniables.

Seule une petite minorité de musulmans suivent des traditions comme les mariages forcés ou le port du voile intégral. Si les prières quotidiennes ou la consommation de viande halal peuvent faire grincer des dents chez certains Allemands, elles ne violent aucune loi.

"Les musulmans se sont retrouvés à représenter tous les immigrés mais tous les musulmans ne sont pas des immigrés, et pas même la moitié des immigrés en Allemagne sont des musulmans", souligne Riem Spielhaus, spécialiste de l'islam, dans le Berlin Tageszeitung.

Selon des analystes, le problème auquel est confrontée l'Allemagne va au-delà de celui des musulmans allemands. Plombée par la réunification et la crise économique, l'Allemagne doit s'adapter à une société plus dure et plus compétitive.

"Toutes les discussions portent soudain sur l'intégration parce que la plupart des gens se rendent compte que la société d'intégration n'existe plus", écrit Moritz Schuller dans le quotidien berlinois Der Tagesspiegel.


Source: www.lexpress.fr/

19 oct. 2010

Pourquoi Angela Merkel critique les immigrés ?


Selon un sondage récent, 35% des Allemands se sentent « submergés » par les étrangers et souhaitent leur départ. Une tendance forte qui explique sans doute pourquoi la chancelière allemande a osé, samedi dernier, devant les jeunes de son parti, la CDU (Union chrétienne-démocrate, conservatrice), déclarer que l’approche multiculturelle de l’immigration avait « totalement échoué ».

Pour la chancelière, les immigrants doivent s’intégrer et adopter la culture allemande. Au lieu de cela, elle constate que les différentes communautés « vivent côte à côte ». « Subventionner les immigrants ne suffit pas », martèle-t-elle avant de conclure que l’Allemagne est en droit « d’avoir des exigences envers eux ». Par exemple, qu’ils renoncent aux mariages forcés.

La coalition a du plomb dans l’aile

Avec ce discours, elle a brisé un véritable tabou dans ce pays ou vivent plus de 6 millions d’étrangers, dont beaucoup venus de Turquie, et donc musulmans. Ce débat, dans un pays marqué par le passé qui lui fait en général aborder avec d’infinies précautions le problème des étrangers et des minorités, a en fait flambé dès fin août. Au moment où Thilo Sarrazin, membre du directoire de la Banque centrale allemande, figure importante du SPD (Parti social-démocrate, gauche), a publié « L’Allemagne court à sa perte ». L’ouvrage dénonce un « déclin de l’identité culturelle » allemande. Déclin qui s’accompagnerait, selon l’auteur, d’une « inquiétante » montée de l’islam, dont les représentants vivraient repliés sur eux-mêmes. Situation d’autant plus grave selon le banquier que les Allemands vieillissent et ne font plus guère d’enfants, contrairement aux « étrangers ».
Les idées exprimées par Sarrazin sont immédiatement condamnées : il doit démissionner de son poste à la Banque centrale et son parti entame une procédure d’exclusion. Il n’empêche, son brûlot est devenu un best-seller : 600 000 exemplaires vendus en deux mois! Si l’ouvrage a contribué à créer un climat détestable, nombreux se félicitent qu’il ait osé écrire ce que beaucoup pensent tout bas.
Ces tensions surviennent au moment où Angela Merkel, réélue en 2009, subit une grave chute de popularité. Et cela malgré le redressement spectaculaire de l’économie allemande. La coalition qu’elle a formée avec les libéraux a du plomb dans l’aile. Selon un sondage de l’institut Forsa, elle ne recueillerait plus que 33% des intentions de vote. Les écologistes sont donnés grands favoris de la prochaine élection régionale, qui doit avoir lieu en mars en Bade-Wurtemberg. Une défaite à Stuttgart serait pour Merkel une catastrophe qui risquerait de lui faire perdre la présidence de la CDU… donc son poste de chancelière. Du coup, nombre d’observateurs allemands estiment qu’avec sa déclaration fracassante sur les immigrés, au parfum populiste, Angela Merkel essaie de donner des gages à la frange dure de l’électorat chrétien-démocrate.


Source: www.leparisien.fr

17 oct. 2010

Pour Angela Merkel, le modèle multiculturel allemand a «totalement échoué»


La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé samedi que le modèle d'une Allemagne multiculturelle, où cohabiteraient harmonieusement différentes cultures, avait "totalement échoué", alors que le débat sur l'immigration s'enflamme en Allemagne.

L'Allemagne manque de main d'œuvre qualifiée et ne peut pas se passer d'immigrants, mais ceux-ci doivent s'intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes, a-t-elle insisté dans un discours devant les Jeunesses de sa formation conservatrice.

Le credo "Multikulti" (multiculturel) --"Nous vivons maintenant côte à côte et nous nous en réjouissons" - a échoué, selon elle. "Cette approche a échoué, totalement échoué", a martelé la chancelière devant le congrès des jeunes de son parti CDU et de son pendant bavarois CSU, à Potsdam près de Berlin.

Appel du pied à l'aile conservatrice

Le débat sur l'immigration divise l'Allemagne depuis la publication d'un pamphlet d'un haut fonctionnaire, Thilo Sarrazin, qui sous le titre "L'Allemagne se défait", affirme que son pays "s'abrutit" sous le poids des immigrés musulmans.

La classe politique a condamné ses thèses mais selon les sondages une majorité des Allemands les approuvent. Une étude publiée cette semaine montre même que plus de 50% d'entre eux tolèrent mal les musulmans. Plus de 35% estiment que l'Allemagne est "submergée" par les étrangers et 10% que l'Allemagne devrait être dirigée "d'une main ferme" par un "Führer".

Angela Merkel semblait ainsi ménager l'aile libérale de sa formation et l'aile conservatrice, incarnée par le chef de la CSU, Horst Seehofer. Ce dernier avait déjà lancé vendredi devant le même public: "Nous nous engageons pour la culture de référence allemande et contre le multiculturel. Le Multikulti est mort".

Un discours "démesuré, hypocrite et hystérique"

Tout en affirmant que l'Allemagne restait un pays ouvert au monde, Angela Merkel a estimé: "Nous n'avons pas besoin d'une immigration qui pèse sur notre système social". Cependant, le pays ne pourra faire l'économie de spécialistes étrangers même s'il forme des chômeurs allemands, a estimé la chancelière.

Selon le président de la chambre de commerce et d'industrie allemande (DIHK), Hans Heinrich Driftmann, il manque à l'économie allemande environ 400.000 ingénieurs et personnels diplômés. "Cela nous coûte environ 1% de croissance", a-t-il estimé dans le journal Welt am Sonntag à paraître dimanche, en plaidant pour une immigration qualifiée.

Horst Seehofer avait fait scandale une semaine plus tôt en déclarant que son pays n'avait "plus besoin d'immigrants de pays aux cultures différentes, comme les Turcs et les Arabes", car s'intégrer "est au final plus difficile" pour eux.

Le chef du Conseil central des juifs d'Allemagne, Stephan Kramer, a estimé samedi que le discours tenu par Horst Seehofer était "carrément irresponsable" et le débat sur l'intégration des immigrés "démesuré, hypocrite et hystérique".


Source: www.liberation.fr

Abdullah Gü: Les turcs doivent mieux s'intégrer


Le président turc Abdullah Gül a encouragé dans une interview samedi ses compatriotes vivant en Allemagne à s'intégrer.

«Quand on ne parle pas la langue du pays où l'on vit, cela ne sert personne: ni l'intéressé, ni le pays, ni la société», a dit M. Gül au quotidien «Süddeutsche Zeitung». «C'est pourquoi, je le dis à chaque occasion, ils doivent apprendre l'allemand, et le parler couramment et sans accent. Cela doit commencer au jardin d'enfants».


Suggestion lancée

Mesut Özil a marqué le 8 octobre l'un des 3 buts allemands contre la Turquie (3-0) devant 40 000 supporteurs turcs à Berlin, en match de qualifications du groupe A pour l'Euro-2012.

Environ 2,5 millions de Turcs vivent en Allemagne. Le débat fait rage sur leur difficulté d'intégration depuis la publication cet été d'un pamphlet anti-musulman d'un responsable de la Banque centrale (Bundesbank), Thilo Sarrazin, qui a depuis démissionné. Le livre est un succès de librairie.

M. Gül a qualifié l'hostilité contre les musulmans, attestée par des sondages, de «maladie qui revient régulièrement, indépendamment de l'éducation ou du bien-être d'une société».

Visite par Wulff attendue

Selon lui, les propos du président allemand Christian Wulff affirmant que l'islam fait partie de l'Allemagne - dans son discours à l'occasion des 20 ans de la Réunification, le 3 octobre -, à l'origine d'une vaste polémique, ont été «mal compris en Allemagne».

«Christian Wulff a juste constaté que des citoyens allemands sont musulmans, tout comme il y a des Turcs musulmans en Allemagne», selon M. Gül.

Christian Wulff effectue à partir de lundi une visite de cinq jours en Turquie, la première d'un président allemand dans ce pays depuis dix ans. Il doit notamment participer vendredi à la pose de la première pierre à Istanbul d'une université germano-turque, où sont prévus des cours en allemand, en anglais et en turc.


Source: www.20min.ch

Les Allemands de plus en plus islamophobes

Par Yannick Pasquet

En plein débat enflammé sur l'intégration des étrangers, l'islam paraît de plus en plus rejeté par les Allemands chez qui les idées racistes gagnent du terrain, selon une étude présentée mercredi.

Plus de la moitié des Allemands (58,4%) estiment qu'il faut considérablement restreindre la pratique du culte musulman en Allemagne, d'après cette étude intitulée «Crise dans l'Allemagne moyenne» publiée par la Fondation Friedrich-Ebert, proche du Parti social-démocrate (SPD, opposition).

Quelque 55,4% des personnes interrogées disent en outre comprendre que, «pour certaines personnes, les Arabes soient désagréables». Plus généralement, 34,3% pensent que les étrangers ne viennent en Allemagne que pour profiter des prestations sociales.

«En 2010, on assiste à une augmentation significative des prises de position antidémocratiques et racistes», a souligné l'un des auteurs de l'étude, Oliver Decker, à l'occasion d'une présentation à Berlin. La raison principale tient dans la crise économique et financière de 2008, assurent les rédacteurs de cette étude réalisée auprès de quelque 2400 personnes âgées de 14 à 90 ans en avril.

Ils sont d'ailleurs 31,7% à affirmer qu'en cas de situation tendue sur le marché de l'emploi, on devrait renvoyer les étrangers chez eux.

«On assiste toutefois à un changement», a expliqué un autre des co-auteurs, Elmar Brähler. «Après le 11 septembre, c'étaient les Arabes qui représentaient un danger et tout à coup aujourd'hui ce sont les Turcs» (ils sont 2,5 millions en Allemagne).

L'islamophobie et le racisme sont loin de concerner les extrêmes politiques, a souligné Nora Langenbacher, de la Fondation Friedrich-Ebert. «L'extrémisme de droite n'est pas un phénomène «en marge» de la société», a-t-elle martelé. «Bien au contraire, il est préoccupant de constater des prises de position d'extrême droite dans les couches médianes de la société: à l'est et à l'ouest, dans toutes les tranches d'âge (...), chez les femmes et les hommes».

Le débat sur l'intégration des quelque quatre millions de musulmans -dont 45% ont la nationalité allemande- a tourné à la polémique depuis la publication fin août d'un brûlot anti-islam rédigé par un dirigeant de la banque centrale allemande, qui a depuis démissionné, également responsable du SPD.

Dans ce pamphlet, gros succès de librairie, Thilo Sarrazin dénonce notamment le déclin de l'Allemagne qu'il voit «s'abêtir» sous le poids des immigrés musulmans. Il avait déjà auparavant montré du doigt les musulmans vivant à Berlin qui selon lui ne sont que des «vendeurs de fruits et légumes» et «produisant des petites filles portant le voile».

Vilipendé par les responsables politiques, à commencer par la chancelière Angela Merkel, Thilo Sarrazin a reçu le soutien d'une majorité d'Allemands. Sur une population totale de 82 millions d'habitants, environ 16 millions sont des immigrés ou d'origine étrangère.

À l'inverse, le président fédéral Christian Wulff, membre de l'Union démocrate-chrétienne (CDU), a été attaqué par les milieux conservateurs pour avoir affirmé au début du mois que l'islam faisait désormais aussi partie de l'Allemagne.

Depuis la guerre, l'extrême droite est marginalisée en Allemagne. Le parti néo-nazi NPD n'a jamais réussi à envoyer de députés à la Bundestag bien qu'il soit parvenu, ces dernières années, à s'ancrer dans le paysage politique de certaines régions d'ex-RDA frappées par le chômage.

Selon cette même étude, 23,6% des personnes interrogées jugent que «l'Allemagne a besoin d'un parti fort». Et 13,2% des Allemands assurent qu'il lui faudrait «un Führer» pour la diriger.


Source: www.cyberpresse.ca

14 oct. 2010

Les Allemands rejettent de plus en plus l'islam

En plein débat enflammé sur l'intégration des étrangers, l'islam paraît de plus en plus rejeté par les Allemands chez qui les idées racistes gagnent du terrain, selon une étude présentée mercredi.

Plus de la moitié des Allemands (58,4%) estiment qu'il faut considérablement restreindre la pratique du culte musulman en Allemagne, d'après cette étude intitulée "Crise dans l'Allemagne moyenne" publiée par la Fondation Friedrich-Ebert, proche du Parti social-démocrate (SPD, opposition).

55,4% des personnes interrogées disent en outre comprendre que, "pour certaines personnes, les Arabes soient désagréables". Plus généralement, 34,3% pensent que les étrangers ne viennent en Allemagne que pour profiter des prestations sociales.

"En 2010, on assiste à une augmentation significative des prises de position antidémocratiques et racistes", a souligné l'un des auteurs de l'étude, Oliver Decker, à l'occasion d'une présentation à Berlin. La raison principale tient dans la crise économique et financière de 2008, assurent les rédacteurs de cette étude réalisée auprès de quelque 2.400 personnes âgées de 14 à 90 ans en avril.

Ils sont d'ailleurs 31,7% à affirmer qu'en cas de situation tendue sur le marché de l'emploi, on devrait renvoyer les étrangers chez eux.

"On assiste toutefois à un changement", a expliqué un des autres auteurs, Elmar Brähler. "Après le 11 septembre, c'étaient les Arabes qui représentaient un danger et tout à coup aujourd'hui ce sont les Turcs" (ils sont 2,5 millions en Allemagne).

L'islamophobie et le racisme sont loin de concerner les extrêmes politiques, a souligné Nora Langenbacher, de la Fondation Friedrich-Ebert. "L'extrémisme de droite n'est pas un phénomène +en marge+ de la société", a-t-elle martelé. "Bien au contraire, il est préoccupant de constater des prises de position d'extrême droite dans les couches médianes de la société : à l'est et à l'ouest, dans toutes les tranches d'âge (...), chez les femmes et les hommes".

Le débat sur l'intégration des quelque quatre millions de musulmans -dont 45% ont la nationalité allemande- a tourné à la polémique depuis la publication fin août d'un brûlot anti-islam rédigé par un dirigeant de la banque centrale allemande, qui a depuis démissionné, également responsable du SPD.

Dans ce pamphlet, gros succès de librairie, Thilo Sarrazin dénonce notamment le déclin de l'Allemagne qu'il voit "s'abêtir" sous le poids des immigrés musulmans. Il avait déjà auparavant montré du doigt les musulmans vivant à Berlin qui selon lui ne sont que des "vendeurs de fruits et légumes" et "produisant des petites filles portant le voile".

Vilipendé par les responsables politiques, à commencer par la chancelière Angela Merkel, Thilo Sarrazin a reçu le soutien d'une majorité d'Allemands. Sur une population totale de 82 millions d'habitants, environ 16 millions sont des immigrés ou d'origine étrangère.

A l'inverse, le président fédéral Christian Wulff, membre de l'Union démocrate-chrétienne (CDU), a été attaqué par les milieux conservateurs pour avoir affirmé au début du mois que l'islam faisait désormais aussi partie de l'Allemagne.

Depuis la guerre, l'extrême droite est marginalisée en Allemagne. Le parti néo-nazi NPD n'a jamais réussi à envoyer de députés au Bundestag bien qu'il soit parvenu, ces dernières années, à s'ancrer dans le paysage politique de certaines régions d'ex-RDA frappées par le chômage.

Selon cette même étude, 23,6% des personnes interrogées jugent que "l'Allemagne a besoin d'un parti fort". Et 13,2% des Allemands assurent qu'il lui faudrait "un Führer" pour la diriger.


Source: AFP

3 oct. 2010

Le président allemand salue le rôle de l'islam en Allemagne

Le président allemand Christian Wulff a profité dimanche de son discours à l'occasion du 20e anniversaire de la réunification pour inviter les Allemands à plus de respect et de solidarité envers les étrangers.

Le président allemand salue le rôle de l'islam en Allemagne

Le président allemand Christian Wulff a profité dimanche de son discours à l'occasion du 20e anniversaire de la réunification pour inviter les Allemands à plus de respect et de solidarité envers les étrangers. "Nous sommes un peuple. Cet appel à l'unité doit aujourd'hui être une invitation adressée à tous ceux qui vivent chez nous", a-t-il déclaré à Brême, dans le nord de l'Allemagne. (Reuters/Christian Charisius)

Il a également souligné que l'islam avait sa place en Allemagne.

"Nous sommes un peuple. Cet appel à l'unité doit aujourd'hui être une invitation adressée à tous ceux qui vivent chez nous", a-t-il déclaré à Brême, dans le nord de l'Allemagne.

"Le christianisme et la judaïté appartiennent sans nulle doute à l'Allemagne. C'est notre histoire judéo-chrétienne. Mais désormais, l'islam aussi fait partie de l'Allemagne", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat, qui joue essentiellement un rôle honorifique, a rappelé que dans le même temps, l'Allemagne exigeait de ses émigrés le respect des valeurs inscrites dans sa Constitution. Etre chez soi en Allemagne signifie ainsi, à ses yeux, respecter la Loi fondamentale et s'en tenir à ses règles.

"Celui qui ne le fait pas, celui qui méprise notre pays et ses valeurs, s'expose à une résistance résolue de nous tous, dans notre pays", a-t-il continué. Wulff a ajouté que la société restait vigilante face à ceux qui abusent de la collectivité. L'Etat social, a-t-il ainsi souligné, n'est pas "un magasin en libre service".

L'Allemagne, qui compte sur son sol quatre millions de musulmans, essentiellement d'origine turque, a été agitée ces dernières semaines par un houleux débat sur le rôle de l'immigration.

Après avoir publié un livre devenu un best-seller et défendu des positions particulièrement hostiles aux musulmans, Thilo Sarrazin a été contraint à la fin de l'été de démissionner du directoire de la Bundesbank.

Christian Wulff, qui est né à l'Ouest, a tenu par ailleurs dans son discours à saluer les Allemands originaires de l'ex-RDA, qui, selon lui, ont dû faire d'énormes efforts pour s'adapter à une société nouvelle après l'effondrement de leur pays.

"Dans une certaine mesure, ils ont dû entamer une nouvelle vie, réorganiser leur vie quotidienne et saisir les occasions qui se présentaient", a-t-il dit.

"Cela, ils l'ont fait dans un état d'esprit incroyablement ouvert aux changements. Cela, on ne le reconnaît pas encore assez aujourd'hui", a dit le président allemand, qui fêtera bientôt ses 100 premiers jours au château de Bellevue, la résidence du chef de l'Etat.


Source: www.lexpress.fr

3 sept. 2010

"AFFAIRE SARRAZIN" - Un membre de la Bundesbank évincé pour propos racistes

L'Allemagne s'approche du dénouement dans "l'affaire Sarrazin". Le directoire de la Bundesbank, la banque centrale allemande, a demandé jeudi "à l'unanimité" l'éviction de Thilo Sarrazin, un de ses membres, pour des propos jugés racistes et antisémites. La décision finale de limoger Sarrazin, arrivé au directoire de la "Buba" en 2009 et dont le mandat s'achève en 2014, revient désormais au président fédéral, Christian Wulff. Celui-ci a annoncé dans un communiqué qu'il allait "examiner" la requête de la Bundesbank. C'est la première fois qu'une telle procédure est engagée par cette institution prestigieuse en Allemagne, créée en 1958 et très jalouse de son indépendance.

Christian Wulff avait jugé, mercredi soir, qu'il fallait éviter "que la discussion ne nuise à l'Allemagne, notamment sur le plan international". De son côté la chancelière Angela Merkel, qui n'a aucun pouvoir d'intervention sur la Bundesbank, a fait part de son "grand respect" pour la décision prise par les banquiers centraux. Auparavant le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, s'était dit "consterné" par les thèses défendues par Sarrazin. La Bundesbank était déjà intervenue l'an dernier en le privant d'une grande partie de ses prérogatives après des propos controversés sur les étrangers.

"L'Allemagne court à sa perte"

"L'affaire Sarrazin" fait grand bruit en Allemagne depuis la publication d'un livre pamphlet, "L'Allemagne court à sa perte", dans lequel le banquier central, membre du Parti social-démocrate (SPD), dénonce l'absence de volonté d'intégration des musulmans en Allemagne. Dans un pays où vivent entre 3,8 et 4,3 millions de musulmans, en majorité turcs, Sarrazin a essuyé des critiques très violentes, notamment de la part de responsables politiques de tous bords. Mais il est également soutenu par une partie de la population, qui adhère à ses thèses. Le chef du SPD, Sigmar Gabriel, a reconnu mercredi qu'il avait reçu un grand nombre de messages de soutien à Thilo Sarrazin ces derniers jours de la part de la base du parti. Sigmar Gabriel veut néanmoins exclure le provocateur. Selon un sondage de la chaîne de télévision N-24, 51 % des Allemands seraient opposés à son renvoi de la Bundesbank.

Thilo Sarrazin, qui avait déjà fait scandale l'an dernier par ses attaques contre les Turcs et les Arabes, est accueilli à bras ouverts dans les médias où il s'épanche notamment sur les immigrés musulmans qui, selon lui, coûtent plus cher en prestations sociales qu'ils n'ont rapporté à l'Allemagne. Il assure, en outre, que l'échec de l'intégration des étrangers ne concerne que les musulmans et dénonce une société "de plus en plus bête" en raison notamment du taux de natalité élevé des immigrés musulmans. Provocateur, Sarrazin, 65 ans, a franchi la ligne rouge en affirmant le week-end dernier qu'il existait un gène particulier commun à tous les Juifs, comme à tous les Basques.

De la chancelière Angela Merkel aux responsables des communautés juive et turque, les réactions ne se sont pas fait attendre, sur fond de débat politique récurrent sur les quelque 7,3 millions d'étrangers qui vivent légalement en Allemagne. A la différence d'autres pays européens, l'Allemagne a jusqu'ici peu été touchée par des mouvements populistes ou islamophobes. Et le parti néo-nazi NPD n'a jamais obtenu le moindre siège de député au Bundestag, la chambre basse du Parlement, même s'il dispose d'une audience certaine dans plusieurs régions d'ex-RDA. D'aucuns estiment néanmoins que Thilo Sarrazin met le doigt là où ça fait mal. Il énonce "des vérités amères", a jugé Necla Kelek, une sociologue réputée d'origine turque et auteur notamment d'un livre sur les mariages forcés. "Aucun des détracteurs (de Thilo Sarrazin) n'a jusqu'à présent réagi sur le contenu" de ses propos, a-t-elle relevé.


Source: www.lepoint.fr

2 sept. 2010

Un banquier plonge le pays en plein désarroi en stigmatisant juifs et musulmans

Par Sébastian SEIBT

La banque centrale allemande ne sait pas comment s’en débarrasser, la classe politique ne trouve plus de nouveaux qualificatifs pour le condamner et les médias en font leurs choux gras depuis une semaine. Thilo Sarrazin, membre du directoire de la banque centrale, a réussi à diviser profondément la population allemande, tout en assurant le service avant et après-vente de son livre, sorti lundi, "L’Allemagne se détruit".

Ce brillant économiste, membre du Parti social-démocrate (SPD), ne fait pas dans la dentelle : son pays serait menacé par l’immigration et l’islam. À tel point que, prévient-il, si l'on n’y prend pas gare, demain "les bibliothèques seront des mosquées". À ses yeux, l’Allemagne est une entreprise, et faute de pouvoir s’y intégrer les immigrés sont improductifs. D'ailleurs, comme si l’islamophobie et la xénophobie ne suffisaient pas, Thilo Sarrazin y a rajouté un soupçon d’antisémitisme. "Les juifs ont un gène particulier, tout comme les Basques, ce qui les distinguent des autres", a claironné Thilo Sarrazin lors d’une interview dans l’édition dominicale du quotidien Die Welt, le 29 août.

Provocateur récidiviste

Autant de gouttes qui ont largement fait déborder le fragile vase du rapport de l’Allemagne à son passé. "Tous les éminents politiciens l’ont traité d’idiot, d’irresponsable et d’autres noms d’oiseaux", rappelle le quotidien de gauche la Süddeutsche Zeitung mardi. Mais Thilo Sarrazin résiste et conserve, jusqu’à nouvel ordre, son siège à la banque centrale, et ce malgré les pressions de la Chancellerie. "Un écart de conduite n’est pas une raison juridiquement valable pour le licencier", rappelle le quotidien conservateur le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Thilo Sarrazin n’a, de son côté, absolument aucune intention de démissionner.

Monsieur Sarrazin n’a d’ailleurs pas non plus envie de rendre sa carte du SPD. Pourtant, visiblement, le parti de gauche allemand ne veut plus de ce provocateur récidiviste. Sigmar Gabriel, chef du parti, a estimé que Thilo Sarrazin avait “franchi la ligne rouge”. Les sociaux démocrates avaient déjà pensé à l’exclure en mars dernier, sans s’y résoudre. L’an passé, alors ministre des Finances de la ville de Berlin, Thilo Sarrazin avait provoqué un premier tollé en déclarant que "les Turcs ne servent à rien, sinon à produire des filles voilées". Ironie de l’histoire : après cette première provocation, il avait été recasé à la banque centrale, un poste moins exposé, où il ne pourrait pas, pensait-on, faire de dégâts. C’est raté.

Société angoissée

Double échec, car ses thèses ont trouvé un écho certain dans la population. "Thilo Sarrazin est le nègre d’une société angoissé", estime le Frankfurter Allgemeine Zeitung lundi dans un éditorial intitulé "Une erreur fatale". L’éditeur de "l’Allemagne se détruit" a, en outre, confirmé que le premier tirage était déjà épuisé avant même la sortie du livre, grâce aux précommandes. "Il a soulevé un débat que l’Allemagne n’avait jamais vraiment osé affronter. Peut-être que quelque chose de positif sortira de tout ça, si on se met à réfléchir sérieusement à la manière d'aider les immigrés à mieux s’intégrer", conclut la Süddeutsche Zeitung.


Source: http://www.france24.com