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1 oct. 2010

Polygamie: quand «le Point» se fait piéger

Le Point annonce la couleur, cette semaine, en couverture: le newsmag va nous dire «Ce qu’on n’ose pas dire». Au coeur du dossier «Tabous et clichés», l’hebdomadaire de Franz-Olivier Giesbert propose une double-page sur la polygamie, titrée «Un mari, trois épouses», cosignée par trois journalistes, Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé et Olivia Recasens.

«Témoignage: rencontre à Montfermeil avec des familles polygames», annonce le sous-titre. En fait de familles polygames, il y a surtout une dénommée Bintou, Malienne de 32 ans, troisième femme d’un «Malien d’une soixantaine d’années», dit l’article.

Bintou est «une jeune femme au joli visage légèrement scarifié de chaque côté des yeux». Elle parle «un français approximatif», raconte qu’elle a «l’impression d’être prisonnière»: «Je peux pas partir, j’ai pas de travail, pas de maison, pas de famille.». En plus, son fils aîné, Samba, «à l’école ça va pas, et maintenant il fait des bêtises. Des fois il veut me donner de l’argent, je sais que ça a été volé.» La police est même venue à l’appartement, «parce qu’il s’était battu avec un autre enfant qui l’accusait de vol». «Le père, une fois encore, n’était pas là», se désole l’article

Qui pose enfin LA question: «Samba est-il en train de mal tourner parce qu’il vit dans une famille polygame?» S’ensuit un long développement sur le lien entre enfants de polygames et délinquance, avec citations de policiers et d’associatifs.

Sauf que. Sauf que Bintou n’est pas maman, sauf que Bintou n’a pas de fils dénommé Samba, qu’elle n’est ni polygame, ni scarifiée, ni même une femme, et surtout, qu’aucun des trois journalistes ne l’a jamais rencontré(e).

Fixeur

Bintou s’appelle en fait Abdel Eliot. Ce jeune associatif de Clichy-sous-Bois, est devenu fixeur pour les journalistes depuis les émeutes de 2005. «Il y a une semaine, un journaliste du Point m’a contacté, il voulait trouver une famille polygame», raconte-t-il.

Lassé de tous les clichés sur la banlieue véhiculés par les journalistes, le jeune homme a «voulu tester la fiabilité de ce média et les méthodes de travail de ses journalistes».

Au lieu d’une rencontre, l’entretien se fait au téléphone. Abdel prend une voix de femme, et se filme pendant la demi-heure d’interview, «pour authentifier [s]a démarche», en faire une preuve. Il en rigole encore.

Piégé, le journalistes Jean-Michel Décugis, par ailleurs auteur du livre Paroles de banlieues, ne se rend compte de rien. «Mais surtout, il n’a fait aucune vérification!», déplore Abdel.

Jean-Michel Décugis, malgré de multiples relances, n’a pas encore répondu à nos questions. En revanche, le site du Point vient de mettre en ligne un papier d’explication: «Comment nous nous sommes fait piéger». L’hebdo s’estime «victime d’un coup monté» par un fixeur qui «voulait visiblement régler ses comptes avec les médias.» L’article explique comment, après avoir «refusé», en premier lieu, de faire une interview par téléphone, le journaliste avait été contraint, «faute de mieux», de l’accepter.

«À aucun moment nous n’avons décelé un quelconque piège. D’autant que Sonia Imloul [auteure d’un rapport sur la polygamie en 2009 pour l’institut Montaigne, assez présente médiatiquement] s’était portée garante de son contact», assure l’article.

S’il a manqué de flair, le journaliste, en tout cas, n’a pas manqué d’imagination, notamment dans la description physique qu’il livre de la femme imaginaire. Abdel n’a pas à rougir non plus sur ce terrain: il a tout inventé, alignant clichés sur clichés, rentrant parfaitement dans les attentes et l’angle du journaliste - prénoms, situation et histoire familiales, délinquance…

Selon un proche d’Abdel, ce dernier «est un vrai comique!». Le site internet du Point annonce qu’il va «se fait un devoir d’enquêter sur les raisons de cette manipulation et de mettre à jour les intérêts qu’elle sert.» Mais pour ce même proche du jeune homme, la démarche d’Abdel, «c’est pas une magouille, c’est pas piéger pour piéger. C’est une initiative d’un jeune de banlieue qui veut faire passer un message politique.»


Source: www.liberation.fr

8 avr. 2010

Ardisson met Zemmour échec et mat

Eric Zemmour, le Monsieur 100 000 volts de la polémique discriminante, a fait le show au cours de ces dernières semaines, nous livrant en bretteur du parisianisme toutes les bottes secrètes d’une nostalgie à la française, très éloignée de la définition apaisée et lumineuse qu’en donnait Victor Hugo : « La mélancolie, c’est le bonheur d’être triste ».

Ce drôle de Zèbre, plus proche du pyromane de l’embrasement social que de l’intellectuel alangui dans son inconsolable spleen d’une certaine idée de la France, a beaucoup joué avec le feu, un peu trop en ce qui concerne Thierry Ardisson.

Après avoir lancé ses scuds, Eric Zemmour, attaqué sur tous les fronts, n’a pas hésité à torpiller Thierry Ardisson, en l’accusant de manipulation au montage, dans le cadre de son émission « Salut les Terriens », où il prononça les mots d’anthologie sur la « délinquance des Noirs et des Arabes », entre autres perles du genre...

N’étant pas à une outrance près, Eric Zemmour affirmait que Thierry Ardisson lui avait chuchoté à l’oreille au cours de l’enregistrement : "Tu as un rôle très important dans la société, de dire les vérités qui dérangent... Ne t’inquiète pas, je te protégerai au montage...", et mimant l’effarement interrogeait sur un ton faussement ingénu : "Si mes propos étaient si infâmes à ses yeux, que ne les a-t-il coupés au montage ?"

Ni une ni deux, Thierry Ardisson, disqualifié publiquement, mandatait des huissiers, afin de faire éclater la vérité. Et c’est un atout maître que ce dernier vient d’abattre face à son délateur, en produisant un rapport officiel de cinq pages attestant qu’aucune image n’a été truquée, déformée, et manipulée.

Fort de cette preuve irréfutable, et plutôt jubilatoire, qui va appuyer sa plainte en diffamation, Thierry Ardisson savoure déjà le châtiment qu’il souhaite infliger à Eric Zemmour : "Je demande qu’il soit condamné à payer 20.000 euros à une association favorisant la réinsertion des dealers de banlieue », indique-t-il. Un retour de bâton parfaitement ciblé, qui pourrait être assorti d’un autre petit supplice, histoire de donner matière à méditer au chroniqueur, donneur de leçons patenté : une peine de travaux d’intérêt général dans cette même association…

Source: www.oumma.com

16 mars 2010

Un journal Corse exploite des images de femmes voilées

Ce mois ci est sorti en Corse un nouveau quotidien : 24 ore (signifiant en corse "24 heures").

Evènement intéressant puisque la presse quotidienne locale se résume depuis longtemps à l'unique Corse-Matin.

Pour marquer la sortie du premier numéro, l'agence de comm' a eu l'idée d'exploiter le débat actuel sur l'identité nationale et l'interdiction de la burqa sur le territoire en livrant le visuel suivant:



Le message: sans choix, comment faire le bon?

Sous entendu, s'il n'y a que Corse-Matin dans les kiosques, comment être certain de ne pas se tromper?

Mais certains y verront peut-être en parallèle, un message du type : "s'il n'y a que des femmes voilées, comment choisir l'élue de son coeur?"

Il ne s'agirait alors plus uniquement d'une publicité contre un concurrent mais aussi d'une vision particulière d'une partie de la population.

On peut aussi faire un parallèle avec l'affiche censurée du FN. Bien qu'ici, c'est le côté humoristique qui a été mis en avant et pas une menace quelconque.

D'autres penseront que la Corse tire la langue à son image de région raciste en mettant l'Islam au premier plan, surtout en période électorale. L'intention serait alors plus louable.

Quoi qu'il en soit, l'affiche en format 4x3 s'étale désormais sur toutes les routes de l'île de beauté.

Le site internet du quotidien est accessible à l'adresse : http://www.24ore.fr/

Et vous, à votre avis, cette campagne publicitaire est-elle drôle ou choquante? Quel message y voyez-vous?

Source: http://www.lepost.fr/perso/aprestout/

27 janv. 2010

Quand le mensonge et la manipulation se banalisent … dans les médias Ou l’histoire d’un commando islamiste monté de toutes pièces

« Quelque 80 personnes ont fait irruption lundi soir dans la mosquée de Drancy, en Seine-Saint-Denis, pour proférer des menaces à l'encontre de son imam, Hassen Chalghoumi … »

«Un commando de quatre-vingts personnes, le visage non masqué, a fait irruption dans la mosquée où se trouvaient quelque 200 fidèles».

Voila ce que l’on pouvait lire dans les principaux médias (le Figaro, le Parisien, le Monde, …). Encore une fois, les médias ont fait preuve d’incompétence, d’irresponsabilité et bafouant les règles les plus élémentaires du journalisme.

Nous avons alors décidé de mener notre enquête en allant à la rencontre des fidèles qui étaient présents ce soir là, chose que les journalistes auraient dû faire !

Tous les témoignages, même ceux des responsables de la mosquée et de l’imam qui y office, nous ont affirmé que cela est un pur mensonge, qu’aucun commando n’a fait irruption, qu’aucune menace de mort n’a été proférée, qu’aucun anathème n’a été lancé.

Bref, une histoire montée de toute pièce !!!

Quel est donc ce fameux conseiller de la conférence des imams qui rapporte ces faits et qui est cité par tous les journaux ? Était-il présent lors des faits?
Un jeu dangereux se met en place qui met en péril notre société dans ses fondements les plus élémentaires :
Pourquoi essaie t on de salir une partie des citoyens de confessions musulmane ?
Pourquoi certains souhaitent le confrontation ?

Un facebook en soutien à Mr Chelghoumi, animé par un certain Bernard Koch nous dit même que Mr Chelghoumi a « fait l'objet d'une véritable "fatwa", un appel au meurtre, de la part d'Imams irresponsables et hostiles aux juifs et à la paix entre Israéliens et Palestiniens. »

Nous voilà repartit dans la surenchère démesurée de personnes irresponsables et menaçant la paix dans notre ville et société.

Une fatwa, des imams et en plus hostiles à la paix, tous les ingrédients sont là pour monter la plus belle des histoires, mais une histoire qui n’a jamais existée, si ce n’est dans la tête de ceux qui l’ont écrite.

Combien de temps pouvons-nous encore tolérer que de tels mensonges soient relayés par les médias ? Que des personnes puissent mener de telles manipulations sans être inquiétées ?

Le Collectif pour la vérité et la justice