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5 août 2011

Les glaives de l’esprit : la passion des livres chez les arabes

Tout au long de l’histoire, la passion prédominante des hommes était celle de posséder les biens matériels et de gouverner. Mais pendant l’age d’or de la civilisation islamique (9ème et 10ème siècle), une nouvelle passion est apparu et s’est propagée telle une course automobile : la passion des livres. Le niveau économique et social ne se mesurait plus par la fortune et le pouvoir qu’on détient mais en fonction des livres qu’on possède. Les bibliothèques sortaient de la terre comme des champignons. On comptait au Caire une centaine de bibliothèques contenant pas moins de 2 millions de volumes.

Cette passion fut partagée par toutes les classes sociales.

D’abord les hommes au pouvoir étaient parmi les plus fous des livres : le prince fatimide Al-Assis possédait six millions de volumes. Un certain vizir ne partait jamais en voyage sans emmener avec lui trente charges de chameaux uniquement constituées de livres.

Alors qu’on déposséda généralement le vaincu de ses richesses matérielles et de ses armes, les califes arabes de l’époque se sont intéressés plutôt aux richesses et aux armes intellectuelles : Harun al-Rachid, après la conquête d’Ankara n’exigea rien de plus que la livraison de tous les manuscrits grecs anciens.

Les plus passionnés étaient sans doute les intellectuels qui ont bien profité de ces richesses et de la multiplication des foyers scientifiques qui a crée une réelle émulation entre les différents groupes de savants et développant entre eux des liens multiples (échanges de lettres et de livres, visites, coopération autour d’un projet). L’époque a connu par conséquent l’apparition d’une génération de scientifiques polyvalents qu’on qualifierait d’encyclopédistes tel Ibn Sina, Al Kindi et Ibn Hazm, Abou Bakr al razi, al Tabari, Al Farabi, Jâbir Ibn Hayyan …

On peut affirmer d’après ce qui a été rapporté (et qu’on a du mal à imaginer) que le moins chanceux parmi aurait lu des milliers de livres. Par exemple, le fameux médecin de Kairouan Ibn Al Jazar se vit dans l’obligation de refuser l’offre du sultan de Boukhara de venir à sa cour parce qu’il a fallu 400 chameaux pour transporter l’ensemble de sa bibliothèque !

Les amateurs de livres ne constituaient pas une petite élite car on en trouva parmi les gens de toutes les classes. Tout homme instruit qu’il soit commerçant ou charbonnier, Cadi ou Muezzin fréquentait les librairies. Sigride Hunke(1) rapporte que la bibliothèque moyenne d’un particulier contient plus d’ouvrages à elle seule que toutes les bibliothèques de l’occident réunies !

On peut s’interroger maintenant sur la source de cette passion pour un peuple qui n’avait pas à l’époque d’héritage scientifique et culturel énorme par rapport à celui des romains, des perses et des grecs…

La tradition islamique insiste sur la recherche de la connaissance, un mot qui revient à plus de 800 reprises dans le Coran. A cela s’ajoute une somme importante de références faites par le Coran aux phénomènes célestes et à la question de la création de l’univers.

Toutes ces références traduisent clairement une formule simple : « Plus tu sais, mieux tu crois ».

Cependant ceci ne semble pas expliquer directement la passion des livres chez les musulmans de l’époque. En revanche la raison idéologique la plus profonde de cette passion est me semble-t-il traduite par ce hadith du prophète sur lui bénédiction et Salut: « Nul d’entre vous n’atteindra les hauts degrés de la foi que si sa passion soit conforme à mon message ».

لا يؤمن احدكم حتى يكون هواه تبعا لما جئت به

Ce hadith traduit l’aspect « civilisateur » du message de l’Islam capable de transformer les passions des hommes en forces motrices du développement de la cité…

Etant donné que la science est parmi les bases du message de l’Islam, on peut dégager d’après ce hadith une nouvelle formule : « plus tu crois, plus tu aimes la science ».

En reliant cette formule avec la formule précédente (« Plus tu sais, mieux tu crois »), on peut comprendre le cheminement intellectuel (et spirituel) des musulmans de l’époque:

SAVOIR —->AUGMENTER SA FOI —-> AIMER LE SAVOIR —->SAVOIR

En outre, d’autres raisons ont bien contribué à cette passion :

* La langue arabe qui s’est forgée et qui s’est imposée comme un instrument de communication internationale : ce qui a facilité l’échange intellectuel et la transmission du savoir;

*Une société multiculturelle et de droits : ce qui a permis aux non musulmans et aux non arabes de contribuer à cette richesse intellectuelle surtout par la traduction des ouvrages perses, grecs et latins.

* Une volonté politique : qui s’est manifesté par l’encouragement des savants et des traducteurs et par la création des bibliothèques et des foyers scientifiques.

En conclusion, on pourrait estimer que les sources de la passion des livres chez les arabes du Xème siècle sont nombreuses et que leur étude est très importante non pas seulement pour la valorisation de notre patrimoine mais aussi car elle nous permet de nous rendre compte des causes profondes de la paresse intellectuelle qui nous envahit depuis quelques siècles.


Source : racines.wordpress.com


16 oct. 2010

La spécificité de la civilisation islamique


Chaque culture a sa nature, ses spécificités et ses racines. La littérature populaire peut être révélatrice de quelque unes de ces caractéristiques.

En examinant l’histoire de deux symboles de la littérature arabe et occidentale, on peut se rendre compte des différences fondamentales entre ces deux cultures.

Deux personnages, se sont trouvés seuls, isolés du monde humain, et face à ce vide cosmique, ils ont agit différemment. Il s’agit de Robinson Crusoé et Hay Ibn Yakdhan.

Le personnage de Foé remplit son emploi du temps en construisant des outils lui permettant de survivre et de vivre plus confortablement. Tout son intérêt était tourné vers le monde des choses. Le personnage d’Ibn Tufail passe son temps à méditer et à réfléchir sur des questions existentielles et sur les phénomènes qui se passent dans son environnement.

On peut élaborer à partir de ces deux exemples le constat suivant: la civilisation islamique est une civilisation d’idées alors que la civilisation occidentale est une civilisation de choses. La 1ère est née suite à une révélation, une idée, l’autre est née suite à une révolution technique, industrielle.

Nous allons essayer de montrer dans cet exposé la centralité de l’idée dans la culture islamique.

L’environnement culturel pendant l’ère préislamique dans la péninsule arabe était riche. La poésie était très évoluée et avait une certaine influence sur l’individu de l’époque. Cependant, cette richesse culturelle n’a pas crée une civilisation. Bien au contraire, elle n’a cessé de créer les subdivisions au sein des tribus arabe. La raison est à mon avis que cet univers culturel se concentrait sur les choses et les idoles. Le poète de l’époque n’avait pas d’autre message à transmettre que pour glorifier un bien-aimé ou flatter un homme au pouvoir. Ainsi, l’univers des idées est resté inerte, jusqu’au jour ou dans une grotte, une voix a déclenché sa naissance: « lis, lis au nom de ton seigneur qui t’a crée… »

C’est la révélation du coran qui a crée un nouvel univers : l’univers des idées. Cet univers était centré autour d’une idée maîtresse : l’unicité de dieu. « tawhid ».

La dynamique qu’a crée la révélation du coran dans le monde des idées s’explique ainsi : le croyant n’est pas appelé seulement à travers le coran à croire à cette idée, mais il doit l’imprimer dans son cœur et sa conscience par la méditation et la réflexion afin qu’elle puisse transformer le sens de sa vie. Cette réflexion porte sur les 3 axes suivants : l’homme, l’espace et le temps. Les références coraniques sont nombreuses, on va se contenter ici de citer quelques unes :

“Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point là un récit fabriqué. C’est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient.” (1)

“N’ont-ils pas médité en eux-mêmes ? Dieu n’a créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux, qu’à juste raison et pour un terme fixé. Beaucoup de gens cependant ne croient pas en la rencontre de leur Seigneur.” (2)

“Certes la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne.” (3)

“Cela ne leur a-t-il pas servi de direction, que Nous ayons fait périr avant eux tant de générations dans les demeures desquelles ils marchent maintenant? Voilà bien là des leçons pour les doués d’intelligence.” (4)

Une idée née et entretenue suite à une réflexion permanente autour de ces trois axes a pu transformer brutalement les passions des croyants de l’époque du prophète sur lui bénédiction et salut. Le monde des choses ne représente plus rien par rapport à la grandeur de l’idée qu’ils défendent. Allahou akbar « allah est le plus grand » avait un sens profond dans leurs cœurs.

C’est la force de cette idée qui a permis à un compagnon du prophète , Bilel Ibn Rebeh, soumis à d’atroces tortures de défier de son index, en le levant témoignant de l’unicité de Dieu, toute la Djahiliya. Elle a permis aussi à un autre compagnon de refuser l’offre de l’empereur de Rome de se convertir au christianisme, à l’encontre de la moitié de son royaume.

Les idées étaient si imprimées dans les coeurs qu’elles mettaient leur note sacrée dans toutes les idées exprimées, dans toutes les attitudes, dans tous lieux aboutissant à des changements sociaux radicaux dans la 1ère société islamique : celle de Médine.

Les tribus arabes longuement déchirées par les guerres les plus sanglantes, se sont réunies autour de l’idée islamique. Ils ont oublié toutes leurs rivalités lorsqu’ils ont répondu au message de l’islam.

La hiérarchie sociale basée sur la richesse et le pouvoir a été remplacée par une société ou la richesse matérielle et le pouvoir représentent des devoirs supplémentaires et non pas des faveurs.

Les discriminations raciales et ethniques ont soudainement disparu : « Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété. »(5)

Après la mort du prophète sur lui bénédiction et Satut, le message de l’islam a été transmis de génération en génération et l’idée fondatrice du tawhid était restée imprimée dans les cœurs des musulmans pendant un certain temps. D’ailleurs, les musulmans ne se sont pas contentés de consommer les connaissances religieuses qu’on leur a transmises. Ils n’ont pas hésité pour comprendre l’essence du message de l’islam de créer de nouvelles sciences religieuses: la jurisprudence, l’exégèse du coran, la science du hadith…

L’apogée de la civilisation musulmane a été atteinte grâce à une génération d’hommes qui ont su imprimer l’idée du tawhid dans leurs cœurs et l’exprimer de la meilleur des façons : par la science.

Le mystique à travers son expérience personnelle transmet son propre cheminement vers la connaissance et l’amour de son créateur. Le philosophe transmet son cheminement intellectuel vers la vérité. L’historien transmet les enseignements des histoires des autres peuples offrant une réflexion par rapport au temporel. L’astronome, le géographe transmettent leurs recherches et réflexions par rapport à l’espace confirmant l’unicité divine.

Cette harmonie dans le monde des idées a duré quelques siècles, après lesquelles l’idée fondatrice a commencé à s’effacer des cœurs et les musulmans se sont contentés de consommer les travaux de leurs prédécesseurs, ce qui a conduit à une décadence progressive de cette civilisation.

On a vu l’univers culturel se réduire au 19ème siècle à des Zaouïas, des magiciens, des chefs religieux. C’est le retour au monde des choses et des idoles qui a marqué le maximum de décadence du monde musulman et son retour au stade pré civilisé.

Bien que l’ère des Zaouïas soit dépassée aujourd’hui, l’idée de l’unicité divine “tawhid” n’est pas encore bien imprimée dans les cœurs des musulmans. Le musulman se trouve déchiré entre deux mondes : le musulman pratiquant qui fait ses prières à la mosquée et sort de là pour devenir le musulman pratique plongé dans un autre univers….

Références:

(1) Sourate Joseph verset 111

(2) Sourate les romains verset 8

(3) Sourate La vache verset 164

(4) Sourate Taha verset 20

(5) Hadith rapporté par Ahmad

7 déc. 2009

La spécificité de la civilisation islamique


Chaque culture a sa nature, ses spécificités et ses racines. La littérature populaire peut être révélatrice de quelque unes de ces caractéristiques.

En examinant l’histoire de deux symboles de la littérature arabe et occidentale, on peut se rendre compte des différences fondamentales entre ces deux cultures.

Deux personnages, se sont trouvés seuls, isolés du monde humain, et face à ce vide cosmique, ils ont agit différemment. Il s’agit de Robinson Crusoé et Hay Ibn Yakdhan.

Le personnage de Foé remplit son emploi du temps en construisant des outils lui permettant de survivre et de vivre plus confortablement. Tout son intérêt était tourné vers le monde des choses. Le personnage d’Ibn Tufail passe son temps à méditer et à réfléchir sur des questions existentielles et sur les phénomènes qui se passent dans son environnement.

On peut élaborer à partir de ces deux exemples le constat suivant: la civilisation islamique est une civilisation d’idées alors que la civilisation occidentale est une civilisation de choses. La 1ère est née suite à une révélation, une idée, l’autre est née suite à une révolution technique, industrielle.

Nous allons essayer de montrer dans cet exposé la centralité de l’idée dans la culture islamique.

L’environnement culturel pendant l’ère préislamique dans la péninsule arabe était riche. La poésie était très évoluée et avait une certaine influence sur l’individu de l’époque. Cependant, cette richesse culturelle n’a pas crée une civilisation. Bien au contraire, elle n’a cessé de créer les subdivisions au sein des tribus arabe. La raison est à mon avis que cet univers culturel se concentrait sur les choses et les idoles. Le poète de l’époque n’avait pas d’autre message à transmettre que pour glorifier un bien-aimé ou flatter un homme au pouvoir. Ainsi, l’univers des idées est resté inerte, jusqu’au jour ou dans une grotte, une voix a déclenché sa naissance: « lis, lis au nom de ton seigneur qui t’a crée… »

C’est la révélation du coran qui a crée un nouvel univers : l’univers des idées. Cet univers était centré autour d’une idée maîtresse : l’unicité de dieu. « tawhid ».

La dynamique qu’a crée la révélation du coran dans le monde des idées s’explique ainsi : le croyant n’est pas appelé seulement à travers le coran à croire à cette idée, mais il doit l’imprimer dans son cœur et sa conscience par la méditation et la réflexion afin qu’elle puisse transformer le sens de sa vie. Cette réflexion porte sur les 3 axes suivants : l’homme, l’espace et le temps. Les références coraniques sont nombreuses, on va se contenter ici de citer quelques unes :

“Dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence. Ce n’est point là un récit fabriqué. C’est au contraire la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, un exposé détaillé de toute chose, un guide et une miséricorde pour des gens qui croient.” (1)

“N’ont-ils pas médité en eux-mêmes ? Dieu n’a créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux, qu’à juste raison et pour un terme fixé. Beaucoup de gens cependant ne croient pas en la rencontre de leur Seigneur.” (2)

“Certes la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau que Dieu fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne.” (3)

“Cela ne leur a-t-il pas servi de direction, que Nous ayons fait périr avant eux tant de générations dans les demeures desquelles ils marchent maintenant? Voilà bien là des leçons pour les doués d’intelligence.” (4)

Une idée née et entretenue suite à une réflexion permanente autour de ces trois axes a pu transformer brutalement les passions des croyants de l’époque du prophète sur lui bénédiction et salut. Le monde des choses ne représente plus rien par rapport à la grandeur de l’idée qu’ils défendent. Allahou akbar « allah est le plus grand » avait un sens profond dans leurs cœurs.

C’est la force de cette idée qui a permis à un compagnon du prophète , Bilel Ibn Rebeh, soumis à d’atroces tortures de défier de son index, en le levant témoignant de l’unicité de Dieu, toute la Djahiliya. Elle a permis aussi à un autre compagnon de refuser l’offre de l’empereur de Rome de se convertir au christianisme, à l’encontre de la moitié de son royaume.

Les idées étaient si imprimées dans les coeurs qu’elles mettaient leur note sacrée dans toutes les idées exprimées, dans toutes les attitudes, dans tous lieux aboutissant à des changements sociaux radicaux dans la 1ère société islamique : celle de Médine.

Les tribus arabes longuement déchirées par les guerres les plus sanglantes, se sont réunies autour de l’idée islamique. Ils ont oublié toutes leurs rivalités lorsqu’ils ont répondu au message de l’islam.

La hiérarchie sociale basée sur la richesse et le pouvoir a été remplacée par une société ou la richesse matérielle et le pouvoir représentent des devoirs supplémentaires et non pas des faveurs.

Les discriminations raciales et ethniques ont soudainement disparu : « Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété. »(5)

Après la mort du prophète sur lui bénédiction et Satut, le message de l’islam a été transmis de génération en génération et l’idée fondatrice du tawhid était restée imprimée dans les cœurs des musulmans pendant un certain temps. D’ailleurs, les musulmans ne se sont pas contentés de consommer les connaissances religieuses qu’on leur a transmises. Ils n’ont pas hésité pour comprendre l’essence du message de l’islam de créer de nouvelles sciences religieuses: la jurisprudence, l’exégèse du coran, la science du hadith…

L’apogée de la civilisation musulmane a été atteinte grâce à une génération d’hommes qui ont su imprimer l’idée du tawhid dans leurs cœurs et l’exprimer de la meilleur des façons : par la science.

Le mystique à travers son expérience personnelle transmet son propre cheminement vers la connaissance et l’amour de son créateur. Le philosophe transmet son cheminement intellectuel vers la vérité. L’historien transmet les enseignements des histoires des autres peuples offrant une réflexion par rapport au temporel. L’astronome, le géographe transmettent leurs recherches et réflexions par rapport à l’espace confirmant l’unicité divine.

Cette harmonie dans le monde des idées a duré quelques siècles, après lesquelles l’idée fondatrice a commencé à s’effacer des cœurs et les musulmans se sont contentés de consommer les travaux de leurs prédécesseurs, ce qui a conduit à une décadence progressive de cette civilisation.

On a vu l’univers culturel se réduire au 19ème siècle à des Zaouïas, des magiciens, des chefs religieux. C’est le retour au monde des choses et des idoles qui a marqué le maximum de décadence du monde musulman et son retour au stade pré civilisé.

Bien que l’ère des Zaouïas soit dépassée aujourd’hui, l’idée de l’unicité divine “tawhid” n’est pas encore bien imprimée dans les cœurs des musulmans. Le musulman se trouve déchiré entre deux mondes : le musulman pratiquant qui fait ses prières à la mosquée et sort de là pour devenir le musulman pratique plongé dans un autre univers….

Références:

(1) Sourate Joseph verset 111

(2) Sourate les romains verset 8

(3) Sourate La vache verset 164

(4) Sourate Taha verset 20

(5) Hadith rapporté par Ahmad