19 juin 2010

Un maire condamné pour discrimination raciale

Le progrès.fr

La cour d’appel de Grenoble a condamné mercredi à cinq ans de privation de droits civiques, civils et de famille le maire UMP de Pont-de-Chéruy (Isère), Alain Tuduri, reconnu coupable de "discrimination raciale".

"L’interdiction des droits civiques entraîne une démission d’office" de l’élu, qui n’était pas joignable, à moins qu’il ne forme un pourvoi en cassation suspensif d’exécution au pénal. La cour n’a pas suivi les réquisitions de l’avocat général qui, le 28 avril à l’audience, avait réclamé la confirmation du jugement de première instance en plus de la privation des droits civiques.

Le 20 octobre 2009, M. Tuduri avait été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Vienne (Isère). L’élu était poursuivi pour avoir "usé abusivement de son droit de préemption à des fins discriminatoires" afin d’empêcher "des acquéreurs potentiels de biens immobiliers portant un nom à consonance maghrébine de s’installer sur la commune", selon Me Joël Gabarczyk, avocat de SOS Racisme, partie civile.

Poursuivi depuis 2002 par des particuliers soutenus par l’association SOS Racisme, M. Tuduri a également été condamné en appel à verser 13 000 euros de dommages et intérêts à l’un des plaignants, 3 000 euros à l’autre ainsi que 1 500 euros à SOS Racisme.

Selon SOS Racisme, "une enquête de gendarmerie a établi qu’entre 1998 et 2003" sur la commune de Pont-de-Chéruy, "les acquéreurs d’origine européenne étaient victimes d’une préemption du maire dans seulement 1,5% des cas, tandis que 53% des acquéreurs d’origine maghrébine ou turque subissaient une préemption".

Source: www.uoif-online.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire