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6 sept. 2010

Eric Zemmour assimile Zyed et Bouna à des "truands"

Par Hicham Hamza

Le dérapage de trop ? Eric Zemmour a comparé les violences urbaines de Grenoble, provoquées par la mort de celui qu’il qualifie de « grand truand », aux émeutes de 2005, estimant qu’il s’agissait de « la même chose ». Un amalgame odieux pour les familles des victimes Zyed et Bouna, morts innocents, et la confirmation de la dérive du polémiste vers l’extrême droite.

Le débat a été diffusé le samedi 28 août sur l’antenne d’I Télé. Nicolas Domenach et Eric Zemmour sont censés s’affronter chaque semaine sur les thèmes d’actualité pour l’émission « Ça se dispute ». Ce jour-là, les journalistes abordent la question de la nouvelle politique sécuritaire initiée par le gouvernement à l’occasion des violences urbaines de Grenoble. Comme à son habitude, Eric Zemmour s’indigne de « l’impuissance politique » et s’enflamme : « Le délire, c’est des gens qui tirent sur les flics, qui cherchent à faire un carton sur les flics, qui se révoltent parce qu’un des leurs est mort. Mais c’était un grand truand ! C’est quand même inouï ! ».

L’animateur de l’émission, Jean-Jérôme Bertolus l’interrompt et lui demande alors : « Mais qu’est-ce qui a changé depuis les émeutes d’octobre 2005 ? ». Réponse expéditive d’Eric Zemmour : « C’est la même chose ! ».

Rappel des faits : en 2005, les émeutes ont été provoquées par la mort accidentelle, au début du mois de Ramadan, de Zyed et Bouna, adolescents électrocutés pour avoir tenté de fuir la police. En juillet dernier, les violents incidents entre jeunes et policiers dans la région de Grenoble ont résulté de la mort, dans une course-poursuite, de Karim Boudouda, 27 ans, un braqueur déjà condamné pour vol à main armée. Si des tirs à balles réelles ont eu lieu dans les deux cas, ils ont été extrêmement rares et sporadiques lors des trois semaines d’émeutes en 2005.

La malhonnêteté intellectuelle d’Eric Zemmour se traduit surtout dans l’équivalence qu’il présente aux téléspectateurs entre la mort brutale de deux adolescents innocents et le décès d’un délinquant notoire. L’ampleur des émeutes de 2005 s’expliqua essentiellement par la crise sociale qui affecte les quartiers populaires et l’injustice flagrante dans la disparition de Zyed et Bouna, apeurés par la police et électrocutés en tentant de lui échapper.

Le ministre de l’Intérieur à l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, affirma d’ailleurs un temps qu’il s’agissait de délinquants en fuite. Une déformation de la vérité que reprend aujourd’hui à son compte Eric Zemmour. Celui-ci n’oublie pas, par ailleurs, de ménager, à sa manière, le président de la République, estimant que le chef de l’Etat n’en « fait pas assez » dans sa politique sécuritaire. Il va même plus loin dans sa défense : « Il ne faut pas dire que c’est Nicolas Sarkozy qui enfle, qui en fait trop, etc : c’est la situation qui enfle, c’est la situation objective qui est délirante et de plus en plus grave ! C’est ça qu’il faut voir ». Sans doute faut-il aussi voir dans ce ton modéré à l’égard du Président la conséquence d’une rumeur selon laquelle le chroniqueur pseudo-rebelle, qui montre désormais patte blanche envers le chef de l‘Etat, serait devenu indésirable à la télévision pour Nicolas Sarkozy.

A l’extrême droite, toute

Quoiqu’il en soit de l’avenir audiovisuel d’Eric Zemmour, une chose est certaine : le journaliste sait faire varier ses « analyses » selon l’air du temps. Ainsi, en décembre 2007, au lendemain des émeutes de Villiers-le-Bel, après avoir dénigré ces jeunes « qui haïssent la France et mythifient le bled », il indiquait sur France Ô qu’il n’y avait pas eu de tirs à balles réelles durant les émeutes de 2005. Un propos inexact, ou une contre-vérité, visant à influencer l’opinion publique dans une direction « alarmiste » : il s’agissait de faire croire que le violences urbaines s’aggravent. Et quand l’air du temps devient enfin sécuritaire, comme en 2010, Eric Zemmour adapte son discours idéologique : ainsi, en avril dernier, contredisant sa propre déclaration antérieure sur le même sujet, il raconta avoir eu connaissance du témoignage d’un CRS qui aurait expérimenté des tirs de « fusils de chasse » durant les violences urbaines de 2005. Enfin, il y a une semaine, Eric Zemmour indique, sans recourir cette fois-ci à une source extérieure, qu’il y avait bien eu alors des tirs à balles réelles.

En attendant son procès pour incitation à la haine raciale -suite à ses propos sur les « trafiquants, pour la plupart Noirs et Arabes »- qui doit se tenir en janvier prochain, Eric Zemmour continuera sans doute de vouloir jouer son rôle de faux subversif sur France 2, à l’antenne d’RTL et au Figaro. Sa nouvelle docilité envers l’Élysée et sa lepénisation permanente des esprits pourraient néanmoins s’avérer inefficaces en cas de nouveau dérapage. Comme la semaine dernière sur I Télé. L’allusion négative à la mémoire de Zyed et Bouna, assimilés à des « truands », enfreint la Charte de France Télévisions, notamment le paragraphe 6 du chapitre 2.1, relatif à la « diffamation » : « Les collaborateurs de France Télévisions s’interdisent toute diffamation, c’est à dire l’ « allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur et la considération de la personne ».

En exprimant publiquement l’imputation selon laquelle deux adolescents innocents seraient des « truands », Eric Zemmour ne devrait plus, en conséquence, avoir sa place dans l’émission de Laurent Ruquier sur France 2. Auparavant, le polémiste avait réussi à éviter toute sanction professionnelle suite à son dernier propos diffamatoire, tenu également sur une antenne du groupe Canal+, à l‘encontre des minorités visibles. Et, en mars dernier, Eric Zemmour avait, sans faire de vagues, prôné sur France Ô la discrimination à l’embauche, allant jusqu’à affirmer (à 2’50) que les employeurs avaient le « droit de refuser des Arabes ou des Noirs » car « la vie est injuste ». Un propos nettement discriminatoire, tenu sur France Télévisions, enfreignant la Charte du groupe audiovisuel mais sans aucune sanction à l’endroit de son auteur. La diffamation de Zyed et Bouna, exprimée cette fois-ci sur une chaîne concurrente et qui vient s’ajouter à la longue liste des propos extrémistes tenus par Eric Zemmour, pourrait bien n’entraîner, là encore, aucune conséquence pour la carrière d’un réactionnaire visiblement intouchable.

Source: www.oumma.com

24 juin 2010

Zemmour pense que se sont les musulmans qui sont responsables de la débacle de l'équipe de France de football

Par Mourad Ghazli

J'étais heureux que domenech n'est pas sélectionné Benzema, Nasri et benarfa car on aurait dit que se sont encore les arabes les responsables de la crise.

C'est sans compter sur l'imagination de Zemmour qui trouve que c'est la faute des joueurs convertis à l'Islam , coupable de la révolte et de la perte de la France en empêchant le bon gaulois Gourcuff de jouer.

ZEMMOUR TU EST VRAIMENT PATHETIQUE ET MINABLE MAIS C'EST LE COMPEXE DU NAIN. COMMENT PEUT ON DIRE QUE C'EST A CAUSE DE LEUR CONVERSION A L'ISLAM QU'ILS ONT EMPECHE LA FRANCE DE GAGNER.

ZEMMOUR NE CONNAIT RIEN AU SPORT ET PENSE QUE SEUL GOURCUFF BON GAULOIS NON MUSULMAN POUVAIT SAUVER LA FRANCE MAIS IL A OUBLIE QUE ZIDANE N'A PAS EMPECHE LA FRANCE D'ETRE CHAMPIONNE DU MONDE.

JE NE COMPRENDS PAS QUE L'ARGENT DE MA REDEVANCE SERT A PAYER UN IDIOT. ZEMMOUR N'A RIEN DIT SUR GUITTON VICTIME DE SON HUMOUR SUR SARKOZY EN SE FAISANT LICENCIE DE FRANCE INTER. QUAND JE PENSE QUE SARKOZY AVAIT DIT QU'IL PREFERAIT L'EXCÈS DE CARICATURE QUE LA CENSURE SUITE AU CARICATURE DE VALLS SUR LE PROPHETE.

Source: www.ghazli.com

22 avr. 2010

Egalité et Réconciliation : Qui est Eric Zemmour ?

Par Alain Soral

Zemmour et Dreyfus

Comme pour l’affaire Dreyfus, il y a l’individu Zemmour et l’affaire. L’individu Zemmour c’est un type de droite, disons de droite bonapartiste, cultivé, qui dit et écrit à peu près la même chose depuis vingt ans. L’affaire Zemmour c’est, depuis quelques mois, un système politico-médiatique qui a visiblement décidé de le pousser en avant pour faire tomber les dernières barrières de l’idéologie libéral-libertaire issue de mai 68 : droitdel’hommisme, internationalisme, antiracisme… Comme pour l’affaire Dreyfus, la bonne question est donc de se demander pourquoi aujourd’hui un tel déchainement… de soutiens ! Ostracisé omniprésent dans les médias (pas moins de six émissions), viré du Figaro finalement invirable (à dix mille euros par mois), presque attaqué par la Licra mais finalement pas… Bref, le transgresseur du politiquement correct intouchable et hautement sponsorisé Éric Zemmour est devenu en quelques semaines, comme son illustre prédécesseur, la victime la plus people et la mieux défendue de France !

Zemmour et Cohn-Bendit

En mai 68, lorsqu’il s’agissait de liquider De Gaulle parce que trop insoumis à la domination américaine, une même mise en scène politico-médiatique nous incitait, pour imiter l’insoumis Cohn-Bendit, à tous être des “Juifs allemands”. Aujourd’hui que l’ennemi désigné par les mêmes ne semble plus être le patriote français mais, finalement, l’immigré musulman précédemment choyé, nous devons tous redevenir, cette fois sous la houlette du nouvel insoumis Zemmour, des mélancoliques de l’Empire français. Autre temps, autre mœurs… et des Français toujours contents de se soumettre à la manœuvre !

Zemmour et Le Pen

Agréable donc, pour une certaine droite réactionnaire plus protectionniste que libérale, de voir Zemmour remettre à leur place les anciens chouchous de la gauche libertaire. Mais agaçant tout de même de réaliser que, finalement, ce que dit Zemmour sur l’immigration, la délinquance, l’identité nationale et l’histoire de France… c’est en gros ce que répète Le Pen depuis plus de trente ans. Mais avec Le Pen, contrairement à Zemmour, personne ne s’extasie sur son indéniable courage, son bon sens et son insoumission ? Alors pourquoi Zemmour et pas Le Pen ? Le diable se cacherait-il dans les détails ?

Zemmour et Finkielkraut

Outre Le Pen, interdit d’incorrection puisque Français de souche, un autre “nouveau réactionnaire” avait montré la voie ces derniers temps en la personne de l’ombrageux Alain Finkielkraut. Finkielkraut lui aussi posant en éternelle victime du haut de ses multiples tribunes à France Culture et ailleurs… Une différence quand même, contrairement à Zemmour, national républicain assumé, Finkielkraut, lui, pratique toujours la double éthique et le double langage. Parrain de SOS Racisme fustigeant l’antiracisme, pourfendeur de la repentance mais membre du comité d’honneur de la LICRA. Donneur de leçons républicaines avec tribune à Radio Communauté juive, Insultant l’équipe de foot “black-black-black” à Tel Aviv pour se démentir aussitôt à Paris… Un des bons points à mettre au crédit du républicain réactionnaire Zemmour, outre sa constance et sa cohérence, c’est d’avoir démonétisé Finkielkraut. Ce n’est pas encore le bonheur, mais c’est déjà ça !

Zemmour et Zemouri

Ce nationalisme, qui plait tant aux Français de souche qui n’y avaient plus droit, n’est pas sans attirer à Éric Zemmour des petits soucis avec ses “cousins” (c’est comme ça que les sémites juifs et arabes s’appellent affectueusement entre eux). Ainsi Aziz Zemouri, lui aussi journaliste au Figaro mais moins bien payé, a-t-il gratifié Éric Zemmour – outre de plagiaire d’Alain Soral (merci de l’avoir remarqué) – de raciste et de misogyne chez Morandini ; pour un peu il l’aurait traité d’antisémite ! Seulement, un : Zemouri est bien mal placé pour donner des leçons de gauche à Zemmour… de son poste au Figaro. Deux : on peut aussi remarquer que ses critiques, loin d’être celles d’un patriote outragé, sont plutôt celles d’un communautaire dont la stratégie antinationale, de Sarkozy à Ramadan, a finalement peu payé. La colère d’un jaloux en somme, envers le talent !

Zemmour et Marine

Zemmour n’a donc pas grand-chose à craindre de ses contradicteurs de gauche bobo ou de droite libérale passés de mode ou sans effets. Ses futurs problèmes risquent plutôt de venir de sa droite. De Marine Le Pen, par exemple, dont les discours composés d’anti-mondialisme financier et d’anti-islamisme sont parfaitement alignés sur les siens. Et avec la présidentielle qui approche, notre national-républicain risque d’être bien embêté le jour où il faudra qu’il dise pour qui il faut voter, au moins au premier tour. Une question que ses petits camarades journalistes ne manqueront pas de lui poser. Et là, à moins que Galouzeau de Villepin ne vienne le tirer d’affaire par sa candidature, on ne voit pas très bien, à moins de mentir ou de se dédire, comment se défiler…

Zemmour et Dieudonné

Outre le Front national, dont il est objectivement très proche sur le plan des idées, le gros problème à venir pour Éric Zemmour, c’est Dieudonné. Parce qu’à bien y réfléchir, le Zemmour de gauche, celui qui revendique aussi sa liberté de dire des vérités incorrectes et des vérités qui fâchent sur la tartuferie de l’antiracisme, sur les Blancs et les Noirs, le communautarisme et la dictature du politiquement correct… c’est Dieudonné. Seulement là, deux poids deux mesures : quand la LICRA renonce à sa plainte contre Éric Zemmour pour ses propos sur les Arabes et les Noirs, elle la maintient contre Dieudonné pour ses propos sur les Juifs (si bien qu’en plaisantant on pourrait dire qu’en France l’antiracisme, sous le règne de la LICRA de monsieur Jakubowicz, c’est un Juif ashkénaze qui décide que les Arabes et les Noirs n’ont pas à être choqués des propos diffamatoires tenus par un Juif sépharade !). De même, quand Zemmour est maintenu sur le service public, malgré ses saillies et le tollé, au nom de la liberté d’expression, Dieudonné, lui, doit se résoudre à jouer dans un bus. Et pas question de parler “d’effet Zemmour”, bien sûr, quand un vigile maghrébin est assassiné par cinq Juifs à Bobigny, alors que pour l’affaire Ilan Halimi, les médias, cette fois moins discrets, ne se sont pas privés de parler d’un “effet Dieudonné”… Et comme Éric Zemmour, contrairement à Finkielkraut, n’est pas l’homme du double langage, nul doute que face à Dieudonné, il reconnaîtrait honnêtement cette inégalité de traitement comme cette injuste libération à deux vitesses de la parole gauloise ! Raison pour laquelle, sans doute, il a soigneusement évité jusque ici de débattre avec lui. Dommage !

Zemmour et Soral

Aziz Zemouri n’est pas le seul à l’avoir remarqué : de la critique du libéralisme-libertaire en passant par celle du féminisme et du communautarisme, il y a pas mal de points communs entre la pensée d’Éric Zemmour et celle de votre serviteur. Des petites différences quand même, le style chez moi disons moins commercial : à la fois plus offensif à l’oral et moins journalistique à l’écrit. Et surtout : Israël et l’islam. Israël dont Zemmour ne parle jamais et les musulmans dont il dit plutôt du mal. Des points de détails… mais qui conduisent Éric au firmament des médias et moi au tribunal !

Zemmour et la France

Même si nous avons le droit de nous sentir floués, nous patriotes français voués aux gémonies, réjouissons-nous du vent de fraicheur que fait souffler la parole libre d’un Éric Zemmour sur bien des sujets. Félicitons-nous non seulement de sa liberté, mais incitons-le à aller plus loin ! Lui qui ose dénoncer les méfaits de l’antinationalisme, de la repentance et de l’antiracisme, qu’il ose dire jusqu’au bout qui a monté la combine ! Et puisqu’il aime tant la France, lui qui est mieux placé que quiconque pour savoir que Juif n’est pas seulement une religion, mais aussi un peuple et une nation, comme nous le rappellent fort justement une Élisabeth Levy ou un Mayer Habib… qu’il aille aussi jusqu’au bout de cette assimilation française dont il s’est fait le champion. Comme ses glorieux prédécesseurs : Marc Bloch, Michel Debré et Marcel Dassault, qu’il se convertisse enfin au catholicisme !

Source: www.egaliteetreconciliation.fr

8 avr. 2010

Ardisson met Zemmour échec et mat

Eric Zemmour, le Monsieur 100 000 volts de la polémique discriminante, a fait le show au cours de ces dernières semaines, nous livrant en bretteur du parisianisme toutes les bottes secrètes d’une nostalgie à la française, très éloignée de la définition apaisée et lumineuse qu’en donnait Victor Hugo : « La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste ».

Ce drôle de Zèbre, plus proche du pyromane de l’embrasement social que de l’intellectuel alangui dans son inconsolable spleen d’une certaine idée de la France, a beaucoup joué avec le feu, un peu trop en ce qui concerne Thierry Ardisson.

Après avoir lancé ses scuds, Eric Zemmour, attaqué sur tous les fronts, n’a pas hésité à torpiller Thierry Ardisson, en l’accusant de manipulation au montage, dans le cadre de son émission « Salut les Terriens », où il prononça les mots d’anthologie sur la « délinquance des Noirs et des Arabes », entre autres perles du genre...

N’étant pas à une outrance près, Eric Zemmour affirmait que Thierry Ardisson lui avait chuchoté à l’oreille au cours de l’enregistrement : "Tu as un rôle très important dans la société, de dire les vérités qui dérangent... Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage...", et mimant l’effarement interrogeait sur un ton faussement ingénu : "Si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?"

Ni une ni deux, Thierry Ardisson, disqualifié publiquement, mandatait des huissiers, afin de faire éclater la vérité. Et c’est un atout maître que ce dernier vient d’abattre face à son délateur, en produisant un rapport officiel de cinq pages attestant qu’aucune image n’a été truquée, déformée, et manipulée.

Fort de cette preuve irréfutable, et plutôt jubilatoire, qui va appuyer sa plainte en diffamation, Thierry Ardisson savoure déjà le châtiment qu’il souhaite infliger à Eric Zemmour : "Je demande qu’il soit condamné à payer 20.000 euros à une association favorisant la réinsertion des dealers de banlieue », indique-t-il. Un retour de bâton parfaitement ciblé, qui pourrait être assorti d’un autre petit supplice, histoire de donner matière à méditer au chroniqueur, donneur de leçons patenté : une peine de travaux d’intérêt général dans cette même association…

Source: www.oumma.com

30 mars 2010

Aziz Zemouri se paye Eric Zemmour !

La rédaction du Figaro ne compte pas que des béni-oui-ouis inféodés à une direction omnipotente, manipulatrice et dissimulatrice qui, tel un politburo faussement replié en cellule de crise sur le cas Zemmour, a fait courir beaucoup de bruit pour rien.

L’endogamie de classe a de beaux jours devant elle sous le règne d’Etienne Mougeotte, directeur du groupe où officie un éditorialiste très prolixe sur les plateaux de télévision, mais dont la plume s’est terriblement tarie depuis plus d’un an, un détail pour le Figaro qui continue de rémunérer son poulain à prix d’or ( 9 700 euros brut mensuels selon certaines sources sûres) pour rendre page blanche…

Quand les pleutres se mettent à genou, il y a toujours des braves pour se lever et refuser l’hypocrisie banalisée, un fléau devenue pandémie dans la galaxie élitiste et sectaire des hommes de pouvoir du parisianisme, l’autre France...

Aziz Zemouri, journaliste au Figaro depuis dix ans, appartient à la trempe de ceux qui refusent obstinément de se taire, se faisant le vaillant porte-drapeau d’une clameur de protestation qui monte au sein de la corporation journalistique. En professionnel aguerri, il renvoie la balle à l’envoyeur en partant à son tour à l’assaut médiatique du surprotégé Eric Zemmour.

Dans une condamnation sans appel qui descend en flammes un polémiste de salon, Aziz Zemouri a fait entendre son cri du cœur sur les ondes d’Europe 1, chez Jean-Marc Morandini, particulièrement outré à l’idée de partager son bureau avec un individu notoirement "raciste, misogyne, homophobe", et pour couronner le tout," sexiste".

Pire encore, oui c’est possible, le gourmand Eric Zemmour ne se contente pas seulement d’endosser le rôle d’agitateur des passions les plus viles qui lui va comme un gant, il se double d’un vulgaire plagiaire, dénué de la moindre étincelle de créativité, qui puise sans vergogne dans les propos sexistes d’Alain Soral pour nourrir sa prose fielleuse à l’encontre de la gente féminine.

Aziz Zemouri porte le fer et appuie là où rares sont ceux qui osent s’aventurer : « Eric Zemmour ne connaît pas la France, il se lève dans le 8ème arrondissement, va ensuite chez LCI, à RTL…, il prend ses informations sur différents blogs » s’est-il exclamé révolté.

Le masque tombe, et la réalité apparaît crûment dans toute sa pathétique vérité : Eric Zemmour, le faussaire, qui exulte en enflammant dangereusement les esprits accablés de la France d’en bas, est un sombre lampiste qui ne connaît que l’opulence et les intrigues de la France d’en haut.

Chapeau bas à la témérité indéniable d’Aziz Zemouri ! Puisse son action libérer la parole de l’immense majorité silencieuse…


Source: www.oumma.com

29 mars 2010

A la racaille halalisée

« Ce que tu fais de valeureux aujourd'hui inspire les actions des autres dans le futur. » Marcus Garvey. Tends la main à l'Afrique : elle est ta fille et ta mère.




Alors que le polémiste Zemmour bassine avec des préoccupations proto-nationalistes et proto-xénophobes - de telle manière que le postpoujadisme soit intégré dans l'horizon du fascisme ultra-libéral (le fond du fascisme est corporatiste, interne à la crise du libéralisme), notre brillant essayiste-journaliste-polémiste-critique s'acharne sur le problème numéro un bien connu de France : l'immigration africaine (au sens large). Corolaire : le problème de la religion - l'Islam qui n'est pas le christianisme (ni le judéo-christianisme syncrétique et fort naturel). Outre ses outrances et ses erreurs, il semblerait que Zemmour hiérarchise passablement mal les problèmes, confondant le faible et le bouc émissaire, soit s'en prenant avec un courage remarqué plus que remarquable au plus faible. Je croyais pourtant que l'un des mentors de Zemmour, un nationaliste de gauche se réclamant de Marx, Alain Soral le boxeur (plus que sociologue d'ailleurs), désapprouvait ces manières de racaille, notamment au nom de Marx.
La démarche de Zemmour est peu reluisante : par temps d'islamophobie, on ne flatte pas les plus vils instincts de l'Occidental oppressé et oppresseur (xénophobie, préjugés racistes, intolérance religieuse...). Les protestataires bien-pensant s'en prennent à la phrase de Zemmour concernant la délinquance majoritairement africaine ("Les Français issus de l'immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait."). Bien entendu, outre une instrumentalisation des statistiques, l'explication à la surdélinquance des individus issus de l'immigration africaine récente (depuis les années 60 pour faire large) s'explique en termes sociologiques classiques.
Si les Français issus de l'immigration africaine récente connaissent en leur sein une surdélinquance fort minoritaire (et fort prévisible), c'est pour des raisons sociales - certainement pas culturelles, religieuses ou raciales. Justement. La distinction entre les races est le vrai fond du comlmerce, pardon, du débat qu'introduit Zemmour. C'est un scandale! Les contempteurs plus ou moins sincères de Zemmour feraient bien de s'insurger de la sortie véritablement plus scandaleuse de Zemmour, qui ne concerne pas la question de la délinquance, mais le problème de la race. Et après, on nous dit que le fascisme n'est pas tapi au cœur de notre débat actuel? Reportez-vous notamment à cette retranscription d'une émission télévision relativement plus ancienne (13 novembre 2008, Arte, intitulée délicieusement Paris/Berlin : le débat), dans laquelle les propos de Zemmour sont tout simplement racialistes :
http://www.vincentcespedes.net/fr/Paris-Berlin.pdf
La différence entre racialisme et racisme? Le raciste expliquerait l'existence de races différentes à l'intérieur de l'espèce humaine par des échelles de valeur; le racialiste se contenterait d'énoncer qu'il existe des races différentes (sans valeur explicite). Souvent les racialistes seraient des racistes demi habiles. De ce point de vue, Zemmour le racialiste profère des absurdités en mélangeant la race, la couleur de peau, le phénotype. Je sais bien que par commodité langagière certains scientifiques ont pu parler de races pour dénoter des groupes géographiques, voire culturels. Mais cette définition n'allait jamais sans la reconnaissance implicite de l'existence connexe et irréfutable d'une seule race au sein de l'homo sapiens sapiens.
Un racialiste comme Zemmour foule aux pieds de ses polémiques sécuritaires, voire nationalistes (certains diront souverainistes) les évidences scientifiques en recourant à la figure rhétorique archétypale de la mauvaise foi : l'amalgame. Zemmour amalgame le sens de la race, de la couleur de peau et du phénotype. Cette confusion sans doute volontaire aboutit à des conclusions populistes, voire nauséabondes. Personne n'a prononcé l'exclusion suite à ces propos, parce que Zemmour est un polémiste instrumentalisé. Où un Cespedes (contradicteur de Zemmour sur le plateau d'Arte) explique la présence de Zemmour par le climat de l'époque (dérive droitière, sécuritariste et xénophobe), il n'est pas moral de voir un Zemmour invité partout dans les médias.
Comme celle d'un BHL, son contradicteur médiatique qui aux dernières nouvelles se prendrait en ultime avatar d'un génie du judaïsme, comme celle de son mentor nationaliste de gauche Soral (à ne pas confondre avec le trouble et pacifiste homonyme Sorel, un modèle de Soral), la pensée de Zemmour est nulle. Chacun le sait. Pourtant Zemmour s'en sort à son avantage : les poursuites sont abandonnées suite à des explications satisfaisantes (à ce décompte de mansuétude, on eût aimé qu'un Dieudonné bénéficiât de la même compréhension!); les tribunes médiatiques de Zemmour sont maintenues malgré les menaces de licenciement conditionnel; plus fort dans l'instrumentalisation, une manifestation de soutien est organisée à la sortie du Figaro (journal fort conservateur tenu par l'héritier synarchiste patent Dassault auquel Zemmour est salarié - fort théoriquement d'après le journaliste quasi homonyme dudit Figaro Zemmouri).
Que ne remarque-t-on que les polémiques de Zemmour à propos de la délinquance ou de la race interviennent en plein débat sur l'identité nationale instrumentalisée par le gouvernement néo-conservateur français de Sarkozy? Que ne remarque-t-on la prégnance de ces débats pathétiques depuis au moins l'élection présidentielle de 2007? Que ne remarque-t-on que les propos de Zemmour font chœur avec l'instrumentalisation du nationalisme, du poujadisme, du frontisme, du populisme, de la xénophobie, voire du racisme par le pouvoir en place? Il est vrai qu'un autre synarchiste, le socialiste Mitterrand, avait initié cette veine manipulatrice qui consiste à diviser pour régner.
Zemmour appartient au dispositif médiatico-polémique pour mettre sur la table officielle des thèmes sécuritaires qui permettent une diversion par rapport au vrai problème : la crise financière qui est une crise systémique et qui menace de balayer le monde actuel en quelques années. Zemmour ne fait pas partie d'un complot unique et pyramidal de type sécuritariste pour nous divertir. Il nous divertit, mais c'est pire : il s'appuie sur des réseaux qui lui permettent de développer sa pensée mensongère et fort proche d'un certain nationalisme et d'un certain fascisme au nom de l'irrationnelle liberté d'expression. Liberté changeante suivant les thèmes que l'on aborde. Si l'on attaque des sujets défendus par le pouvoir en place, on est attaqué au nom des limites de la liberté d'expression; si l'on attaque des sujets favorables au pouvoir en place, on est défendu derrière les attaques (finalement avantageuses) au nom de la liberté d'expression. Apologie de la fable de la chauve-souris, qui est souris ou oiseau suivant ses interlocuteurs et ses intérêts.
Apologie de la mauvaise foi et du double discours. Dans le même temps, Zemmour abat les cartes de son jeu de polémiste-propagandiste dénué d'idées valeureuses en dressant l'apologie de moins en moins masquée de l'impérialisme. Zemmour sur les plateaux se montre fasciné par l'Empire romain, au point qu'il explique que la France a été en partie l'héritière de cet impérialisme. Pour Zemmour, l'impérialisme semble l'horizon indépassable de la réflexion politique. Nous songerons à envoyer à notre brillant analyste politique une copie des productions impérissables de l'impérialiste posteuropéen Cooper, qu'il voie si la jonction est opérée avec l'anteimpérialisme romain.
Dans une mentalité impérialiste, les positions d'un Zemmour s'expliquent : la domination finaliste induit l'explosion inéluctable de l'impérialisme. Du coup, quand on se trouve au bord de l'abîme impérialiste, quand la forme impérialiste à son paroxysme de domination a détruit son ordre, pour se sauver de la disparition à laquelle elle se trouve acculée, elle bascule dans l'extrémisme - l'apologie des thèses les plus violentes et irrationnelles.
Considérez le comportement de Zemmour l'impérialiste postmoderne (selon les propres attentes du gourou Cooper) : en pleine crise majeure et irréversible de l'impérialisme contemporain, damné par son mal incurable, notre polémiste joue le jeu en France du sécuritarisme, qui est la diversion historique de l'impérialisme en phase terminale et en fin de course pour sauver sa peau et poursuivre sa besogne (jouer au sauveur de la populace alors qu'on en est le pirate). Zemmour roule pour l'impérialisme qui le fascine et pour le sécuritarisme qui en est sa conséquence ultime. Zemmour lui-même évoque la fin de l'Empire romain, la chute de Rome. Sauf qu'il n'en retient que l'explication lacunaire par les invasions migratoires barbares et qu'il rend cette chute aussi inexplicable qu'irrationnelle.
Le modèle que propose Zemmour est explicable à l'intérieur du phénomène impérialiste. C'est dire que Zemmour roule objectivement pour les intérêts de l'Empire britannique de type financier, qui a pris la succession du fameux Empire romain (via des formes transitoires comme Venise) et qui a été théorisé dès ses limbes par le roi d'Angleterre Jacques Ier Stuart dans son révélateur Basilikon Doron (1599). Zemmour se rend-il compte qu'il travaille pour les intérêts de l'impérialisme contemporain? Est-il seulement envisageable que Zemmour s'imagine suivre de quelconques idées ou une quelconque carrière littéraire (vu que même ses adversaires médiatiques lui serinent avec délectation qu'il écrit très bien et qu'il est très intelligent)?
Un peu de sérieux dans la manipulation rebattue et embrouillée. Plus personne ne parlera de l'action ou de l'œuvre de Zemmour d'ici dix ans - et c'est tant mieux. Quand on veut dénoncer littérairement, polémiquer littérairement, satiriser littérairement, pamphlétiser littérairement, il convient de s'attaquer à des intérêts puissants et officiels. De préférence peu reconnus. Au mieux, pas du tout. Le pire est de taper sur les faibles afin de protéger les puissants (pour lesquels on travaille). Au lieu de s'en prendre aux voyous racailleux de banlieue issus de l'immigration africaine récente, à des minorités ethniques ou religieuses amalgamées, voire illusoires, que Zemmour ne nous entretient-il pas avec la même flamme et la même flemme (peu flegmatique) de la délinquance en col blanc, des crimes des financiers, des crimes des sionistes à Gaza, des crimes du 911, de tous les crimes dans le monde où l'on tue des enfants et des innocents au nom du diabolique voire fasciste droit du plus fort?
Le contresens qui enterre définitivement Zemmour en tant que penseur ou qu'écrivain amène à rappeler que non seulement Zemmour (qui me fait penser à un éléphanteau fils de Jumbo) se trompe de trempe mais qu'il délire tant et si bien qu'il en indique en contrepoint la vérité. Allez, le salut passe par le courage. Le salut se loge chez les faibles, les opprimés et les marginalisés. Loin d'être les calamités des sociétés occidentales qui les intègrent - ou les désintègrent, les immigrés africains constituent le salut de ces sociétés. La culture occidentale est exsangue, vidée de son sens plus encore que de son sang par son impérialisme frénétique qui l'a conduit à dépoter en esclavage les Africains et à coloniser le monde.
L'avenir de l'homme se situe dans l'espace et par l'Afrique. L'avenir de l'Occident se situe à Gaza. Pas en Israël sous l'égide des crypto-fascistes du gouvernement actuel emmené par les fils idéologiques de Jabotinsky. Les immigrés issus de l'Afrique vont sauver l'Occident. Ils vont le sauver moralement. Ils vont le sauver énergétiquement. Nous avons besoin de sang neuf. Pas d'histoires sclérosées et réactionnaires de races ou de couleurs. Nous avons besoin de sens neuf. Nous avons besoin de rédemption.
Nous y sommes. Bob Marley (métisse de père blanc anglais et de mère noire esclavagisée) y était. La rédemption. Tout est dans la rédemption. La rédemption peut être apportée par les Occidentaux d'Afrique. J'ignore si l'Occident se sortira de son pas à trac - ou s'il sera l'équivalent moribond et décati de l'Afrique actuelle, mais l'Afrique est la planche de salut de l'Occident. Sa damnation : la planche à billets. Dans ce jeu de dupes, un Zemmour charrie du sens pervers au sens où il inverse stricto sensu le sens : la rédemption de l'homme blanc passe par l'intégration de l'Occident à l'Afrique.
C'est le rôle que jouent les Occidentaux issus de l'Afrique. De toute façon, les dés sont joués : l'avenir de l'Occident se situe en Afrique. L'Afrique a les clés des dés. Soit l'Occidental poursuit son entreprise de déni colonisateur qui le pousse à stigmatiser cyniquement le sanglot de l'homme blanc (à la manière de ce néo-conservateur de Bruckner); soit il en accepte l'évidence littérale et il arrête le coup des dés pipés. Il tend la main à l'Afrique et il comprend que l'avenir de l'Occident coïncide avec l'avenir de l'homme. L'Afrique à venir.

Source: http://aucoursdureel.blogspot.com/