15 nov. 2010

Parfum d’Aïd à Paris : Les senteurs du bled

Le signe ne trompe pas. Il y a ces jours-ci une affluence inhabituelle chez les compagnies aériennes qui assurent les dessertes sur Alger et les autres villes. Beaucoup d’Algériens tiennent à venir passer l’Aïd au «bled» comme ils aiment à le dire.

C’est le cas de cette femme originaire de Bab El-Oued qui habite dans la capitale française et qui trouve que «ce jour-là a plus de saveur en Algérie où tout le monde communie dans le même esprit de fraternité alors qu’en France le Ramadhan ne concerne qu’une partie de la population qui montre soit de l’indifférence voire un mépris à peine dissimulé».
Pour autant, ceux qui ne peuvent pas venir vivre ce jour, pareil à nul autre, tenteront de recréer dans les foyers où les associations une ambiance typiquement algérienne. Les radios communautaires comme Beur FM, France Maghreb ou Radio Berbère diffusent les dédicaces des auditeurs, des émissions conviviales autour d’artistes ou de familles dans les studios. «Nous élaborons comme toujours pour l’occasion, explique M. Nacer Kettane, le directeur de la première chaîne, des émissions qui tentent de recréer l’esprit de cette fête qui est avant tout un moment de retrouvailles et de joie».
Dans les banlieues, surtout où se concentrent une forte communauté maghrébine et d’Afrique noire, l’Aïd ou Tabaské comme disent les musulmans d’Afrique subsaharienne, on tient à faire la prière ensemble, avant de se congratuler.
Farid Menguelti co-gérant d’une société de déménagement vit avec sa famille à Créteil à une quinzaine de kilomètres au sud de Paris. Il profite de ce jour-là pour rendre visite à sa sœur, à son frère et à d’autres proches. Il reçoit également autour d’une table de gâteaux. Sans oublier la halte de la mosquée de la ville, un bel édifice inauguré depuis peu. Les pouvoirs publics français à l’échelle locale ou municipale multiplient les signes de respect pour la communauté musulmane.

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