1 sept. 2011

Islamophobie : nécessité ou paranoïa

L'Islam représente-t-il une menace pour l'Occident ?

Au delà des impressions, des sentiments sectaires, des options philosophiques personnelles, existe-t-il dans les textes légaux, administratifs ou religieux, des sources d'inquiétudes pour la civilisation occidentale ?

Ces textes parlent d'eux-mêmes !

L’Islam représente-t-il aujourd’hui une menace pour l’occident ?

En répondant « oui », nous déclencherons une riposte de la gauche bien pensante qui criera immédiatement au racisme et à l’islamophobie primaire !

Evacuons donc d’entrée de jeu ces accusations démagogiques et non fondées.

De nombreux musulmans, croyants ou non, sont sincèrement engagés dans un processus d’intégration respectueux de nos principes. Il faut que nous les respections à notre tour, sans aucune faiblesse. Nous devons aller plus loin. Nous devons les soutenir en engageant le combat contre les intégristes qui tenteront inévitablement de leur dicter des comportements incompatibles avec leur désir de vivre paisiblement parmi nous et auxquels il leur serait difficile de résister.

Notre cible : c’est eux !

Nous souhaitons nous opposer aux intégristes qui rêvent de soumettre le monde au croissant islamique et qui expriment si clairement leurs objectifs sur certains sites internet comme islam-fraternet : « En dépit du fait qu'un état islamique puisse être mis en place n'importe où sur terre…/… l'Islam a établi certains droits fondamentaux universels pour l'humanité toute entière, droits qui doivent être observés et respectés en toutes circonstances, que l'on soit résident d'un état islamique ou non, en paix ou guerre avec l'Etat ».

Ceux qui tiennent, défendent ou entretiennent de tels propos n’ont pas leur place en Europe !

Mais qui sont-ils ?

S’agit-il comme on veut nous le faire croire, de minorités exacerbées par la pauvreté, de groupuscules incontrôlables proches d’Al Qaida, ou s’agit-il au contraire d’institutions musulmanes qui donnent l’apparence d’user paisiblement du droit de cité que nous leur accordons au cœur de l’Europe alors qu’au travers d’actions plus secrètement déloyales, elles manqueraient au devoir de laïcité que doit leur inspirer notre hospitalité ?

Toute la question est de savoir si l’Islam dit d’Europe auquel nous accordons un droit d’exister, contribue positivement et effectivement à la laïcité en acceptant à son tour les limites auxquelles le christianisme et le judaïsme se sont pliés, de bon cœur ou non.

LES ORGANISATIONS MUSULMANES NATIONALES ET SUPRA-NATIONALES

Fondée en 1969, L’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), seule organisation internationale supra-Etatique à caractère religieux, rassemble 57 Etats musulmans et « parle d'une seule voix pour assurer le bien-être de tous les musulmans, à travers le monde ».

Elle bénéficie de voix consultatives auprès des principales institutions internationales dont notamment les institutions européennes.

Lors de la réunion de Dakkar, la conférence a exprimé sa préoccupation à l’égard des tentatives d’exploiter les « droits de l’homme » pour discréditer les principes et les règles de la charia islamique. La conférence a appelé à l’interdiction de l’usage abusif de la liberté d’expression et de presse pour insulter l’Islam et les autres religions divines… »

La volonté de la Conférence est donc très clairement de nous imposer le respect de la charia, même si cela doit se faire au mépris de nos libertés les plus fondamentales.

LES ORGANISATIONS ISLAMIQUES EUROPEENNES ET FRANCAISES

Parmi les associations Européennes, la plus importante est incontestablement l’Union des Organisations Islamiques Européennes (UOIE) dont le siège est à Londres.

C’est à son initiative qu’ont été créés l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) et le Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche (CEFR).

Dans la constellation des organisations musulmanes qui ont leur siège en France, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) bénéficie d’un statut particulier puisqu’elle a été officiellement mise en place en 2003 par Nicolas Sarkosy, alors ministre de l’intérieur et des cultes. L’UOIF y occupe actuellement un tiers des sièges et joue donc un rôle de premier plan dans la politique française.

Toutes ces organisations prônent – sur leur site - le respect des non-musulmans et ne remettent nullement en cause la laïcité. On est donc à première vue parfaitement rassurés !

QUELLE EST LE NIVEAU DE SINCERITE DE CES ORGANISATIONS ?

Il ne faut pas fouiller longuement le site de l’UOIF pour trouver bien d’autres choses que des paroles d’ouverture. Y sont notamment publiées, les nombreuses sourates agressives à l’égard des mécréants : « combattez ceux qui ne croient ni en Allah, ni au jour dernier ! », paroles évidemment incompatibles avec l’engagement inaugural de respecter la laïcité.

Mais il y a plus grave que les banales citations des textes saints. Le cheikh Youssef Al Qaradawi est à la fois le mentor spirituel de l'UOIF et le président du CEFR. Cet homme qui dirige les consciences des musulmans de France, considère que la démocratie est compatible avec l'islam mais il estime que les lois de la charia ne doivent pas être amendées pour se conformer aux valeurs et standards humains changeants. Un vote populaire ne peut donc – selon lui - remettre en cause un principe Coranique.

Qaradawi promulgue diverses fatwas inacceptables pour l’esprit occidental. Certaines légitiment les attentats-suicides, d’autres prônent le "jihad financier", c'est-à-dire de l'obligation pour les musulmans du monde entier de participer au jihad contre les "ennemis de l'islam", par le "zakat", aumône légale faite aux organisations qui mènent le jihad, comme le Hamas palestinien.

Le cheikh Qaradawi a été interdit de séjour aux Etats-Unis, après que ses liens avec la banque du terrorisme Al-Taqwa aient été dévoilés.

Il recommande l’extermination physique des homosexuels (1), déclare que « les opérations martyres (2) sont autorisées… même s’il se trouve des civils parmi les victimes » . Pour ce qui est des occidentales violées, souvent par ses coreligionnaires, il précise qu’elles sont des « provocatrices parce que non habillées décemment » et qu’elles « devraient être punies… ». Enfin, last but not least, Al Qaradawi confirme le seul châtiment réservé au murtadd (apostat) : la mort (3).

Qaradawi a une vision de l’esprit républicain assez particulière…

LES INSTITUTIONS NATIONALES OU EUROPEENNES RECONNAISSENT-ELLES CES ORGANISATIONS ?

L’attitude de nos politiques est ambiguë sur ce point, mais leur reconnaissance est implicitement et hypocritement évidente !

A titre d’exemple, Chantal Brunel (UMP) a posé le 4 juin 2010, la première pierre de la mosquée de Roissy-en-Brie, en présence du président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) Mohamed Moussaoui. Si cette personnalité paraît effectivement assez modérée, il n’en va pas de même de l’homme qui a parrainé cette cérémonie : Said Ramadan Al-Bouti (4). Celui-ci avait déclaré à Strasbourg : « Pas d’obéissance à une créature en vue d’une désobéissance au Créateur (5) », affirmant que ce principe était valable en tout temps. C’est encore lui qui avait écrit : "Le Jihad (6) désigne en son sens exact, la lutte pour la cause de Dieu et l'établissement d'une société islamique… l'Islam rend légitime le combat contre tous ceux qui empêchent la constitution d'une société islamique ; en particulier les athées, les idolâtres et les polythéistes à cause de leur impossible intégration à l'Islam. Quand aux gens du livre, Ils peuvent coexister avec les musulmans à condition de se soumettre aux lois qui gouvernent la société musulmane et de s'affilier à la nation islamique en payant au gouvernement un tribu, l'équivalent de la zakat imposée aux musulmans ».

Le CFCM a donc des sympathies affichées pour l’islam radical. Il n’est donc pas étonnant de trouver – sur le site du CFCM, un lien vers le site http://www.al-wassat.com qui décline les peines de mort pour un musulman : s’il commet l’adultère, s’il tue une âme humaine et s’il apostasie ou quitte le groupe ».

Ces organisations adhèrent donc à des principes qui contreviennent de façon inacceptable au droit de nos nations européennes, dont ils usent et abusent scandaleusement.

LA DECLARATION ISLAMIQUE UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

En 1981, le Conseil Islamique pour l’Europe dont le siège est à Londres adopte une Déclaration islamique universelle des droits de l'homme, au cours d’une réunion organisée au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture [Unesco]. Elle sera confirmée et précisée en 1990 lors de la 19ème Conférence Islamique.

En voici quelques extraits :

« Tous les êtres humains constituent une même famille dont les membres sont unis par leur soumission à Dieu et leur appartenance à la postérité d'Adam… L'homme naît libre. Nul n'a le droit de l'asservir, de l'humilier, de l'opprimer, ou de l'exploiter. Il n'est de servitude qu'à l'égard de Dieu… Il ne peut y avoir ni délit, ni peine, en l'absence de dispositions prévues par le Charia… Tout homme a le droit d'exprimer librement son opinion pourvu qu'elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charria ».

Et pour que nul n’en ignore les deux derniers articles, éclairent de façon redondante quiconque aurait encore un doute :

« Tous les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration sont soumis aux dispositions de la Charria. La Charria est l'unique référence pour l'explication ou l'interprétation de l'un quelconque des articles contenus dans la présente Déclaration. »

Ces principes anéantissent évidemment toute hypothèse de dialogue loyal sur la tolérance. Il est extrêmement inquiétant que L’Unesco et donc l’ONU se soient rendus complice d’une telle déclaration et ait ainsi donné à la Charia, ses lettres de crédit en occident.

LA CHARIA

Ralph Stehly, Professeur d'histoire des religions à l’Université Marc Bloch de Strasbourg nous donne de la charia la définition suivante : « il ne s’agit pas d’un code. Ce n'est pas un livre. C'est l'ensemble des interprétations juridiques et éthiques, souvent divergentes, qu'au cours des siècles les théologiens ont données et continueront de donner des Ecritures sacrées islamiques : le Coran et la Sunna ».

La charia est donc constituée d’un ensemble de fatwas mouvantes et contradictoires, fondée sur l’interprétation contingente des textes sacrés, par des muftis souvent autoproclamés. La déclaration du Caire reste donc totalement hermétique à l’observateur occidental, résolument incapable de cerner la signification réelle de ses articles. Elle met l’accent sur le caractère fluctuant des interprétations de la « loi ».

Ainsi pour les sunnites et les chiites, l’apostasie (abandon de la foi) doit être punie de mort. Comment imaginer dans de telles conditions de coercition, qu’un musulman puisse embrasser véritablement la laïcité.

LE CONSEIL EUROPEEN POUR LA FATWA ET LA RECHERCHE

Tout en insistant sur le caractère obligatoire de la Charia pour tous les musulmans d’Europe, le Conseil s’est assigné la mission de l’adapter à la réalité européenne.

Quelle est donc la position du conseil sur les grands péchés de l’Islam ?

LES FATWAS

Le Conseil recommande aux musulmans (fatwa 2) résidant en Europe d'œuvrer inlassablement en vue d'obtenir des pays dans lesquels ils résident la reconnaissance de l'islam en tant que religion, ainsi que l'exercice des droits qu’il leur confère en matière de mariage, de divorce et d'héritage. Il s’agit d’obtenir par voie parlementaire la reconnaissance des fatwas par le légilsateur français, par exemple pour différencier les droits successoraux entre les fils et les filles !

La fatwa 3 insiste fort à propos sur la nécessité de considérer intangibles les vies des non-musulmans, leurs biens, leur honneur (...) et de respecter les lois du pays d'accueil. Cette fatwa vise sans aucun doute à éviter l’application de la loi de 1905 qui condamne formellement l’incitation à la rébellion.

En revanche, le Conseil reste très traditionnel sur un grand nombre de points. A titre d’exemple Le Conseil veut (fatwa 6) convaincre la musulmane que le fait de se couvrir la tête est une obligation religieuse (...) et affirme (Fatwa 26) que les hommes ont autorité sur les femmes en raison des qualités par lesquelles Dieu les a élevés les uns par rapport aux autres et en raison des dépenses qu'ils prélèvent sur leurs biens, au profit de leurs femmes ». La Fatwa 32 confère à l'époux le droit d'interdire à sa femme de rendre visite à une femme précise, musulmane ou non, s'il craint que cela porte tort ou préjudice à son épouse ou à ses enfants, ou à sa vie conjugale. Il rappelle dans la Fatwa 37 que, généralement, la femme ne prend pas l'initiative d'adresser la parole aux hommes qui lui sont étrangers, (...)

Outre le fait que ces fatwas sont dérangeantes au regard de la civilisation, que penser de la position du CEFR sur les grandes fatwas ?

LES GRANDS PECHES : MEURTRE, VOL, FORNICATION, APOSTASIE

Le Conseil estime que la condamnation à mort de l'apostat (Fatwa n° 4) relève des prérogatives de l'État (sic). Mais il ne s’agit pas de l’Etat Européen. C'est au gouvernement islamique (ndlr : sans préciser) qu'il appartient d'en juger. Les institutions, associations ou centres islamiques ne sont, selon le CEFR, pas concernés par cette question. (....)

Cette position obscure revient à confirmer la validité en Europe des positions radicales de l’Islam.

En ce qui concerne l’adultère, le vol et le meurtre rien n’apparaît avec évidence dans les textes disponibles en Français, mais à l’inverse, il ne se trouve aucune institution musulmane en Europe pour condamner les fatwas islamistes !

LA CHARIA EN EUROPE

La Charia conquiert aujourd’hui l’Europe. L’Angleterre est sur ce point un précurseur. C’est en effet le Président de la Haute Cour d’Angleterre en personne, qui défendit l’idée d’une introduction partielle de la Charia en Angleterre. La Grande-Bretagne compte aujourd’hui plus de 85 tribunaux de la charia islamique.

Ces tribunaux, qui siègent principalement dans des mosquées, règlent des différends financiers et familiaux en fonction de principes religieux et rendent des décisions qui peuvent être pleinement exécutoires si elles sont entérinées par des cours de justice nationales.

Selon un rapport de Civitas, un think tank indépendant, ces tribunaux fonctionnent à l’abri du regard d’observateurs indépendants.

Dès lors que nos institutions les reconnaissent officiellement, on imagine difficilement comment des musulmanes pourraient se soustraire à l’arbitraire de tribunaux qui fonctionnent à l’abri d’observateurs laïcs et contreviennent sans devoir se cacher, au droit occidental et aux principes d’égalité.

Ce qui est le plus troublant, c’est que l’Archevêque de Canterbury a été un des premiers à proposer de reconnaître les principes de la loi islamique en Angleterre.

Dans le domaine du statut individuel qui régit les relations personnelles (mariage, divorce), les musulmanes qui vivent en France se voient appliquer par des tribunaux français des législations de leurs pays d’origine. De nombreux juges Français ont effectivement entériné les décisions de tribunaux étrangers.

LA LOI DE 1905

La position de l’Etat français – telle qu’elle s’exprimait à juste titre dans la loi de 1905 – avait pourtant fait preuve d’une intransigeance sans précédent à l’égard de sa propre église. La sévérité de cette loi fût telle pour l’époque que Rome organisa immédiatement une contre-attaque « véhémente ».

Dans la lettre encyclique « VEHEMENTER NOS », Pie X s’adresse au clergé et au Peuple Français pour se plaindre de l’abrogation d’une « loi qui ordonnait des prières publiques au début de chaque session parlementaire et à la rentrée des tribunaux, supprimé les signes traditionnels à bord des navires le Vendredi Saint, effacé du serment judiciaire ce qui en faisait le caractère religieux, banni des tribunaux, des écoles, de l'armée, de la marine, de tous les établissements publics enfin, tout acte ou tout emblème qui pouvait, d'une façon quelconque, rappeler la religion ».

Dans la même lettre, il cite ensuite Léon XIII : "Les sociétés humaines ne peuvent pas, sans devenir criminelles, se conduire comme si Dieu n'existait pas ou refuser de se préoccuper de la religion comme si elle leur était chose étrangère » et il conclut : « En conséquence, nous protestons solennellement de toutes nos forces contre la proposition, contre le vote et contre la promulgation de cette loi, déclarant qu'elle ne pourra jamais être alléguée contre les droits imprescriptibles et immuables de l'Eglise pour les infirmer. »

Ces prétentions de l’Eglise ressemblaient à s’y méprendre aux revendications musulmanes actuelles. Mais qui en 2011 oserait imposer aux musulmans une circulaire, comme celle que nous avons opposée au clergé catholique, en février 1906 et qui stipulait que les agents chargés de l’inventaire des biens du clergé demanderaient l'ouverture des tabernacles ?

Pourrait-on imaginer demander aux musulmans de France aujourd’hui d’ouvrir leurs lieux saints pour permettre aux forces de la République d’en faire l’inventaire.

La Loi de 1905 revêt un caractère général, en sorte que tous ses articles doivent en principe s’appliquer au culte musulman et notamment l’interdiction de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte.

La concession amphytéotique, au franc symbolique, de terrains sur lesquels sont construits certaines mosquées sont des subventions déguisées qui contreviennent à l’article 2.

La Fatwa n°2 contrevient à l’article 25, les prières de rue, le voile et le Niqab contreviennent à l’article 28. Bien sur la Kippa, le turban, le voile des religieuses y contrevient également et il convient également de leur appliquer l’article 28.

En Belgique, les cultes sont subventionnés par l’Etat.

A Bruxelles, où il existe 54 mosquées, le salaire des imams dépend de leur rang. Certains touchent annuellement jusqu’à 5000 € de plus que les curés ou les rabins (7) !

LA LIBERTE D’EXPRESSION

Le monde occidental avait déjà été bouleversé par la Fatwa qui avait frappé Salman Rushdie.

La Conférence Islamique n’a pourtant pas hésité à la confirmer implicitement.

De plus, sur requête des institutions et associations islamiques, l’ONU a examiné et voté la résolution 62/154 de l’assemblée générale de l’ONU définissant sa position concernant la diffamation des religions.

« L’assemblée consciente des précieuses contributions apportées par toutes les religions et convictions…, à la civilisation moderne, se déclare profondément préoccupée par le fait que l’islam soit souvent et faussement associé aux violations des droits de l’homme et au terrorisme ; souligne la nécessité de lutter efficacement contre la diffamation de toutes les religions et l’incitation à la haine religieuse, en particulier contre l’islam et les musulmans ; insiste sur le droit de chacun à la liberté d’opinion sans restriction et à la liberté d’expression, dont l’exercice s’accompagne de responsabilités et devoirs spéciaux et peut faire l’objet de restrictions prescrites par la loi et exigées par le respect des droits …. et le respect des religions et des convictions ».

La liberté d’expression qui n’était limitée que par le nécessaire respect des êtres humains, s’étend donc aujourd’hui au respect des opinions et des idées, auxquelles elles accordent une immunité « légale » contre toute « offense ».

QUAND LES DIEUX D’AMOUR SE HAISSENT.

Cette résolution de l’ONU néglige la difficulté d’appliquer cette résolution aux religieux eux-mêmes.

Que ce soit la bible ou le Coran, les textes que contiennent les livres sacrés sont eux-mêmes profondément racistes, diffamatoires et blasphématoires.

Jugez par vous-même.

On peut lire dans le Coran :

« Nous vous appellerons à marcher contre les nations puissantes, vous les combattrez jusqu’à ce qu’elles embrassent l’islam (8) » et un peu plus loin : « Nous avons exterminé les villes dont les habitants étaient impies (9) »,.

La Bible hébraïque n’est pas en reste :

Voici, le jour de l'Éternel arrive, Jour cruel, jour de colère et d'ardente fureur, Qui réduira la terre en solitude, et en exterminera les pécheurs. Leurs enfants seront écrasés sous leurs yeux, Leurs maisons seront pillées, et leurs femmes violées. Ils seront sans pitié pour le fruit des entrailles : Leur oeil n'épargnera point les enfants. Et Babylone, l'ornement des royaumes, La fière parure des Chaldéens, Sera comme Sodome et Gomorrhe, que Dieu détruisit. Elle ne sera plus jamais habitée, Elle ne sera plus jamais peuplée ; L'Arabe n'y dressera point sa tente, Et les bergers n'y parqueront point leurs troupeaux(10).

Heureusement, les chrétiens font preuve au cœur du nouveau testament d’un extraordinaire amour du prochain qui leur a sans aucun doute servi de guide en 1939. On peut y lire en Romains 3 :

« Tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché : Il n'y a point de juste, Pas même un seul…/… Il n'en est aucun qui fasse le bien ; …/… Leur gosier est un sépulcre ouvert ; Ils se servent de leurs langues pour tromper ; Ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic ;…/…Leur bouche est pleine de malédiction et d'amertume… »

Si le respect d’autrui justifie qu’on limite la liberté d’expression, c’est avant tout aux textes sacrés que ce principe doit s’appliquer et il convient de tous les interdire en raison de leur barbarie, de leur racisme et de leur caractère constamment diffamatoires !

On comprend pourquoi l’Art. X de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 fut rédigé en ces termes :

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »

Ce « même » exprimait sans aucun doute possible la forte et légitime dévaluation des valeurs religieuses à la fin du XVIIIème siècle, siècle qui rappelons-le avait supprimé tout culte dans les premières années de la république.

Nous sommes aujourd’hui très loin des Lumières !

Voltaire disait : « tant qu’il y aura des fripons et des imbéciles, il y aura des religions. La nôtre est sans contredit la » plus ridicule, la plus absurde, et la plus sanguinaire qui ait jamais infecté le monde. »


CONCLUSIONS

La réponse à notre question d’origine est donc : NON !

L’Islam d’Europe n’adhère nullement aux principes de la Laïcité. Ce qui est inacceptable, c’est que l’incompatibilité entre l’Occident et l’Islam ne résulte pas de ressentis individuels, mais de principes institutionnels reconnus par l’Europe et l’ONU au travers des textes officiels de l’Islam dit modéré !

Les organisations représentatives des musulmans d’Europe, officielles ou non, conservent aujourd’hui des points de vue systématiquement rétrogrades. Une société moderne ne peut les admettre qu’au prix d’une régression de ses acquis fondamentaux.

Il est notamment rigoureusement impossible de concilier la déclaration des droits de l’homme musulman et la nôtre, pour des motifs qui tiennent à la contradiction radicale de leurs principes. En effet, si leur forme littérale est très proche, les deux visions de l’homme qu’elles proposent sont diamétralement opposées.

Sous des formulations très proches, notre déclaration des droits clame une liberté et une égalité des individus que leur déclaration conteste formellement par la simple introduction de la charia comme référence suprême.

Un Islam respectueux de nos valeurs - tel que nous le souhaitons - devrait se déclarer publiquement hostile à toute transgression de nos principes universels.

Il doit en aller de même de toute religion.

Quiconque représente – à un quelconque niveau – l’autorité d’une religion se doit de proclamer hautement et intelligiblement, une adhésion totale et non restrictive aux lois, aux principes et aux règles du droit occidental !

On peut négocier avec la culture, mais pas avec la civilisation. Ainsi on peut sans tomber dans l’outrance, préférer l’arc outrepassé de l’architecture musulmane à l’arc en plein cintre de l’art roman, mais on ne peut, au risque d’abandonner l’idée même de civilisation, préférer la soumission à la liberté !

La liberté n’est pas un droit personnel, c’est une notion d’intérêt public. Elle n’appartient à personne. De même qu’un patient ne peut délier son médecin du secret, nul n’a le droit de renoncer à sa propre liberté au profit d’autrui, même si ce choix résulte d’une volonté prétendue « personnelle » ou d’une obéissance à « dieu » hypothétique. Ainsi aucune croyance, aucune foi, fut-elle révélée, ne peut conduire un être vivant à renoncer à ses droits légitimes que ce soit dans le cadre du mariage, de la succession, du droit familial !

A ce titre, il convient peut être de rappeler ces règles aux représentants des religions autochtones car il n’est pas impossible que l’inaction de nos nations à l’égard de l’islam, néfaste aussi bien à l’occident qu’aux musulmans modérés, tienne à la complicité silencieuse des autres religions du Livre, ses concurrentes directes.

Chacun sait en effet ce que par simple effet « boomerang », le christianisme et le judaïsme auraient à gagner des victoires de l’Islam sur la laïcité ?

Nous ne sommes pas paranoïaques. Il y a urgence !

Alain Colignon

_______________________________________________________________

1 « Le licite et l’illicite » (éditions al-Qalam,2001, p.175)

2 Qatar TV, le 25 février 2006

3 (Al-Ahram Al-Arabi (Egypte), le 3 juillet 2004. Traduction : MEMRI.)

4 http://www.aslama.com/forums/showth...

5 http://www.saphirnews.com/A-Strasbo...

6 Fiqh as-Sîra édité par Dar-al-Fiker en 1995. Page 187.

7 http://www.embnet.be/Portals/0/Trai...

8 sourate XLVIII, verset 16

9 Sourate XXVIII, 59

10 Esaie 13


Source : www.agoravox.fr

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire