9 nov. 2010

Un unique abattoir pour toute l'Aïd, à Saint-Amand


Il n'y a plus qu'un seul abattoir dans le Cher, celui de Saint-Amand-Montrond. Il accueillera cette année encore le rite de l'Aïd-el-Kébir.

Le dernier sacrifice rituel à Bourges date de 2005. à l'époque, les abattoirs fermés avaient pu rouvrir spécialement pour l'Aïd-el-Kébir grâce à une permission spéciale.

Il n'existe plus qu'un seul abattoir, dans le département du Cher, celui de Saint-Amand repris il y a environ quinze mois par le groupement de défense sanitaire. Et il est désormais impossible de faire abattre son mouton ailleurs.

Pas de panique ! Les abattoirs de Saint-Amand-Montrond ne sont pas pris à la gorge et les sacrifices rituels de l'Aïd-el-Kébir se dérouleront comme prévu. La fête de l'Aïd consiste à tuer un mouton selon la tradition musulmane, le rite de l'égorgement par un sacrificateur habilité. Cette année, la fête se déroulera le 16 ou le 17 novembre.

Le directeur de l'abattoir de Saint-Amand, Daniel Parizot, confirme qu'il n'y a aucun problème pour le déroulement de l'Aïd, selon les normes et selon les règles en vigueur. « La personne achète le mouton à abattre et nous demandons à l'avance combien il y aura de bêtes », souligne le directeur.

Suivant les groupes, des sacrificateurs sont attestés par les mosquées de Paris, Lyon ou Marseille. Le tout est ensuite visé par la direction département de la Cohésion sociale et de la Protection des populations, l'ex-direction des Services vétérinaires. Ensuite, chaque propriétaire de mouton reçoit un ordre de sortie pour reprendre son animal.

« Les abattages rituels de l'Aïd sont très encadrés, précise le directeur de l'abattoir Berry-Bocage. En ce qui nous concerne, nous sommes des prestataires. »

Ce jour-là, le directeur a un autre troupeau à gérer, celui de la presse écrite, télévisuelle, radiophonique, présente au rendez-vous.

Source: www.leberry.fr

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