9 juil. 2012

Génocide des minorités musulmane en Birmanie

un sujet qui semble ne pas faire la une des journaux ! Il s'agit d'un génocide qui se déroule actuellement en Birmanie, à l'encontre des minorités musulmanes.
Les civils sont torturés, tués, les femmes sont violées, leurs maisons sont brulées, leurs droits sont bafoués, enfin tout cela parce qu'ils représentent une minorité dans le pays.
Il faut faire circuler cette information dans les médias de tout urgence afin de sensibiliser l'opinion publique ! Ce sont des vies qui sont arrachées, des enfants qui sont témoins et une mémoire qui n'oubliera jamais.

Génocide des minorités musulmane en Birmanie
Des émeutes violentes opposent depuis plusieurs jours la minorité  musulmane (4%), discriminée depuis plusieurs années en Birmanie, à la majorité bouddhiste (89%).
A l’origine des émeutes : Dis pèlerins lynchés
Des émeutes violentes opposant principalement la majorité bouddhiste (les Rakhines) à la minorité musulmane , (les Rohingyas) embrase la Birmanie depuis plusieurs jours. Les émeutes ont éclaté dans le nord de l’État Rakhine pour ensuite se propager dans tout le pays notamment au niveau de la capitale Sittwe ou les bandes rivales armées (couteaux, bambous affûtés..) tuent et incendient les maisons. Ses représailles sanglantes ont  pour origine l’événement tragique et cruel, qui a eu lieu le 3 juin dans le sud de l’État, dix pèlerins avait été lynchés par une foule en colère suite au viol et à l’assassinat d’une jeune femme bouddhiste. Pour Tomas Ojea Quintena, rapporteur spécial au Nations Unies,
les « origines » de ces affrontements sont liées aux discriminations dont sont victimes les musulmans, et en particulier les Rohingyas.
Les violences entre musulmans et bouddhistes dans l’ouest de la Birmanie ont fait 29 morts, chiffre n’incluant pas les 10 musulmans frappés à mort, et plus de 30.000 personnes déplacées dans les deux communautés depuis vendredi dernier. Un Bilan partiel puisque les informations proviennent notamment de médias officiels qui semblent jusque là, ignorer les victimes musulmanes.
Une minorité martyrisée
Ce n’est pas la première fois que cette communauté est visée en Birmanie, elle est tyrannisée depuis l’indépendance en 1948. En 1978, une campagne de terreur avait été lancée par l’armée birmane, ce qui a mené 200.000 d’entre eux à fuir au Bangladesh. Une loi birmane les a par la suite dépouillé de leur nationalité en 1982. Ils ont ensuite été les cibles d’opérations d’éradications en 1991-1992. Les Rohingyas subissent des violences comme la confiscation des terres, le travail forcé, l’interdiction de se déplacer ou de se marier sans l’accord de l’état, etc. Toutes ces raisons les poussent à fuir leur pays.
Ils sont aujourd’hui plus nombreux hors de Birmanie (plus d’un million), où ils mènent une vie de clandestins ou de réfugiés, que dans leur pays d’origine, environ 800 000.
Rejetés, stigmatisés et violentés, les Rohingyas sont considérés par l’ONU comme l’une des minorités les plus persécutées de la planète. Ils sont étrangers dans leur propre pays. Célestine Foucher, porte-parole d’Info Birmanie, jointe par 20 Minutes, appelle « toutes les parties à agir avec retenue et les autorités à ouvrir des discussions. Il faut que le gouvernement birman mette fin à la discrimination contre les 800.000 Rohingyas (musulmans) du pays. Ce sont des apatrides, qui ne font pas partie des minorités ethniques reconnues par le pouvoir ». Cette fois encore, des tracts de propa­gande anti-Rohingyas circulaient depuis des semaines et, selon plusieurs témoins, les forces de sécurité ont prêté main-forte aux miliciens bouddhistes comme cela avait été fait à plusieurs reprises par les autorités birmanes.

Source: http://www.la-cde.org/katibin/2012/06/14/birmanie-minorite-musulmane-martyrisee/


La Birmanie martyrise sa minorité musulmane

Le sort des Rohingyas, victimes des brimades de la junte et de la majorité bouddhiste, gêne Aung San Suu Kyi.

L'Arakan, État isolé de l'ouest de la Birmanie, s'embrase. Dans un enchaînement de représailles sanglantes, dix pèlerins musulmans ont été frappés à mort la semaine dernière par une foule en colère après le viol et l'assassinat d'une jeune femme boud­dhiste. Les tensions religieuses ont dégénéré en émeutes. Et, depuis quatre jours, des bandes rivales armées de longs couteaux et de bambous affûtés se livrent à des chasses à l'homme et incendient des centaines de maisons dans la bourgade de Maungdaw, dans le nord de l'État, ainsi qu'à Sittwe, la capitale.
En dépit de l'état d'urgence décrété par le pouvoir et de la présence de forces de l'ordre aux abords des mosquées et des pagodes, les violences entre boud­dhistes et musulmans se poursuivaient lundi, poussant les Nations unies à évacuer leur personnel international. Les médias officiels avancent les chiffres de 7 morts et 17 blessés depuis vendredi, mais semblent ignorer les victimes musulmanes. D'autres sources font état de bilans plus lourds, mais invérifiables.

Étrangers dans leur propre pays

L'Arakan est l'un de ces nœuds improbables perdus dans les confins: cette bande de terre sur le golfe du Bengale est le point de rencontre de l'Asie musulmane et hindoue avec l'Asie bouddhiste. Y cohabitent très difficilement une majorité bouddhiste, les Rakhines, et une minorité musulmane, les Rohingyas. Le sort de ces Rohingyas n'a rien d'enviable. Considérés par l'ONU comme une des minorités les plus persécutées au monde, ils sont systématiquement rejetés, stigmatisés et violentés. Leur drame est d'avoir servi de supplétifs à l'armée britannique lors de sa conquête de la Birmanie au XIXe siècle.
Considérés comme des traîtres, ils sont tyrannisés depuis l'indépendance en 1948. En 1978, 200.000 d'entre eux ont dû fuir au Bangladesh la campagne de terreur lancée par l'armée birmane. En 1982, une loi les a dépouillés de leur nationalité et en a fait des étrangers dans leur propre pays. En 1991-1992, ils ont été la cible de nouvelles opérations d'éradication. Et les violentes discriminations qu'ils subissent, comme le travail forcé, la confiscation des terres ou l'interdiction de se marier et de se déplacer sans l'accord des autorités les poussent à fuir. Ils sont aujourd'hui plus nombreux hors de Birmanie (plus d'un million) où ils mènent une vie de clandestins ou de réfugiés, que dans leur pays d'origine (750.000).


Source : www.alterinfo.net

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire