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27 mars 2013

Averroès, le meilleur lycée général de France

 
Le ministère de l'Education nationale a dévoilé les résultats du niveau des lycées. A partir de ces données, Le Parisien a pu établir le classement des meilleurs lycées de France.

Le lycée privé musulman Averroès, situé à Lille, décroche la première place du classement des lycées proposant un enseignement général et technologique sur 2309 établissements.

100 % des 43 lycéens inscrits y ont obtenu leur baccalauréat en 2012. « Le taux global de réussite au baccalauréat (100%) du lycée privé Averroès, est supérieur au taux moyen (attendu) calculé par le ministère pour des élèves d'âge, d'origine sociale, de sexe et de niveau scolaire comparables et scolarisés dans des lycées comparables en termes d'âge, d'origine sociale et de sexe de l'ensemble de l'académie de Lille (83%) », constate par ailleurs Le Parisien.

Depuis plusieurs années, cet établissement privé musulman, premier du genre ouvert depuis 2003 et sous contrat avec l’Etat depuis 2008, s’impose comme l’un des meilleurs lycées de France.

Il est suivi dans ce classement national par le lycée public ESSA Ecole Boulle, dans le 12e arrondissement de Paris, et l’Ecole active bilingue Jeanine Manuel, un lycée privé parisien.

Le lycée Henry IV, souvent cité comme une référence, arrive en 5e position avec un taux de réussite au BAC de 100 %. Mais 95 % d’anciens élèves de seconde de l’établissement ont obtenu leur BAC dans ce même lycée alors qu’ils sont 99 % dans ce cas au lycée Averroès.

Dans un autre classement signé L’Express, le lycée Averroès se classe à la 5e place du classement national et premier au niveau départemental car le journal a choisi de se baser sur la probabilité pour un élève de première d'obtenir son bac dans le même lycée.

Les critères pris en compte par le Ministère de l'éducation nationale pour établir les résultats des lycées sont en effet le taux de réussite au BAC mais aussi le taux d’accès de seconde et de première au BAC et la proportion de bacheliers parmi les sortants.

« Les indicateurs de valeur ajoutée des lycées évaluent non seulement la réussite des élèves de terminale d'un établissement au baccalauréat, mais aussi la capacité de cet établissement à accompagner le maximum d’élèves de seconde jusqu'à l'obtention de ce diplôme, en prenant en compte les caractéristiques socio-démographiques et scolaires des élèves », explique le ministère.

La réputation du lycée Averroès n'est plus à faire. La reconnaissance de son excellence est désormais nationale.

Source : saphirnews

23 mai 2011

Douze cars de CRS, dix voitures de police banalisées et dix autres aux couleurs de la police nationale pour déloger quelques étudiants de l’IFESI

Privés de cours depuis quelques semaines, les étudiants de l’institut l’IFESI continuent leur rassemblement devant la mairie de Boissy-st-Léger (94) pour réclamer du Maire Charbonnier (PS) le passage de la commission de sécurité seul obstacle à la réouverture de leur établissement.

Le samedi 21 mai 2011, le rassemblement des étudiants a été dispersé par la force, on a compté douze cars de CRS, dix voitures de police banalisées et dix autres aux couleurs de la police nationale pour déloger quelques étudiants pacifistes.

L’UAM-93 regrette le recours à la force publique alors que le problème est purement administratif, le maire de de Boissy-st-Léger Mr Charbonnier (PS) qui avait de bons rapports avec les dirigeants de cet établissement peut débloquer cette situation et permettre aux étudiants de reprendre leur cours et passer leur examen de fin d’année.

Bobigny, le dimanche 22 mai 2011
Le Président de l’UAM-93
H. FARSADOU

Le quotidien Ouest-France a consacré un article au rassemblement des étudiants de l’Ifesi du samedi 21 mai 2011 devant la mairie de Boissy-St-Leger (94). Petit hic, l’article consultable sur le site du Quotidien se retrouve classer dans la rubrique « Terrorisme » alors qu’il s’agit d’un simple rassemblement pacifique en France d’étudiants certes de confession musulmane mais français avant tout. S’agit-il d’une erreur ou d’un réflexe de la rédaction associant systématiquement islam au terrorisme ?

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Ci-dessous un exemple d’un courrier que vous pouvez adresser à la rédaction du journal ( redaction.paris@ouest-france.fr )

Mesdames, Messieurs,

Dans votre édition en ligne du dimanche 22 mai 2011, vous relatiez des événements qui se sont déroulés à Boissy-St-Leger dans le Val-de-Marne le samedi 21 mai 2011.

Quatre étudiants d’un institut islamique du Val-de-Marne en garde à vue“, c’est ainsi que vous décidiez de titrer votre article. Comble ! Vous classiez cet article dans la rubrique terrorisme.

Devons-nous en conclure que selon vous, le mot “Islam” doit forcément figurer dans la rubrique terrorisme? Comment expliquez-vous ce scandale? Avez-vous pris contact avec les organisateurs de cette manifestation pour avoir une autre version que celle des autorités? Avez-vous fait ce que tout journaliste digne de ce nom se doit de faire. Confronter les versions.

Pour votre information, la plupart des observateurs de ce mouvement ont reconnu son caractère pacifique.

Par le présent courriel, je vous informe donc que je suis scandalisé en tant que citoyen français que mes compatriotes soient ainsi placés dans les mêmes catégories que des poseurs de bombes et assassins d’enfants.

Je vous demande expressément de réparer ce que je l’espère être une faute.

Cordialement,

Source : www.islamenfrance.fr

20 mai 2011

Au collège musulman de Toulouse, priorité aux jeunes filles... voilées

TOULOUSE — Au collège musulman Alif à Toulouse, les jeunes filles voilées sont majoritaires. Elles sont admises en priorité dans cet établissement qui se pose en alternative après l'interdiction du hijab à l'école publique, séduisant de plus en plus de familles.

Alors que l'enseignement musulman fête son 10e anniversaire en France métropolitaine, Abdelfattah Rahhaoui, président du groupe scolaire privé Alif, lui prédit un bel avenir.

Forte du succès du collège ouvert en 2009 dans le quartier sensible du Mirail, l'association Alif envisage d'ouvrir près de Toulouse un lycée à la rentrée 2013.

"Les parents, dit M. Rahhaoui, cherchent une éthique religieuse pour préserver leurs enfants des vices et de l'immoralité, car on assiste à une augmentation de la violence dans l'école publique, où les enfants sont confrontés à la drogue, à la violence, à la sexualité".

"On veut nous imposer une école publique qui impose sa façon de voir. Si une élève ne veut pas aller à la piscine montrer son corps, c'est son droit", plaide le chef de l'établissement. "Dans l'école publique on l'y oblige".

Le collège Alif accueille 55 élèves (dont 40 filles) de la 6e à la 3e. C'est le seul de la région toulousaine (environ 40.000 musulmans) et dans le Sud-Ouest.

L'admission se fait sur dossier et les frais de scolarité mensuels vont de 90 à 130 euros par mois, selon les ressources.

Au collège Alif, souligne Abdelfattah Rahhaoui, "on privilégie les filles, car ce sont elles qui paient les pots cassés de cette loi. Ces filles-là n'ont pas le droit d'aller à l'école publique, elles sont dénudées de leur droit le plus élémentaire de suivre une scolarité".

La Loi du 15 mars 2004, qui "interdit les signes et les tenues qui manifestent ostensiblement une appartenance religieuse", a favorisé l'émergence des écoles musulmanes, observe Samir Amghar, chercheur au Centre d'étude et de recherche international de l'Université de Montréal.

Les enseignantes elles aussi portent le hijab, ne laissant apparaître que leur visage.

Pour l'une d'elles, "enseigner avec le voile, cela va de soi. Sans le voile, je n'enseignerais pas. Dans le public, on ne m'a pas acceptée telle que je suis", observe cette jeune femme de 27 ans, convertie à l'islam depuis trois ans.

C'est devant le collège qu'une enseignante d'éducation physique portant le niqab (voile intégral) a été prise en flagrant délit par des policiers.

En classe, les filles sont au fond de la salle, les garçons aux premiers rangs. Dans la cour de récréation, les filles jouent d'un côté, les garçons de l'autre.

"Rien n'est imposé, c'est un choix des enfants", assure le directeur.

Alif recherche l'excellence et prépare les élèves à des concours internationaux, en mettant l'accent sur l'anglais et l'arabe, enseigné comme deuxième langue vivante (LV2). Cinq heures d'éducation islamique sont dispensées par semaine, mais pas de cours de musique.

Samir Amghar, également sociologue de l'Institut d'études de l?islam et des sociétés du monde musulman (IISMM), situe le collège Alif dans un courant "de type orthodoxe, socialement et politiquement très consensuel".

Ahmed Elhouzi, un électronicien de 49 ans, est rassuré de savoir sa fille de 13 ans au collège Alif: "Avant, elle était dans un autre collège, où malheureusement, il y a de la drogue, des enfants de son âge qui commencent à fumer. Ici, elle est plus encadrée, c'est carré".

Certaines familles ont même déménagé, dont l'une d'Italie, pour scolariser leurs enfants au collège Alif.

Au rectorat, on n'épilogue pas sur Alif. "Les inspecteurs sont très attentifs au contenu des enseignements", se contente-t-on de dire.


Source : AFP

1 avr. 2011

Des instits du privé à l'école de l'Islam

Alors que le débat sur la laïcité suscite pas mal de controverses, les enseignants de trois écoles privées tourquennoises ont participé hier à une formation inédite à la mosquée de la rue Saint-Maurice. Ils voulaient qu'on leur explique l'Islam pour mieux comprendre et accueillir leurs élèves musulmans.


En jargon pédagogique dans l'enseignement catholique privé, on appelle cela une « formation intra-inter ». Autrement dit une formation qui échappe aux schémas académiques pré-établis par de brillants experts. À Tourcoing, les enseignants des écoles Saint-Pierre, Saint-Mathieu et Saint-Jean ont souhaité tout simplement s'intéresser à l'Islam. « Dans nos écoles sont inscrits des enfants issus de familles musulmanes. On a à coeur de les accueillir le mieux possible, d'éviter toute boulette tout en gardant notre identité. C'est important de connaître la religion de ceux qu'on côtoie » , nous explique une enseignante.
D'où une formation spécifique de deux fois trois heures. « Pour nous c'est un peu une première », reconnaît Thierry Vanholderbeke, animateur pastoral à la direction diocésaine de l'enseignement catholique à l'origine, avec Pascal Dame, délégué diocésain à l'interreligieux et président de Roubaix Espérance, de ce stage inédit.
Hier, une trentaine d'enseignants ont ainsi été accueillis à la mosquée la Sunna rue Saint-Maurice, la doyenne des institutions musulmanes de Roubaix puisqu'elle a vu le jour en 1982. Rachid Sahri, président du collectif des institutions musulmanes de Roubaix et guide de cette visite, n'a éludé aucune question. Y compris celles concernant la place de la femme dans la société islamique. Il a admis que la délimitation entre salles de prières pour hommes et pour femmes pouvait paraître anachronique. « Il y a d'un côté la pratique religieuse et le poids de la tradition. La religion n'a jamais établi de supériorité entre les sexes. Mais dans la tradition, au Maghreb, on fait encore la différence. » Appelant de ses voeux l'Islam à l'ouverture et à la modernité, Rachid Sahri trouve également anormal que les prières se fassent en arabe alors que 80 % des musulmans de Roubaix ne le comprennent plus. De là à envisager un Vatican II de l'Islam ?


Le débat sur la laïcité ? Pour quoi faire ? L'Islam n'a rien de monolithique. « Nous sommes avant tout des citoyens. Les intégristes, ce sont ceux qui pensent qu'ils sont les seuls à avoir tout compris des textes. Chez nous, comme chez vous, vous ne trouverez pas deux personnes qui ont le même rapport à la foi. Le but d'Allah, ce n'est pas d'avoir des petits soldats en uniforme. »

Source : www.nordeclair.fr

20 août 2010

France : racisme, xénophobie et autres discriminations se banalisent à l’école selon un rapport

Selon un rapport sur les "discriminations à l’école", des comportements racistes, xénophobes, homophobes ou sexistes se banalisent de plus en plus en milieu scolaire en France. Dans ce rapport qui doit être remis à la rentrée à Luc Chatel le ministre de l’Education nationale, les auteurs notent "une détérioration du vivre ensemble", un état qui "amènerait de plus en plus de situations de violences à caractère raciste, sexiste, homophobe." En ce qui concerne le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, le rapport note que s’il y a "une prise de conscience progressive", la discrimination ethnique est surtout ressentie aujourd’hui dans l’accès aux stages et dans l’orientation post-baccalauréat", bref, là aussi, le rapport note une "banalisation des injures et des actes" racistes et xénophobes, et ceux-ci touchent aussi bien les élèves vus comme différents, que le corps enseignant. Pour ce qui est du handicap, le rapport souligne que dans ce domaine, "la discrimination est encore très présente à l’école, portée sans doute par la peur dont ne se sont pas libérés les adultes et qui la transmettent à leurs propres enfants." Pour les auteurs, tout partirait des parents, et de ce sentiment de "peur" du handicapé qu’ils infusent à leur progéniture, car "ce n’est sans doute pas l’enfant/élève lui-même qui rejette la différence, mais bien des parents qui craignent que la présence d’un élève handicapé dans la classe n’induise une moindre performance scolaire de leur enfant." Côté sexisme, les préjugés que "les filles seraient, par nature, plus dociles, plus tournées vers la littérature et la communication", à l’inverse des garçons, jugés "plus dissipés, plus doués pour les sciences", restent répandus. Or, pour le groupe de travail à l’origine du rapport, l’école doit justement permettre de combattre ces idées reçues, et avoir "pour rôle de pousser les jeunes filles à poursuivre leurs trajectoires et à ne pas minorer leurs ambitions."

Le rapport tire la sonnette d’alarme, estimant que cette banalisation des discriminations entraîne une marginalisation, et cette dernière peut rapidement conduire à des situations de décrochage scolaire. Une des solutions serait, selon les auteurs du rapport, de mettre en place des indicateurs plus fiables pour mesurer au mieux les discriminations en milieu scolaire. Le rapport recommande aussi d’inclure le thème des discriminations dans la formation des enseignants, et la création d’ un guide pour la communauté éducative. ©Culturefemme.com

Sources : Lemonde.fr/AFP

11 juil. 2010

Projet d'une école musulmane à CHELLES

  1. Qui est derrière ce projet ?
    L’idée et la mise en œuvre de ce projet date de plusieurs années maintenant et est la résultante d’un souhait de la communauté musulmane de Chelles et de sa région. L’idée est de pouvoir garantir à nos enfants une scolarité dans un cadre sain et sécurisé et une éducation conforme aux principes de notre religion et dans le respect des lois de notre pays.

    Qui finance ?
    Tous les fonds récoltés à ce jour (Juin 2009) proviennent des dons des fidèles et des sympathisants au projet. Les sommes récoltées l’ont été par le biais des membres actifs, des tirelires déposées chez les commerçants, des quêtes sur les marchés, des dons des fidèles après les prêches du vendredi dans différentes mosquées et des versements volontaires reçus directement par courrier ou à la mosquée.

  2. Où en êtes vous dans vos démarches ?
    Nous sommes toujours dans l’étape principale de récolte de fonds. L’état de nos finances nous permet aujourd’hui de prendre une option sur l’achat d’un terrain d’environ 9000 m2.

  3. Où sera situé le groupe scolaire ?
    Plusieurs possibilités s’offrent à nous et nous sommes actuellement en réflexion quant au choix le plus judicieux (accès, environnement, coût…). En tout état de cause le groupe scolaire se situera sur la commune de Chelles ou dans sa proche périphérie.

  4. Qui dirigera le groupe scolaire ?
    Le groupe scolaire sera dirigé par une association avec à sa tête un ou une directrice et une équipe enseignante,tous issus du milieu de l’éducation scolaire.

  5. Qui fixera les programmes ?
    Les programmes seront ceux de l’éducation nationale puisque nous escomptons être au bout des 5 années de fonctionnement autonome, être conventionné par le ministère de l’éducation. Bien sur, comme la loi l’autorise dans les écoles privées, des options seront intégrées au programme scolaire telles que l’enseignement de la langue arabe et des cours de religion et d’apprentissage du Coran.

  6. Les diplômes seront ils reconnus ?
    Les élèves passeront leurs diplômes avec les élèves de l’enseignement public et seront délivrés par l’éducation nationale. Ce seront donc les mêmes diplômes d’état.

  7. Quand pourrons nous inscrire nos enfants ?
    Les inscriptions ne sont pas encore d’actualité. Cependant vous pouvez « réserver » une entrée à vos enfants en devenant membre actif de ce projet.

  8. Que veut dire membre actif ?
    On devient membre actif en finançant le projet à hauteur de 2000 €. Ce versement peut bien entendu s’effectuer en plusieurs fois à hauteur de 50, 100 ou 200 € par mois. Cette participation est enregistrée dans nos fichiers et nous vous garantissons ainsi la priorité de l’inscription pour les enfants de votre famille. Vous pouvez également faire bénéficier un proche ou faire une aumône perpétuelle (sadaqqa Jariya) en offrant votre priorité à une famille de votre choix. Pour devenir membre actif, le plus simple est de remplir la feuille de virement permanent qui vous garanti le versement régulier et à l’échéance choisie sur le compte de l’association.

  9. Combien va couter la scolarité ?
    Le montant sera vraisemblablement identique à celui généralement constaté dans les écoles privées, soit environ 100 € par mois.

  10. Quel est le cout total du projet ?
    Le projet qui comprend une école primaire, un collège et un lycée est estimé pour un coût global de trois millions d’euros.

  11. Si le projet échoue, que devient l’argent versé ?
    En cas d’échec du projet, toutes les sommes versées seront remboursées sur demande des donateurs. Le solde éventuel sera versé au profit d’un projet similaire.
Source: http://ecole-musulmane-de-chelles77.over-blog.com/

17 juin 2010

Le collège-lycée musulman Réussite d’Aubervilliers survit au jour le jour

Outre une dette de 380000 €, l’établissement privé hors contrat a été placé l’année dernière en redressement judiciaire. Seul moyen pour éviter le dépôt de bilan : obtenir un contrat avec l’Etat.

Mais pour y parvenir, il faudrait que le collège obtienne le numéro d’agrément qu’il aurait dû avoir… en 2001. Une situation d’autant plus ubuesque que le lycée, lui, a reçu le précieux sésame en 2008.

Discrimination, absence d’égalité de traitement, mauvaise foi, le constat est dur mais les responsables de l’association qui gère le collège-lycée perdent patience. « A quatre reprises, entre 2004 et 2008, nous avons renvoyé le dossier sous prétexte qu’il manquait des éléments, sans résultat, regrette Sami Triki, l’un des directeurs adjoints de l’établissement. Quasiment tous les préfets sont venus sur le site mais, officiellement, le collège n’est pas censé exister, contrairement au lycée. »

Criblée de dettes, notamment vis-à-vis de l’Ursaff, l’association a besoin d’un contrat avec l’Etat, ce qui permettrait la prise en charge des salaires des professeurs. Et les solutions pour renflouer les caisses ne sont pas légion. « Nous avons fait évoluer les frais de scolarité (NDLR : actuellement autour de 2300 € l’année) et nous avons organisé également des quêtes à la mosquée, souligne Sami Triki. Et même si nous avons aujourd’hui 144 élèves, contre 79 l’année dernière, ça ne suffit pas à rembourser nos dettes. » L’association a donc décidé de vendre des parts de la société civile immobilière propriétaire des locaux.

Les rapports compliqués avec l’administration sont peut-être aussi à chercher dans la descente de la brigade financière et la brigade antiterroriste en juin 2006. Les locaux sont perquisitionnés et une vingtaine de personnes sont interpellées, dont Dhaou Meskine, fondateur de l’association et imam à Clichy-sous-Bois. Le religieux et son fils sont alors mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour « financement du terrorisme, non-justification de ressources et abus de confiance aggravé ». Le tout « en relation avec une entreprise terroriste ». Actuellement, Dhaou Meskine n’est plus président de l’association mais intervient toujours comme conseiller technique.

« Depuis 2001, le regard des gens a changé sur l’enseignement musulman, se désole Yvonne Fazilleau, proviseure du collège. Alors que nous n’avons qu’une heure de cours religieux par semaine et des cours de langue arabe. Pour le reste, nous suivons scrupuleusement le programme de l’Education nationale. La preuve, nous avons 100% de réussite au BEPC. » « A croire qu’il n’y a pas de volonté d’intégration, tempête Youssef Riahy, professeur de science économique. Le ministre doit nous recevoir pour débloquer la situation. »

Du côté de l’inspection académique, on reste particulièrement prudent sur cette affaire : « Nous avons vu les responsables de l’association en fin d’année dernière afin de faire le point, assure Daniel Auverlot, inspecteur d’académie. Pour le moment, le dossier est toujours à l’instruction. »


Source: Le Parisien

16 mai 2010

Un groupe scolaire musulman en projet à Chelles


L'association gestionnaire de la mosquée de Chelles, en Seine-et-Marne souhaitent construire une école privé musulmane accueillant des classes de primaire, de collège et de lycée. Selon les responsables, qui sont actuellement à la recherche de financements et d'un terrain, le projet semble susciter un certain enthousiasme.


Révélé par le journal Le Parisien du 25 février, un projet de groupe scolaire privé musulman a été lancé par les responsables de la mosquée de Chelles, en Seine-et-Marne.

Selon le quotidien, les protagonistes s’activent depuis le mois de novembre dernier pour informer les gens et réunir les fonds nécessaires au projet. Celui-ci abriterait « des classes de primaire, de collège et de lycée, ouvert à tous mais dispensant aussi des cours traditionnels sur les valeurs de l’Islam ».

Edouard le Breton, l’avocat de la mosquée, a indiqué au journal qu’il s’agissait de construire « une école du même type que celles qui existent, en nombre et avec succès, chez les catholiques (…) L’ambition est que ce groupe scolaire soit, à terme, complet et sous contrat avec l’Education nationale. »

Selon le président de l’association gestionnaire de la mosquée, Driss Ghinimi, le projet semble susciter de l’enthousiasme : « Nous avons reçu des réponses par milliers, avec des dons très variables, de l’euro symbolique à 5000 € (…) Des couples encore non mariés nous appellent même pour préinscrire leurs futurs enfants ! ».

Le lieu de ce futur groupe scolaire n’est pas encore arrêté. Driss Ghinimi expliquait au Parisien qu’il existe « deux possibilités de terrains, l’un public, l’autre privé » mais que « Rien n’est encore abouti ». Les représentants musulmans auraient déjà rencontré le maire de Chelles, Jean-Paul Planchou. Celui-ci précise néanmoins le caractère « privé » du projet sur lequel « la municipalité n’a pas à se prononcer » et souligne que « la prospection concerne l’ensemble du territoire de la communauté d’agglomération Marne et Chantereine ». L’association de la mosquée aurait déjà repéré un terrain propice à leur projet.

Toujours selon le journal, la mosquée pourrait créer « prochainement, des classes maternelles dans un bâtiment proche du lieu de culte, voire dans les pièces attenantes à la salle de prière ».

Source: www.saphirnews.com